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L'affaire Laferre

De Luc Boulanger

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Résumé

Lors d’une fête familiale, le coffre-fort de la riche famille Laferre est dévalisé. Heureusement, la célèbre détective Ursule Poivron était au nombre des invités. Elle décide donc de prendre cette affaire en main. Mais les suspects sont nombreux et tout le monde aurait pu commettre le crime. Jusque-là, l’intrigue ressemble à une enquête classique à la Agatha Christie, sauf qu’on a perdu la fin de l’histoire. Les comédiens, le metteur en scène et l’auteur interviennent donc dans la pièce afin de trouver le ou les coupables.

Humour et histoire policière font bon ménage dans cette pièce de type « théâtre dans le théâtre ». Les jeunes apprécient le fait de pouvoir se familiariser avec deux styles de jeu. Certains scènes sont jouées de façon classique et d’autres, plus actuelle.

Fiche technique

  • Style/Thème : Une enquête policière humoristique à la façon d'Agatha Christie
  • Lieu : Manoir
  • Nombre de comédiens : 15
  • Durée : 45 minutes
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Avancé

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Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

L'affaire Laferre

Extrait de la pièce

L’affaire Laferre

par Luc Boulanger

Les personnages
Victoire Laferre
Victor Laferre
Lili Laferre, leur fille
Tatiana, une servante
Florence, une servante
Mlle Agatha, l’ancienne gouvernante
Ursule Poivron
Tante Léonie
Mme Rossignol
Philippe
Mme White
Séverine, sa fille
Benoit, le metteur en scène
Luc, l’auteur
Ursule 2

Décors : Au minimum, une causeuse, une petite table avec un vase.

Ce texte est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1

Tatiana entre en époussetant tranquillement.  Victoire, l’air hautaine va la retrouver.

Victoire : Allez, du nerf !  Je ne veux pas apercevoir la moindre parcelle de poussière, tu entends ?

Tatiana : Oui, madame.  Mais cela fait déjà trois jours que je nettoie et que je frotte.  La maison est plus propre qu’une salle d’opération.

Victoire : Justement, la saleté me rend malade.

Tatiana un peu pour elle-même : J’espère que cela n’est pas contagieux.

Victoire : Qu’est-ce que tu insinues ?

Tatiana : Rien, madame.

Victoire : Ne te montre pas trop effrontée, sinon…

Tatiana : Ne vous fâchez pas, tout va être très propre.

Victoire se penche et cherche un peu.

Victoire : Il y a une tache ici.

Tatiana : Où ça ?

Victoire : Juste là.

Tatiana : Mais oui.

Tatiana prend son chiffon et frotte, mais la tache ne semble pas vouloir s’effacer.  Alors, elle se reprend une deuxième fois.

Tatiana : En voilà une qui est coriace.  (Au public)  Je parle de la tache, mais je pourrais dire la même chose de ma maîtresse.

Victoire : Alors, ça vient ?

Tatiana : Patience…  Oh non !

Victoire : Qu’est-ce qu’il y a encore ?

Tatiana : Ce n’est pas une tache que vous me demandez de frotter, mais un reflet qui vient de la fenêtre.

Victoire : Tu es certaine ?

Tatiana : Bien sûr puisque si je place ma main de façon à bloquer le reflet, la tache disparaît comme par magie.  Voilà que votre phobie de la saleté me fait travailler pour rien.

Victoire : Tu n’as pas travaillé pour rien.  Ça ne sera que plus propre.  Continue de bien astiquer, je veux que tout soit resplendissant lorsque mes invités arriveront.  Je vais voir si tout se passe bien à la cuisine.

Victoire quitte.  Tatiana continue à frotter le plancher quelques instants.  Florence arrive silencieusement.

Florence : Allez, du nerf !  Je ne veux pas apercevoir la moindre parcelle de poussière, tu entends ?

Tatiana se retourne surprise.  Florence éclate de rire.

Tatiana : Ah Florence, c’est toi.  Ce n’est pas drôle.  J’ai le dos courbaturé et les doigts gercés à force de savonner et de récurer.

