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Coffret contes de Grimm

De Luc Boulanger

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Résumé

Coffret de 4 contes de Jacob et Wilhelm Grimm : Blanche-Neige, Jean le chanceux, Hansel et Grethel et Les musiciens de Brême.

Fiche technique

  • Style/Thème : Contes de Grimm
  • Lieu : Conte de Grimm
  • Nombre de comédiens : Entre 3 et 13, selon le conte
  • Durée : Entre 8 et 15 minutes, selon le conte
  • Âge : 5 à 8 ans
  • Niveau : Débutant

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Informations générales

 

Qu’est-ce que le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur garantit la protection des oeuvres littéraires, dramatiques, artistiques et musicales, des enregistrements sonores, des représentations d’une oeuvre en public et des télécommunications. Le droit d’auteur donne aux créatrices et créateurs le droit, devant la loi, d’être rémunérés pour leurs oeuvres et d’en contrôler l’utilisation.
Une fois que j’ai acheté un texte, est-ce que je peux l’utiliser à ma guise ?
Le fait d’acheter un texte sur le site de Animagination vous permet d’avoir accès à l’oeuvre intégrale que vous pouvez lire seul, en groupe ou encore travailler en classe ou en atelier. Mais le simple achat du texte ne vous donne pas l’autorisation de le jouer en public. Pour cela, il faut payer les droits de représentation.
Est-ce que je dois acheter les droits de représentation immédiatement ?
Vous pouvez revenir en tout temps sur le site de Animagination pour acquitter les droits de représentation. Il est préférable de le faire avant la tenue de l’activité ; la facture faisant office de preuve que vous détenez les droits de représentation. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour payer les droits et ainsi régulariser votre situation.
Est-ce que les écoles doivent payer les droits de représentation ?
Si le texte est joué en classe ou devant un public exclusivement formé d’élèves, les écoles n’ont pas à payer les droits de représentation. Cependant, pour les représentations où les parents et amis sont invités, les droits de représentation s’appliquent.

Notez que les écoles du Québec bénéficient d’une entente entre l’AQAD (L’Association Québécoise des Auteurs Dramatiques) et le MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) qui défraie les droits de représentation devant un public de parents et d’amis. Il faut alors remplir un formulaire sur le site de l’AQAD

Est-ce que Animagination accepte de facturer les écoles du Québec ?
Oui, Animagination accepte de facturer les écoles du territoire de la province de Québec seulement. Il suffit alors de nous faire parvenir un courriel avec le titre de la pièce, le nom de la personne responsable, la ou les dates approximatives de représentation ainsi que l’adresse complète de l’école. Le délai de réponse est de 24 à 48 heures.
Est-ce que les troupes formées d’amateurs doivent payer les droits de représentation ?
Tout le monde doit payer le droit d’auteur. Les troupes formées d’amateurs ne sont pas exemptées, tout comme les organismes sans but lucratif. Même si le spectacle est présenté gratuitement, il faut payer les droits de représentation.
Est-ce que le droit d’auteur s’applique si nous jouons seulement un extrait ?
Les pièces doivent être présentées dans leur intégralité. Il faut une autorisation de l’auteur pour présenter un extrait et le droit d’auteur s’applique assurément.
Est-ce qu’on peut modifier un texte ?
Vous devez respecter l’intégrité du texte. Cependant, vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation d’un personnage féminin en masculin (ou vice versa), changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.
Est-ce qu’on peut garder le texte dans nos archives ?
Il n’y a aucun problème à garder le texte dans vos archives. Cependant, s’il est présenté à nouveau, il faut acquitter les droits de représentation.
Est-ce que je peux publier le texte ou un extrait ?
Pour toutes publications, sous toute forme que ce soit, il faut contacter l’auteur ou ses représentants.
Est-ce qu’on peut retrouver les textes en librairie ?
Les textes sont seulement disponibles sur le site de Animagination.

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

Coffret contes de Grimm

Extrait de la pièce

Le coffret des contes de Grimm 

comprend quatre histoires dont voici des extraits

Ces textes sont protégés par les lois sur le droit d’auteur. Avant de les reproduire (les photocopier), les présenter devant public ou les publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises.

Blanche-Neige

 

Les personnages

La mère de Blanche-NeigeLe chasseur
La ReineLes 7 nains
Blanche-NeigeLe Prince
Le serviteur ou la servante (rôle muet)

Note : Les noms des nains furent inventés par Walt Disney.