Florence : Je suis aussi à plaindre.  Cela fait deux jours qu’elle me demande de battre les tapis.

Tatiana : Deux jours à secouer et à frapper des tapis, oh là là.  Ça doit être vraiment fatigant.

Florence : Pour me redonner de la vigueur, je m’imagine que c’est son derrière que je frappe.  Et hop, un coup pour votre mauvaise humeur…  Et un autre pour m’avoir obligé à nettoyer le lustre du salon avec une brosse à dents.

Tatiana : Moi aussi je prépare une petite vengeance.

Florence : Ah oui, qu’est-ce que c’est ?

Tatiana : C’est un secret.

Florence : Je t’en supplie, dis-le-moi.

Tatiana : Impossible.  Pour que cela réussisse, personne ne doit le savoir.  Elle va regretter tout le mal qu’elle m’a fait.

Florence : Prends garde, si tu soulèves sa colère, elle pourrait te jeter à la porte.

Tatiana : Elle ne saura pas que c’est moi.

Florence : Ne t’inquiète pas, je vais garder le silence, mais en retour, est-ce que tu pourrais me rendre un service ?

Tatiana : Ne me dis pas que tu as encore besoin d’argent.

Florence : Juste un petit peu.

Tatiana : Je n’ai plus un rond.

Florence : Ne sois pas vilaine, j’ai besoin seulement de quelques sous.

Tatiana : Si c’est encore pour aller les perdre au jeu, je refuse.

Florence : Je sens que c’est mon jour de chance.  Si je gagne, je vais te rembourser le double de tout ce que je te dois.

Tatiana : Tu m’as déjà dit ça la dernière fois.

Florence : Je te promets que je ne te le redemanderai plus.

Tatiana : Cesse de te répéter.

Florence : Tatiana, tu es ma meilleure amie.

Tatiana : Tu ne me prendras pas par les sentiments.  Maintenant, laisse-moi, je dois continuer à nettoyer des taches imaginaires.

Florence en faisant une moue : S’il te plaît.

Tatiana : Je ne flancherai pas cette fois.  Déguerpis, sinon c’est ton derrière qui va se faire battre.

Florence en sortant : Un jour, si tu as besoin d’aide, ne compte pas sur moi.

Tatiana : Mais oui, mais oui.

Tatiana vient pour se remettre à frotter alors que monsieur Victor arrive.  Il porte un veston, mais il a oublié de mettre son pantalon.  Il semble un peu confus.

Victor : Mais où sont-ils, où ai-je bien pu les oublier ?

Tatiana : Monsieur Victor, que faites-vous là ?

Victor : Ma prostate me fait souffrir.

Tatiana : Ce n’est pas une raison pour vous balader comme ça.  Venez, je vais vous reconduire à votre chambre.

Ils quittent.

 

Scène 2

Ursule Poivron, Tante Léonie et Mme Rossignol entrent.

Mme Rossignol : Je me doutais bien que nous arriverions trop tôt.  Il n’y a personne pour nous accueillir.

Ursule : Nous n’avions guère le choix, il aurait fallu que notre train soit plus tard.

Tante Léonie : J’avais pourtant envoyé un télégramme à ma soeur pour l’informer de l’heure de notre arrivée.

Ursule : Les télégrammes sont dépassés, un coup de téléphone aurait suffi.

Tante Léonie : Les paroles s’envolent et les écrits restent.

Ursule : Je n’accorde aucune confiance aux vieux proverbes.

Mme Rossignol : Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Ursule : Nous avons une causeuse devant nous, alors asseyons-nous.

Tante Léonie : Chère Ursule, vous avez toujours une solution pour tout.  Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.

Mme Rossignol : N’exagérez pas, je l’aurais trouvé par moi-même.

Tante Léonie qui est aveugle, s’appuie sur un bras du fauteuil, mais s’assied dans le vide à côté.  Elle se retrouve sur le dos, les deux jambes en l’air.

Tante Léonie : Ah !!!!!

Pendant ce temps, Ursule observe le vase placé à l’autre extrémité du fauteuil.

Mme Rossignol : Tante Léonie, mais pourquoi êtes-vous couchée par terre ?

Tante Léonie : Je fais mes exercices de yoga.

Mme Rossignol : Ah bon.

Tante Léonie : Je suis tombée idiote !

Ursule qui se retourne subitement : Grand Dieu, je vais vous aider à vous relever.

Ursule et Mme Rossignol se placent de chaque côté de Tante Léonie.  Celle-ci se relève un peu, mais retombe tout de suite sur le derrière.

Mme Rossignol : Mais, faites un effort.

Tante Léonie : Croyez-moi, je donne tout ce que je peux.

Victoire qui arrive à ce moment : Mais, qu’est-ce que cela ?

Tante Léonie : Comme vous voyez ma soeur, encore une fois, je suis à côté de la plaque.

Ursule : Elle peine à se relever.

Victoire : À trois, nous y arriverons.

Elles réussissent enfin à la placer dans le fauteuil.

Ursule à Tante Léonie : Rien de cassé ?

Victoire en examinant son vase : Non, mon vase est en très bon état.

Tante Léonie : Non, ça va.  Enfin, je crois.

Victoire : Je vais prévenir Tatiana.  Elle vous conduira au salon de thé.  Pardonnez-moi, je dois voir aux préparatifs.

Elle repart aussitôt.

Ursule : Il est étrange ce vase.

Mme Rossignol : Étrange peut-être, mais précieux.

Tante Léonie : Plus précieux aux yeux de ma soeur que mes vieux os.  C’est bien elle, ça.  L’argent passe avant tout.

Mme Rossignol : Je me demande pourquoi elle était si inquiète ; elle a pourtant fait assurer ce vase par mon mari.  S’il avait été cassé, elle en aurait tiré une belle somme.

Tante Léonie : Ma soeur n’est pas toujours facile à comprendre.

Mme Rossignol : D’ailleurs, je me demande bien pourquoi elle m’a invitée.  Après tous les différends que nous avons eus.

Tante Léonie : Moi, j’ai été plusieurs années sans parler à ma soeur.

Ursule : Cessez de vous lamenter, je crois qu’on nous réserve une belle surprise pour ce soir.

M. Victor arrive, il est toujours sans pantalon.

Victor : Mais où sont-ils, où ai-je bien pu les oublier ?

Mme Rossignol : Parlant de surprise, en voilà tout une.

Victor : Ah, mesdames, bienvenue chez nous.  J’espère que vous y serez à votre aise.

Ursule : Pas autant que vous, sûrement.

Victoire qui revient à ce moment : Victor, oh !  Mais quelle inconvenance !  Veuillez le pardonner, il est souffrant.

Ursule : Ne vous inquiétez pas, nous comprenons.

Victoire : Allez viens Victor, je vois que Tatiana n’a pas su s’occuper de toi.  Elle est vraiment incompétente.

Victor : Ah Victoire, mon amour, ma plus grande conquête, je vous suivrai partout où vous irez.

Victoire : Cessez de faire le fanfaron.  Allez venez.

Victoire et Victor sortent.

Tante Léonie : On voit clairement que dans ce couple, ce n’est pas lui qui porte la culotte.

Les dames rient.

Tatiana revient : Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre ; je suis débordée.  Accompagnez-moi, je vais vous montrer vos chambres, ensuite on vous servira le thé.

Mme Rossignol : Oui, un peu de thé nous fera un très grand bien.

Elles sortent.

 

Scène 3

Mme White et sa fille Séverine entrent.  Mme White porte un sarrau blanc avec un stéthoscope au cou.  Elle a aussi une valise de médecin.  Séverine a un sac plein de bonbons.

Mme White : Séverine, viens, c’est par ici.  Et je t’avertis, tu ne touches à rien.

Séverine : Mais, il doit y avoir de la bonne nourriture dans cette maison.

Mme White : Justement, je t’ai acheté un sac plein de bonbons pour calmer tes envies et pour que tu me laisses travailler tranquille.