 

Scène 1

La mère de Blanche-Neige entre et s’assoit pour faire de la broderie.

NARRATEUR : Il y a fort longtemps, dans un royaume aujourd’hui oublié, une reine était assise à sa fenêtre encadrée de bois noir comme l’ébène.  C’était hiver et les flocons de neige tombaient du ciel comme un duvet léger. La reine cousait et tout en tirant l’aiguille, elle regardait voler les flocons blancs. Tout à coup, elle se piqua au doigt et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Ce rouge sur le blanc faisait si bel effet qu’elle se dit :

MÈRE DE BLANCHE-NEIGE : Si seulement je pouvais avoir un enfant, une petite fille au teint blanc comme la neige, rose comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois de ma fenêtre.

Un serviteur ou une servante amène un bébé et le donne à la mère.

NARRATEUR : Peu de temps après, son voeu fut exaucé.  La reine eut une petite fille qui était blanche comme neige, rose comme sang et ses cheveux étaient noirs comme de l’ébène.

MÈRE DE BLANCHE-NEIGE : Comme tu es belle, mon enfant.  Je t’appellerai Blanche-Neige.

NARRATEUR : Mais la reine avait une santé fragile et mourut quelque temps plus tard.

La mère de Blanche-Neige a un malaise.  Elle confie l’enfant au serviteur ou à la servante.  Ils sortent.  Le serviteur ou la servante soutient la mère.

NARRATEUR : Au bout d’une année, le roi épousa une autre femme.

Entrée de la reine.

NARRATEUR : Elle était très belle, mais surtout fière et orgueilleuse.  Elle ne pouvait souffrir que quelqu’un la surpassât en beauté. Tous les soirs, elle allait dans sa chambre pour consulter son miroir magique.

Arrivée du miroir.

REINE : Miroir, gentil miroir, toi qui sais tout et vois partout, dis-moi qui est la plus belle.

MIROIR : Madame la reine, vous êtes la plus belle de tous les royaumes.

NARRATEUR : Et elle était contente, car elle savait que le miroir disait toujours la vérité.

Blanche-Neige passe en gambadant.  La reine la regarde d’un oeil méchant.

NARRATEUR : Blanche-Neige, cependant, grandissait en beauté. Quand elle eut atteint ses dix-sept ans, elle était déjà plus jolie que le jour et plus resplendissante que le soleil.

Blanche-Neige quitte.

NARRATEUR : Il arriva un jour où la reine en interrogeant le miroir eut une réponse inattendue.

REINE : Miroir, gentil miroir, toi qui sais tout et vois partout, dis-moi qui est la plus belle.

MIROIR : Madame la reine, vous êtes la plus belle ici, mais Blanche-Neige est encore mille fois plus jolie.

NARRATEUR : La reine entra alors dans une grande colère. Elle devint jaune et verte de jalousie. Elle ne pouvait supporter d’avoir une rivale, même si c’était la fille du roi, son mari. Elle en avait perdu le repos, le jour et la nuit. Au bout de quelque temps, elle mit au point une sombre machination.  Elle fit venir le chasseur.

CHASSEUR : Que puis-je pour vous Madame ?

REINE : Prend Blanche-Neige, emmène là dans la forêt.  Je ne veux plus la voir.  Tue là et rapporte-moi comme preuve de sa mort ses poumons et son foie.

CHASSEUR : Ai-je bien entendu, la princesse Blanche-Neige ?

REINE :  Oui et c’est un ordre.  Que cela soit fait immédiatement.

CHASSEUR : Bien ma reine.

La reine et le miroir quittent.  Le chasseur va dans les coulisses et revient avec Blanche-Neige.

NARRATEUR : Le chasseur obéit et conduisit Blanche-Neige dans la forêt.

BLANCHE-NEIGE : Pourquoi m’avez-vous amenée aussi loin du château.  Ce bois est sombre et inquiétant.

CHASSEUR : C’est que je dois, je dois…

Le chasseur sort un couteau.

BLANCHE-NEIGE : Oh cher chasseur, je vous en supplie.  Laissez-moi la vie.

CHASSEUR : C’est un ordre de la reine, votre belle-mère.

BLANCHE-NEIGE : Je partirai dans la forêt et ne rentrerai jamais au château.

CHASSEUR : Sauve-toi, pauvre enfant et ne reviens pas.

Blanche-Neige part en courant et le chasseur quitte de l’autre côté.

NARRATEUR :  Le chasseur avait eu pitié de la jeune femme. Il tua un chevreuil, prit ses poumons et son foie et les apporta à la reine comme preuves de la mort de Blanche-Neige.

Blanche-Neige revient paniquée et essoufflée.

BLANCHE-NEIGE : Je suis perdue, la nuit va bientôt tomber et je n’ai nulle part où aller.

NARRATEUR : Pendant ce temps, Blanche-Neige s’enfonçait dans la forêt. Sa peur était grande et elle se mit à courir et les branches la giflaient. Les bêtes sauvages bondissaient autour d’elle, mais ne lui faisaient aucun mal. Elle courut jusqu’au soir, aussi longtemps que ses jambes purent la porter. Elle aperçut alors une petite maisonnette et y pénétra pour s’y reposer.

BLANCHE-NEIGE : Olà !  Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Comme cette minuscule maison est étrange.  Tout est bien rangé et propre.

Blanche-Neige tourne autour de la table.

NARRATEUR : Sur la table, il y avait sept petites assiettes, sept petites cuillères, sept petites fourchettes, sept petits couteaux, et aussi sept petits gobelets. Blanche-Neige qui avait si faim et si soif prit un peu de légumes et de pain dans chaque petite assiette et but une goutte dans chaque gobelet, car elle ne voulait pas tout prendre au même.

BLANCHE-NEIGE : Comme j’ai sommeil.

Blanche-Neige quitte.

NARRATEUR : Fatiguée, elle voulut ensuite se coucher. Elle passa dans la pièce suivante et trouva sept petits lits. Mais aucun des lits ne lui convenait, elle s’étendit en travers sur les sept.

Les nains entrent.

NARRATEUR : Quand la nuit fut complètement tombée, les propriétaires arrivèrent. C’était sept nains qui, dans la montagne, travaillaient à la mine. Ils virent que quelqu’un était venu, car tout n’était plus dans le même ordre.

PREMIER NAIN : Qui s’est assis sur ma chaise ?

DEUXIÈME NAIN: Qui a mangé dans mon assiette ?

TROISIÈME NAIN : Qui a pris de mon pain ?

QUATRIÈME NAIN : Qui a mangé de mes légumes ?

CINQUIÈME NAIN : Qui s’est servi de ma fourchette ?

SIXIÈME NAIN : Qui a coupé avec mon couteau ?

SEPTIÈME NAIN : Qui a bu dans mon gobelet ?

Le premier nain regarde vers les coulisses.

PREMIER NAIN : Quelqu’un est couché sur nos lits.

NARRATEUR : Tout ce bruit réveilla Blanche-Neige qui se leva.  En voyant les nains, elle fut un peu effrayée.

Blanche-Neige revient.

LES SEPT NAINS ENSEMBLE : Oh !

DEUXIÈME NAIN : Mais comme cette enfant est jolie.

TROISIÈME NAIN : Comment t’appelles-tu ?

QUATRIÈME NAIN : D’où viens-tu ?

BLANCHE-NEIGE : Je m’appelle Blanche-Neige.  J’étais perdue.  Je ne savais pas où aller.  J’ai dû me sauver du château.

NARRATEUR : Elle leur raconta ses mésaventures.  Les nains écoutèrent avec attention et furent touchés par les malheurs de la jeune femme.

CINQUIÈME NAIN : Si tu veux entretenir notre maison et t’occuper des repas, tu peux rester avec nous et tu ne manqueras de rien.

BLANCHE-NEIGE : D’accord, d’accord de tout mon coeur.

NARRATEUR : Et elle resta auprès d’eux. Elle s’occupa de la maison. Le matin, les nains partaient pour la montagne où ils cherchaient le minerai et l’or.  Le soir, ils revenaient et leur repas était prêt. Toute la journée, la jeune fille restait seule, les bons petits nains l’avaient mise en garde.

SIXIÈME NAIN : Méfie-toi de ta belle-mère.  Elle saura bientôt que tu es ici.  Ne laisse entrer personne.

BLANCHE-NEIGE : Ne craignez rien. Vous pouvez partir tranquille.  Allez, au travail.

Les nains quittent d’un côté et Blanche-Neige disparaît de l’autre.