Séverine : Est-ce que je vais pouvoir t’aider maman ?

Mme White : Peut-être que plus tard, je vais avoir besoin de ton aide, mais pour l’instant, je te demande de ne pas me causer de problèmes.

Séverine : Mais, je suis toujours sage !

Mme White : Disons oui.

Florence qui surgit : Qui êtes-vous ?  Que faites-vous là ?

Mme White : Désolée, la porte était entrouverte ; alors, nous sommes entrées.  Je suis madame White et voici ma fille Séverine.

Séverine : Vous voulez un bonbon ?

Florence : Pas du tout.

Mme White : On m’a appelée pour une consultation à domicile.

Florence : Qui ça ?

Mme White : Eh, votre patronne.

Florence : C’est plutôt monsieur Victor, mon patron qui a besoin de soins.

Mme White : Ah oui, c’est ça.  Monsieur Victor Laferre on m’a dit.

Florence : Avec ses problèmes de tuyauterie, c’est plutôt d’un plombier que mon patron aurait eu besoin.

Mme White : Je ne comprends pas.

Florence : Laissez tomber.  Écoutez, cette maison est un vrai capharnaüm aujourd’hui.  Revenez demain.

Mme White : Si je dois me déplacer deux fois, mes honoraires seront plus élevés.

Florence : Dans ce cas, il vaut probablement mieux de régler ça aujourd’hui.

Mme White : Parfait, où est le malade ?

Florence : Dans sa chambre au deuxième étage.  Et tâchez de vous faire discrètes, nous sommes en plein préparatifs.

Mme White : Comptez sur nous.

Florence : Dites, pourquoi avez-vous amené la petite ?

Mme White : Je l’élève seule et je n’ai personne d’autre.  Elle ne vous dérangera pas.

Florence : Je vous fais confiance.  Ma liste de tâches est assez longue, alors je vous laisse.

Mme White : Merci !

Florence quitte rapidement.  Séverine laisse tomber un papier de bonbon par terre.

Mme White : Séverine, ramasse ce papier et mets-le dans tes poches.  Mais où as-tu la tête ?

Séverine : Pardon maman.

Elles quittent.

 

Scène 4

Lili entre suivie de près par Philippe.

Philippe : Je n’arrive pas à vous croire Lili, dites-moi que je rêve.

Lili : C’est la vérité.

Philippe : Non, non, non, c’est impossible !

Lili : Je vous en supplie, calmez-vous.

Philippe : Comment me calmer alors que j’apprends que vous allez bientôt vous marier ?

Lili : Chut, pas trop fort ; c’est une surprise.  Nous allons l’annoncer à la réception.

Philippe : Je voudrais être ailleurs, je ne comprends pas pourquoi vous m’avez invité.

Lili : Je pensais que cela vous ferait plaisir.

Philippe : Vous connaissez pourtant les sentiments que j’éprouve pour vous.

Lili : Vous êtes pour moi un frère, nous avons été élevés ensemble.

Philippe : Dès notre jeune âge, nous nous sommes jurés fidélité.

Lili : J’avais pris cela pour de l’amitié.

Philippe : C’était davantage que de l’amitié.  Vous vous souvenez, avant votre départ pour l’université, vous m’aviez promis de m’écrire toutes les semaines et vous ne l’avez pas fait.

Lili : Vous avez raison, mais la vie à l’université est si… captivante.

Philippe : Vous m’avez trahi.

Lili : Oh Philippe, je suis navrée de vous décevoir.

Philippe : Ne vous approchez pas de moi.

Victor qui arrive de nulle part : Mais où sont-ils, où ai-je bien pu les oublier ?

Lili : Papa, que vous arrive-t-il ?

Victor : Je cherche mes boutons de manchette, tu ne les aurais pas vus.  Je vais être ridicule sans mes boutons de manchette.

Lili : Vous le serez davantage si vous ne portez pas de pantalon.

Victor : Diantre, tu as raison ma fille.  Mais avant de remonter à ma chambre, je dois vous révéler une information cruciale, une information qui va modifier vos sentiments à l’égard de ma fille, mon cher Philippe.

Philippe : Quoi ?  Vous avez écouté notre conversation.

Victor : Mais, vous hurlez et on vous entend dans toute la maison.

Lili : Qu’avez-vous de si important à nous dire ?

Victor : Philippe, tu ne peux pas te marier avec Lili.

Philippe : Ça, je le sais déjà.  Elle va se marier avec cet arrogant de Peter Chesterfield.

Lili : Peter n’est pas arrogant, il est fier.

Victor : Tu ne peux pas te marier avec Lili parce que tu es aussi mon fils.

Philippe : Quoi ?

Lili : Papa, voyons, vous délirez complètement.

Mlle Agatha qui surgit : Il ne délire pas du tout.

Philippe : Maman, que je suis content de vous voir.  Mais, qu’est-ce que cette histoire ?

Victor : Allez, Mademoiselle Agatha, dites-lui la vérité.

Philippe : Est-il possible que monsieur Victor soit mon père ?

Mlle Agatha : Oui.

Victor : Voilà !

Lili à son père : Mais quelle honte !  Vous avez fait un enfant à votre ancienne gouvernante et c’est seulement maintenant que nous l’apprenons.

Victor : Je voulais emporter ce secret dans ma tombe, mais les sentiments de Philippe m’ont forcé à tout révéler.

Philippe à Mlle Agatha : Mais, vous m’avez toujours laissé entendre que mon père était mort à ma naissance.

Mlle Agatha : C’est aussi vrai.

Philippe : Arrêtez, vous voulez me rendre fou.

Mlle Agatha : En fait, c’est très compliqué.  Je voulais que monsieur Victor prenne soin de toi, alors je lui ai fait croire que tu étais son fils.

Victor : Quoi !

Mlle Agatha : J’avais eu une relation avec lui, c’était donc crédible.  Mais ton vrai père est le révérend Laforge qui est mort en mission en Afrique.

Victor : Ah la chipie, vous m’avez roulé tout ce temps.

Mlle Agatha : Vous l’avez bien mérité.  Ça vous apprendra à toujours vous promener sans pantalon.

Victor, vexé, quitte.

Philippe : Je comprends maintenant toutes les attentions que monsieur Victor a eues pour moi.

Mlle Agatha : Pardonne-moi, je voulais que tu ne manques de rien.

Philippe : Je vous hais tous !

Mlle Agatha : Tu as sûrement raison de nous haïr, mais réconforte-toi en songeant que si Victor n’est pas ton père, rien ne t’empêche d’avoir des sentiments pour Lili.

Lili : Oubliez ces sentiments.  Philippe, ces révélations à votre sujet me chagrinent, mais je vous répète que nos destins ne sont pas liés.  Et je vais le prouver à tous.  Florence !  Tatiana !

Tatiana qui revient : Que puis-je faire pour vous madame ?

Lili : Allez me chercher tout le monde, c’est important.  J’ai une grande nouvelle à annoncer.

Tatiana : Bien madame.

Tatiana quitte.

 

Scène 5

Mme Rossignol revient la première suivie de Ursule et de Tante Léonie.

Mme Rossignol : Qu’y a-t-il de si urgent ?  Nous n’avons pas encore eu le temps de prendre notre thé.

Lili : Laissez tomber le thé, dans quelques instants, on va servir le champagne.

Ursule : J’adore le champagne ; il est synonyme de fête.

Florence qui revient également : Le champagne ?  Il est encore au frigo, je retourne le chercher.

Lili : Attendez Florence, vous irez plus tard.

Tatiana revient avec M. Victor.

Tatiana : Voilà, avec M. Victor qui est enfin présentable, je pense que nous sommes tous là.

Tante Léonie : Il manque encore ma soeur.

Lili : C’est vrai, mais où est maman ?

On entend Victoire qui pousse un grand cri.  Elle entre quelques instants plus tard.

Victoire : C’est un désastre, une tragédie !

Lili : Que signifie cette scène maman ?