NARRATEUR : La reine s’imaginait qu’elle était redevenue la plus belle de toutes.

Retour de la reine et de son miroir.

NARRATEUR : Comme tous les soirs, elle s’enfermait dans sa chambre pour consulter son miroir magique.

REINE : Miroir, gentil miroir, toi qui sais tout et vois partout, dis-moi qui est la plus belle.

MIROIR : Madame la reine, vous êtes la plus belle ici.  Mais, par-delà les monts et la forêt, auprès des gentils petits nains, Blanche-Neige est mille fois plus jolie.

NARRATEUR : La reine en fut bouleversée.  Elle savait que le miroir ne pouvait mentir et comprit que le chasseur l’avait trompée. Elle chercha un nouveau moyen pour se débarrasser de Blanche-Neige car sa jalousie ne lui laissait aucun repos. Comme elle connaissait la magie noire, elle se transforma en vieille marchande pour devenir méconnaissable.

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Vous pouvez vous procurer le texte à l’unité ou profitez d’un forfait pour les quatre contes.

 

Jean le chanceux

 

Les personnages

JeanLe boucher
Son maîtreLe garçon
Le chevalierL’aiguiseur

Jean entre.

NARRATEUR : Jean avait travaillé chez son maître pendant sept ans.  Toujours, il avait le coeuur à l’ouvrage et l’humeur joyeuse. C’est donc avec le sentiment du devoir accompli qu’il demanda à rencontrer son maître.

Le maître arrive.

JEAN :  Monsieur, mon temps est fait.  Je voudrais retourner voir mes parents. Payez-moi mon salaire, s’il vous plaît.

MAÎTRE : Tu m’as servi fidèlement et honnêtement, la récompense sera grande.

JEAN : Vous êtes un bon maître.

MAÎTRE : Cela fait un gros montant.  Je dois donc te donner un lingot d’or.

Le maître va chercher le lingot et un morceau de tissu.

JEAN : Un lingot d’or, oh la, la.

MAÎTRE : Prends garde à ne pas le perdre.  Voilà toute ta richesse.

Le maître enveloppe le lingot dans le tissu et le donne à Jean.

JEAN : Comme il est lourd.

MAÎTRE : Bonne route mon cher Jean et que la chance te suive partout.

Le maître quitte.

NARRATEUR : De bonne humeur, Jean prit le chemin de la maison de ses parents.  Il marchait bien, un pied devant l’autre.  Mais, pas après pas, le lingot devenait de plus en plus lourd.  Il s’arrêta quelques instants.

JEAN : Ouf, je suis fatigué.

NARRATEUR : À ce moment, un cavalier dispos et joyeux s’en venait au trot sur un cheval fringant.

Arrivée du cavalier.

JEAN : Ah ! Quel plaisir d’aller à cheval.  On économise ses chaussures et on avance sans s’en apercevoir.

CAVALIER : Mais, nigaud, pourquoi vas-tu à pied ?

JEAN : Il le faut bien.  Je porte chez mes parents ce gros lingot.  C’est de l’or et c’est très lourd.

CAVALIER :  De l’or !  Très intéressant.  Écoute, je peux te venir en aide.

JEAN : Ah oui !

CAVALIER : Je peux t’échanger mon cheval contre ton lingot.  Comme ça tu pourras aller plus rapidement.

JEAN : Vous feriez ça pour moi.

CAVALIER : Certainement.

JEAN : Comme je suis chanceux.

NARRATEUR : Le cavalier aida Jean à monter sur le cheval.

CAVALIER : Maintenant, quand tu voudras aller vite, tu n’as qu’à dire : Hop! hop!  Et surtout, tiens bien la bride.

JEAN : Je n’y manquerai pas.

CAVALIER : Bonne route et que la chance te suive partout.

Le cavalier repart avec le lingot.

NARRATEUR : De se voir à Cheval, Jean était plein de joie.  Après un certain temps, il voulut aller plus vite.

JEAN : Hop ! Hop !

NARRATEUR : Mais au lieu de partir au galop, le cheval s’arrêta brusquement.

JEAN : Allez ! Hop ! Hop !

NARRATEUR : Figée comme une statue, la monture ne voulait plus avancer.  Jean ne savait que faire.  C’est alors qu’un boucher arriva dans le sens opposé.  Il tenait dans ses bras un cochonnet bien gras.