Victoire : Nous avons été cambriolés.

Victor : Pardon.

Victoire : Le coffre-fort où nous cachons notre fortune est vide.  Nous sommes ruinés.

Victor : C’est impossible.

Victoire : Puisque je vous le dis.

Victor : Je vais aller vérifier.

Ursule : Ne bougez pas, en fait, personne ne doit bouger.  Monsieur et Madame Laferre, si vous le permettez, je prends cette affaire en main.

Victoire : Il faut prévenir la police.

Ursule : Nous pouvons peut-être régler cette histoire sans leur aide et ainsi éviter d’attirer l’attention des médias sur votre famille.

Mlle Agatha : Ce qui est préférable.

Tante Léonie : Ursule est l’une des plus grandes romancières, ses enquêtes policières sont lues dans le monde entier.  Profitons de son savoir.

Tatiana : Il me semblait que j’avais déjà vu votre visage quelque part.  J’ai lu votre roman…

Quelques secondes passent.

Tatiana : J’ai lu votre roman…

Tatiana, impuissante, regarde les autres comédiens.  Puis, elle se tourne vers les coulisses, implorante.

Tatiana : Excusez-moi, j’ai un blanc.

Des coulisses, on entend Benoît qui chuchote.

Tatiana : Quoi ?

Benoît qui surgit des coulisses : J’ai lu votre roman «Les morts ont toujours tort».  Tu l’oublies à chaque fois.

Tatiana : C’est pas de ma faute ; ça me rentre pas dans la tête.

Benoît : Mais vous apprenez toujours vos textes à la dernière minute.  C’est pour ça que vous avez des blancs de mémoire.  Je vous le dis depuis le début de la session.

Philippe : Est-ce qu’on peut prendre une pause ?  Je suis fatigué d’être debout.

Mme Rossignol : C’est vrai ça.  On est toujours debout au théâtre.

Benoît : Parfait, on prend une pause de cinq minutes.

Les autres manifestent leur contentement.  Mme White et Séverine reviennent.  Les jeunes s’assoient ou s’accotent sur la causeuse.

Tante Léonie : Est-ce que Luc va venir ce soir ?

Victoire : C’est vrai ça.  Si on veut continuer, il va falloir qu’il nous apporte le reste du texte.

Benoît : Il va sûrement arriver bientôt.

Lili : Il est toujours en retard.

Benoît : C’est normal, c’est un artiste.  Pour lui, les horaires n’ont pas d’importance.

Mme White : Peut-être, mais, nous, quand on arrive en retard, on se le fait dire.

Benoît pour calmer le jeu : Bon, bon.

Séverine : Me semble que j’ai pas beaucoup de textes.

Benoît : On en a déjà discuté ; l’importance d’un personnage ne se mesure pas au nombre de mots qu’il prononce.  C’est la façon dont on le joue qui compte.  Souvent, le public va se souvenir du comédien qui a le plus d’énergie, pas de celui qui a le plus de textes.

Séverine : Ça va être difficile de se souvenir de moi, j’ai seulement cinq phrases à dire.  Toute ma famille, mes oncles, mes tantes sont venus me voir pour cinq phrases.

Benoît : Probablement que dans la deuxième partie, tu seras plus présente.

Séverine : C’est mieux.

Florence : À part de ça, pourquoi c’est (Nom de la personne qui joue Ursule) qui a eu le rôle de la détective ?  Je te l’avais demandé avant.

Benoît : La distribution des rôles, c’est sérieux.  On donne pas ça de même au hasard ou au premier venu.

Tante Léonie : Avoue-le donc que (Nom de la personne qui joue Ursule) est ta chouchoue (ou chouchoute)?

Ursule : Aïe, tu capotes !

Benoît : (Nom de la personne qui joue Ursule) correspondait exactement au rôle d’Ursule Poivron.

Florence : Moi aussi, je correspondais au rôle.

Mme Rossignol : Moi aussi.

Tante Léonie, Victoire, Tatiana : Moi aussi.

Victor : Moi aussi.

Tatiana : Ben là, t’es un gars.

Victor : Le personnage aurait pu aussi bien être un homme.

Philippe : T’as déjà un beau rôle.  T’sé, moi, je fais un amoureux.

Luc qui arrive à ce moment avec son sac à dos : Salut tout le monde !

Les jeunes répondent un peu mollement : Salut Luc !

Luc : Qu’est-ce qui se passe ?

Benoît : Ils sont en mode “mutinerie”.  Ils seraient prêts à se battre pour le rôle de la détective.

Luc : J’ai imaginé le rôle d’Ursule en pensant à (Nom de la personne qui joue Ursule).  Tout comme j’ai pensé à (Nom de la personne qui joue Victoire) pour le rôle de Victoire ou à (Nom de la personne qui joue Tatiana) pour Tatiana.

Séverine : Comme ça, t’as pas dû trop penser à moi.

Luc : L’importance d’un personnage ne se mesure pas à son texte.

Benoît : Je leur ai déjà expliqué.

Mlle Agatha : Luc, est-ce que tu nous as apporté la fin de la pièce ?

Luc : Je vous ai écrit des pages supplémentaires, mais je n’ai pas encore trouvé la fin.

Philippe : Ça veut dire qu’on pourra pas encore savoir qui a fait le crime.

Luc : Vous allez l’apprendre en même temps que le public.

Mlle Agatha : Ah, c’est plate !

Luc en sortant les textes de son sac : Il faut garder le suspense.

Mme White : J’ai hâte de connaître mes nouvelles répliques.

Victor en recevant son texte : Pourquoi c’est juste un vol de bijoux?  J’aurais aimé mieux une histoire de meurtre avec du sang partout.

Benoît : Ça va faire la violence ; vous en voyez partout à la télé et dans les films.

Victor : Quoi, y a rien là.

Benoît : Bon, maintenant, vous allez retourner en coulisse pour apprendre votre nouveau texte et, dans quelques minutes, on continue la pièce.

Philippe : On sera jamais capables d’apprendre ça aussi vite.

Luc : Ben oui, grâce à la magie du théâtre, on va y arriver.

Benoît : Allez, tout le monde, on se dépêche.  Le public est fatigué d’attendre.

Tous les jeunes s’en vont en coulisse sauf Florence qui reste pour parler à Luc.

Florence : Je voudrais savoir, c’est quoi le rapport du mot “Ca-phar-num” ?

Luc : Capharnaüm.

Florence : Justement, c’est trop compliqué à dire.  On pourrait-tu changer la réplique ?

Luc : Moi, j’aime bien.  Ça donne un peu de vocabulaire à la pièce.  Des fois, je suis tanné d’écrire des textes avec des mots simples et des phrases courtes.

Florence : Bon, j’aurai essayé.  En passant, il y aurait-tu moyen que dans ta prochaine “oeuvre”, tu imagines le rôle principal en pensant à moi ?

Luc : On verra.  Ça dépend toujours de l’inspiration.

Florence : C’est ça.

Benoît : Va rejoindre les autres, y t’attendent.

Florence quitte en haussant les épaules.

Benoît à Luc : Je le sais pas ce qu’ils ont aujourd’hui.  C’est peut-être à cause de l’ambiance de l’histoire, mais ils sont à couteaux tirés.

Luc : Plus le soir de la première approche, plus ils deviennent stressés.  C’est toujours comme ça, même avec des pros.

Benoît : Aïe, je voulais te dire.  Je suis allé voir un super film hier soir.  Le concept est assez “space”.  C’est l’histoire d’un gars qui cherche ses clés.

Luc : Ah oui.

Benoît : Je le sais, ça l’air simple comme ça, mais à partir de rien, ils réussissent à développer toute une intrigue.  Je t’en dis pas plus, je voudrais pas te révéler le punch.

Luc : Comment ça s’appelle ?

Benoît : Les clés.  Ça l’a gagné plein de prix.

Luc : Je pense que j’en ai entendu parler.  C’est pas un film bulgare ?