Arrivée du boucher.

BOUCHER : Mais que faites-vous là mon bon monsieur, planté au beau milieu du chemin ?

JEAN : J’ai échangé mon lingot d’or contre ce cheval qui refuse d’aller plus loin.

BOUCHER : Il arrive souvent que ces vilaines bêtes soient têtues, surtout lorsqu’on n’est pas le vrai maître.

JEAN : À quoi me sert ce cheval si je ne peux pas me rendre chez mes parents ?

BOUCHER : J’ai une solution pour vous.  Je vous échange mon cochonnet contre votre cheval.

JEAN : Mais que ferez-vous d’une bête qui ne veut pas obéir ?

BOUCHER : Je connais les animaux et je crois que je saurai dresser ce cheval capricieux.

JEAN : Votre offre est alléchante, surtout que j’ai un petit creux à l’estomac.  Ce cochonnet fera un bon repas.

BOUCHER : Je l’engraisse depuis un mois.  J’ai peine à m’en départir.  Mais, je suis prêt à vous aider.

JEAN : Comme je suis chanceux.

NARRATEUR : Jean descendit de son cheval, confia la bride au boucher qui, en échange, lui tendit son cochonnet.

BOUCHER : Hue cheval, hue.

JEAN : Mes parents seront contents d’avoir ce beau cochonnet.

BOUCHER : Bonne route et que la chance te suive partout.

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Vous pouvez vous procurer le texte à l’unité ou profitez d’un forfait pour les quatre contes.

 

 

Hansel et Grethel

 

Les personnages

Le bûcheronGrethel
Sa femmeLa vieille sorcière
Hansel

NARRATEUR : À l’orée d’une grande forêt, vivaient un pauvre bûcheron, sa femme et ses deux enfants.  Le garçon s’appelait Hansel et la fille Grethel. La famille ne mangeait guère. Il vint un temps où le pain lui-même vint à manquer.  Désespérés, le bûcheron et sa femme ruminaient des idées noires.

La femme et le bûcheron arrivent.

BÛCHERON : Qu’allons-nous devenir ? Comment nourrir nos pauvres enfants, quand nous n’avons plus rien pour nous-mêmes ?

FEMME : Eh bien, mon homme, je sais ce qu’il faut faire.  Nous devons nous débarrasser des enfants.

Hansel et Grethel arrivent discrètement et demeurent en arrière des parents, à l’écoute.

BÛCHERON : Quoi ?

FEMME : Au matin, nous conduirons les enfants au plus profond de la forêt, nous allumerons un feu en leur disant de nous attendre. Puis nous irons à notre travail et les laisserons seuls.

BÛCHERON : Mais ils ne retrouveront pas leur chemin et les bêtes sauvages vont les dévorer.

FEMME : À quatre, nous allons mourir de faim, alors qu’à deux, nous pourrons survivre.

NARRATEUR : La femme insista et insista encore.  Si bien que le bûcheron finit par accepter à contrecoeur.

BÛCHERON : Mais j’ai quand même pitié de ces pauvres enfants.

La femme et le bûcheron quittent.  Hansel et Grethel s’avancent.

GRETHEL : Mais, qu’allons-nous devenir ?

HANSEL : Du calme, Grethel.  Ne t’en fais pas.  Je vais trouver un moyen de nous en tirer.

NARRATEUR : Hansel se mit à réfléchir.  Puis, il eut une bonne idée.

HANSEL : Ramassons des petits cailloux blancs.  Je vais les mettre dans ma poche.

GRETHEL : Pour quoi faire ?

HANSEL : Tu verras bien.  Allons nous coucher.  Aie confiance.

Ils ramassent quelques cailloux et sortent.

NARRATEUR : Au levé du jour, la femme alla réveiller les deux enfants.

La femme et le bûcheron reviennent.

FEMME : Debout, paresseux.  Nous allons aller dans la forêt pour y chercher du bois.

NARRATEUR : Le bûcheron leur donna un morceau de pain à chacun.

BÛCHERON : Voici pour le repas du midi.  Ne mangez pas tout avant, car il ne reste rien.

NARRATEUR : Puis, ils se mirent en route pour la forêt. À tous les dix pas, Hansel, discrètement, laissait tomber un caillou blanc.  Les parents ne s’en rendaient pas compte. Après avoir marché longtemps, ils s’arrêtèrent.