Benoît : Oui, je l’ai vu en version originale sous-titrée en anglais.

Luc : Ah, tu peux me conter le punch, les films sous-titrés, j’haïs ça.  Surtout en anglais.

Benoît : Ben, ça finit que le gars trouve ses clés dans l’appart de l’amant de sa femme et là, il décide de se suicider en se servant de ses clés.  C’est fou, hein !

Luc : C’est un peu absurde.  Parlant d’absurde, je suis allé voir la pièce “Six personnages en quête d’auteur” qui joue présentement.

Benoît : Paraît que c’est bon.

Luc : Moi, j’ai pas trop trippé.  Je trouve que c’est un texte qui date.

Benoît : Je savais pas que c’était une vieille pièce.

Luc : Oui, même que ça avait fait scandale à l’époque quand Pirandello avait écrit ça.  C’était la première fois que des personnages sortaient de l’histoire pour venir s’adresser aux comédiens qui les jouent.

Benoît : Asteure, on voit ça souvent.  Woody Allen a usé le concept.

Luc : En tout cas, ça m’a donné des idées pour terminer ma pièce.  J’aime ça réécrire les classiques.

Ursule qui revient : Benoît, on est prêts.

Les autres reviennent également.

Benoît : Super, on va reprendre au début de la scène cinq.

Mme White : Quand j’arrive avec Séverine ?

Benoît : Non, ça, c’est la scène trois.

Mme Rossignol : La scène cinq, c’est quand je dis “Qu’y-a-t-il de si urgent ?”.

Benoît : Exactement.

Mme White : Oups, faut que je retourne en coulisse, je ne suis pas encore arrivée.

Séverine, Tatiana, Victor et Victoire retournent en coulisse également.

Benoît : Tout le monde est à sa place.  C’est reparti.

Luc et Benoît s‘effacent.

 

Scène 6

Mme Rossignol : Qu’y a-t-il de si urgent ?  Nous n’avons pas encore eu le temps de prendre notre thé.

Lili : Laissez tomber le thé, dans quelques instants, on va servir le champagne.

Ursule qui revient : J’adore le champagne ; il est synonyme de fête.

Florence qui revient également : Le champagne ?  Il est encore au frigo, je retourne le chercher.

Lili : Attendez Florence, vous irez ensuite.

Tatiana revient avec M. Victor.

Tatiana : Voilà, avec M. Victor qui est enfin présentable, je pense que nous sommes tous là.

Tante Léonie : Il manque encore ma soeur.

Lili : C’est vrai, mais où est maman ?

On entend Victoire qui pousse un grand cri.  Elle entre quelques instants plus tard.

Victoire : C’est un désastre, une tragédie !

Lili : Que signifie cette scène maman ?

Victoire : Nous avons été cambriolés.

Victor : Pardon.

Victoire : Le coffre-fort où nous cachons notre fortune est vide.  Nous sommes ruinés.

Victor : C’est impossible.

Victoire : Puisque je vous le dis.

Victor : Je vais aller vérifier.

Ursule : Ne bougez pas, en fait, personne ne doit bouger.  Monsieur et Madame Laferre, si vous le permettez, je prends cette affaire en main.

Victoire : Il faut prévenir la police.

Ursule : Nous pouvons peut-être régler cette histoire sans leur aide et ainsi éviter d’attirer l’attention des médias sur votre famille.

Mlle Agatha : Ce qui est préférable.

Tante Léonie : Ursule est l’une des plus grandes romancières, ses enquêtes policières sont lues dans le monde entier.  Profitons de son savoir.

Tatiana : Il me semblait que j’avais déjà vu votre visage quelque part.  J’ai lu votre roman…  « Les absents ont toujours tort ».

Ursule : « Les morts ont toujours tort » vous voulez dire.  Je n’aime pas les vieux proverbes.

Tatiana : Eh oui, c’était palpitant.

Ursule : D’ailleurs, nous allons procéder comme dans mes romans ; de façon logique et ordonnée.

Elle sort un petit calepin.

 

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L'affaire Laferre Tableau des répliques