BÛCHERON : Maintenant, les enfants, ramassez du bois.  Je vais allumer un feu pour que vous n’ayez pas froid.

NARRATEUR : Hansel et Grethel amassèrent des brindilles. Quand le feu fut bien pris, la femme dit :

FEMME : Couchez-vous auprès du feu et reposez-vous.  Nous allons abattre du bois. Quand nous aurons fini, nous reviendrons vous chercher.

NARRATEUR : Hansel et Grethel s’assirent auprès du feu et quand vint l’heure du repas, ils mangèrent leur morceau de pain.  Ils entendaient retentir des coups de hache et pensaient que leur père était tout près. Mais ce n’était pas la hache.  C’était une branche que le bûcheron avait attachée à un arbre mort et que le vent faisait battre par-ci, par-là. Comme ils étaient assis depuis des heures, ils finirent par tomber de fatigue et ils s’endormirent. Quand ils se réveillèrent, la nuit était tombée. Grethel se mit à pleurer.

GRETHEL : Comment ferons-nous pour revenir à la maison ?

HANSEL : Attends encore un peu, jusqu’à ce que la Lune soit levée. Alors, nous retrouverons notre chemin.

NARRATEUR : Quand la pleine lune brilla dans le ciel, Hansel prit sa soeur par la main et suivit les petits cailloux blancs. Les enfants marchèrent toute la nuit et, au petit jour, ils atteignirent la maison de leurs parents.

Retour du bûcheron et de la femme.

FEMME : Méchants enfants, pourquoi avez-vous dormi si longtemps dans la forêt ?  Nous pensions que vous ne reviendriez jamais.

NARRATEUR : Le bûcheron, lui, avait plutôt envi de se réjouir.  Mais, il fit attention de ne pas trop le démontrer pour ne pas déplaire à sa femme.

BÛCHERON : Maintenant, allez vous reposer les enfants

Hansel et Grethel quittent.

NARRATEUR : Peu de temps après, la misère régna de plus belle et la femme voulut de nouveau mettre son plan à exécution.

FEMME : Il ne nous reste plus rien à manger, il faut se débarrasser des enfants.  Demain, nous les conduirons à nouveau au plus profond dans la forêt.

BÛCHERON : Il vaudrait peut-être mieux partager la dernière bouchée avec eux.

FEMME : Et ensuite, mourir de faim.  Il n’y a pas d’autres solutions.

NARRATEUR : Encore une fois, le bûcheron dut accepter.  Mais, Hansel et Grethel étaient endormis et n’avaient rien entendu de la discussion.  Ils ne purent donc pas se préparer.  Le lendemain, très tôt, la femme réveilla les enfants.

FEMME : Debout, paresseux. Nous allons aller dans la forêt pour y chercher du bois.

Retour de Hansel et Grethel qui se frottent les yeux.

BÛCHERON : Voici pour le repas du midi.  Ne mangez pas tout avant, car il ne reste rien.

NARRATEUR : Hansel se doutait bien de la supercherie.  Il se souvenait des mauvaises intentions de sa mère.  Alors, il émietta le croûton de pain dans sa poche et discrètement en laissa tomber des morceaux à tous les dix pas.  Rendus loin dans la forêt, les parents s’arrêtèrent.

FEMME : Couchez-vous auprès du feu et reposez-vous.  Nous allons abattre du bois. Quand nous aurons fini, nous reviendrons vous chercher.

NARRATEUR : Bien entendu, les parents ne sont jamais revenus.  À la fin de la journée, Grethel commença à être très inquiète.

GRETHEL : Cette fois-ci, nous ne pourrons pas retrouver notre maison.

HANSEL : Ne pleure pas.  J’ai laissé tomber des bouts de pain qui nous indiqueront la route.

NARRATEUR : Cependant, les petits animaux de la forêt avaient profité de la journée pour manger les petits bouts de pain.  Il n’était plus possible de rebrousser chemin.

GRETHEL : Nous sommes vraiment perdus.

HANSEL : Attends, je pense pouvoir retrouver notre maison.  C’était par là. Eh, non par là.

NARRATEUR : Hansel essaya tant bien que mal de se souvenir du chemin, mais au lieu de prendre la bonne direction, il partit vers le côté opposé.  Ils marchèrent toute la nuit et le jour suivant sans sortir de la forêt. Ils mouraient de faim.  Au moment où ils allaient perdre connaissance, ils sentirent une bonne odeur de cuisson.  Revigorés par l’espoir d’un bon repas, ils suivirent l’odeur qui les mena à une petite maison.

GRETHEL : Juste là, une maison, nous sommes sauvés.

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Les musiciens de Brême

 

Les personnages

L’âneLe coq
Le chienLe chef
Le chatLe voleur

NARRATEUR : Un meunier possédait un âne qui, durant de longues années, avait inlassablement porté des sacs au moulin.  Mais l’âne se faisait vieux et ses forces commençaient à baisser.

L’ÂNE : J’ai peur que mon maître veuille se débarrasser de moi.  Je vais m’enfuir.

NARRATEUR : Au matin, l’âne prit la route de la ville de Brême où il pensait devenir musicien au service de la municipalité. Sur son chemin, il rencontra un chien de chasse qui était couché au milieu de la route.

L’ÂNE : Aie vieux toutou.  Ne reste pas là, sinon les chevaux pourraient te marcher dessus et te transformer en tapis.

LE CHIEN : Peu importe, je suis vieux et fatigué. Je ne peux plus chasser, mon maître veut me tuer.

L’ÂNE : Alors, viens avec moi.  Je vais à Brême pour y devenir musicien.

LE CHIEN : Ils acceptent les animaux dans l’orchestre.

L’ÂNE : Pourquoi pas.  Tu es sûrement encore capable de japper et de hurler.

LE CHIEN : Certainement.

L’ÂNE : Viens.  Tu n’as rien à perdre.

NARRATEUR : Le chien accepta et ils prirent la route tout en se racontant leur vie d’animal domestique. Bientôt, ils virent un chat sur le bord d’un canal.  Sur le coup, ils le crurent mort.  Mais, le chat ouvrit les yeux.

L’ÂNE : Aïe, gros matou.  Ne reste pas là.  Les vautours vont te manger.

LE CHAT : Peu importe, je suis vieux et fatigué.  Je n’ai même plus la force de ronronner et les souris se moquent de moi.  Ma maîtresse a voulu me noyer.

LE CHIEN : Alors, viens avec nous.  Nous allons à Brême pour y devenir musiciens.

LE CHAT : Je ne sais pas jouer d’aucun instrument de musique.

L’ÂNE : Tu sais miauler.  Ce sera suffisant.

LE CHIEN : Tu n’as rien à perdre.

NARRATEUR : Le chat accepta et les accompagna. Chemin faisant, ils se racontèrent leur vie d’animal domestique et eurent beaucoup de plaisir.  Les trois compagnons arrivèrent à une ferme.  Le coq de la maison venait vers eux en courant et en criant.

LE COQ : Cocorico !  Cocorico !

L’ÂNE : Aie l’épouvantail.  Tu cries à nous casser les oreilles.  Que t’arrive-t-il donc ?

LE COQ : J’ai annoncé le beau temps durant plusieurs étés, mais maintenant, la fermière veut me mettre au four et me servir à ses invités.

LE CHAT : Alors, viens avec nous.  Nous allons à Brême pour y devenir musiciens.

LE CHIEN : C’est toujours mieux que de finir farci sur une table.

LE COQ : Et je pourrais toujours devenir maître chanteur.  J’en ai toujours rêvé.

NARRATEUR : Le coq se joignit donc à cette bande.  Tout en marchant, il leur raconta tous les potins de la ferme.  Ils rirent aux éclats et ne virent pas le temps passer.  Alors, ils s’aperçurent que le Soleil allait bientôt se coucher.

L’ÂNE : Nous n’aurons pas le temps d’arriver à Brême avant la nuit.

LE CHIEN : Il nous faudrait trouver une grange ou une vieille maison pour nous abriter.

LE CHAT : Je n’aime pas l’eau.  Je ne voudrais pas me réveiller sous la pluie.

NARRATEUR : Le coq vola jusqu’à une branche bien haute pour y scruter le paysage.

LE COQ : Je vois une petite lueur par là.  Dirigeons-nous dans cette direction.

NARRATEUR : Ils marchèrent rapidement avec l’espoir de trouver un abri pour dormir tranquille.  La lueur les mena à une maison qui était dans un état un peu délabré.  Deux personnages étranges l’habitaient.  Les quatre compagnons les épièrent par la fenêtre.

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