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Le banc de la solidarité

De Luc Boulanger

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Résumé

Des jeunes qui fréquentent un parc apprennent que l’endroit va être réaménagé sans tenir compte de leurs besoins. Conseillés par leur enseignante, ils décident de se présenter aux élections scolaires afin de devenir représentants de leur école. Ils pourront ensuite rencontrer le maire de la ville et le convaincre de changer ses plans pour le parc. Une pièce créée pour expliquer les processus démocratiques.

Fiche technique

  • Style/Thème : Comédie avec message social sur la citoyenneté
  • Lieu : Un parc
  • Nombre de comédiens : 8
  • Durée : 25 minutes
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Débutant

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Qu’est-ce que le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur garantit la protection des oeuvres littéraires, dramatiques, artistiques et musicales, des enregistrements sonores, des représentations d’une oeuvre en public et des télécommunications. Le droit d’auteur donne aux créatrices et créateurs le droit, devant la loi, d’être rémunérés pour leurs oeuvres et d’en contrôler l’utilisation.
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Le fait d’acheter un texte sur le site de Animagination vous permet d’avoir accès à l’oeuvre intégrale que vous pouvez lire seul, en groupe ou encore travailler en classe ou en atelier. Mais le simple achat du texte ne vous donne pas l’autorisation de le jouer en public. Pour cela, il faut payer les droits de représentation.
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Vous pouvez revenir en tout temps sur le site de Animagination pour acquitter les droits de représentation. Il est préférable de le faire avant la tenue de l’activité ; la facture faisant office de preuve que vous détenez les droits de représentation. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour payer les droits et ainsi régulariser votre situation.
Est-ce que les écoles doivent payer les droits de représentation ?
Si le texte est joué en classe ou devant un public exclusivement formé d’élèves, les écoles n’ont pas à payer les droits de représentation. Cependant, pour les représentations où les parents et amis sont invités, les droits de représentation s’appliquent.

Notez que les écoles du Québec bénéficient d’une entente entre l’AQAD (L’Association Québécoise des Auteurs Dramatiques) et le MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) qui défraie les droits de représentation devant un public de parents et d’amis. Il faut alors remplir un formulaire sur le site de l’AQAD

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Les pièces doivent être présentées dans leur intégralité. Il faut une autorisation de l’auteur pour présenter un extrait et le droit d’auteur s’applique assurément.
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Vous devez respecter l’intégrité du texte. Cependant, vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation d’un personnage féminin en masculin (ou vice versa), changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.
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Il n’y a aucun problème à garder le texte dans vos archives. Cependant, s’il est présenté à nouveau, il faut acquitter les droits de représentation.
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Pour toutes publications, sous toute forme que ce soit, il faut contacter l’auteur ou ses représentants.
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Les textes sont seulement disponibles sur le site de Animagination.

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

Le banc de la solidarité

Extrait de la pièce

Le banc de la solidarité

 

de Luc Boulanger

 

Les personnages

 

Justin : garçon de sixième année
Fred : garçon de sixième année un peu énervé.
Mélanie : fille de sixième année, dynamique et pleine.
Francine : fille de sixième année, genre petite peste.
M. Thibodeau : Membre de l’âge d’or.
Mme Claire Soucy, professeur.
M. Le maire Cadorette
M. Le Directeur

Environnement

 

Un banc de parc et si possible quelques éléments d’un terrain vague : buissons, roches, ciel bleu avec édifices en fond.

 

Ce texte est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

Scène 1 : Le jour se lève sur le banc.

 

On entend une petite musique rythmée. Plusieurs personnages passent, d’abord M. Thibodeau qui vient lire son journal. Les enfants arrivent pour l’école, ce qui chasse M. Thibodeau. Le professeur appelle les enfants pour les cours. Ensuite, Mme Soucy prend son dîner tranquillement. Elle repart. Les enfants quittent l’école le sac au dos. Fred et Justin restent autour du banc pour Jouer.

Scène 2 : Fred, Justin, M. Thibodeau.

 

Fred : Devine ce qui m’arrive ?

 

Justin : Quoi ?

 

Fred : Devine !

 

Justin : Je ne le sais pas, moi !

 

Fred : Je viens de … me faire une blonde.

 

Justin : Encore !

 

Fred : Comment ça encore ?

 

Justin : À chaque mois, tu as une nouvelle blonde. Le mois passé c’était Martine, le mois d’avant Line…

 

Fred : Pas Line, Céline.

 

Justin : Céline, d’abord. Comment elle s’appelle ce coup-là.

 

Fred : Cindy. Ah, je suis tellement en amour. J’ai le goût de le dire à tout le monde. Tiens, je vais le graver sur le banc.

 

Fred sort un gros marqueur et commence à écrire sur le banc.

 

Justin : Ben là, je le sais si c’est une bonne idée.

 

M. Thibodeau arrive.

 

M. Thibodeau : Aïe le jeune. Qu’est-ce que tu fais là ?

 

Fred : Quoi ! J’écris quelque chose sur le banc, j’ai bien le droit. On est dans une société libre !

 

M. Thibodeau : Hé hé ! Bien sûr qu’on est dans une société libre. Mais, ça nous ne donne pas le droit de faire tout ce qu’on veut. J’aurais bien le goût de te donner une bonne correction, mais la loi m’en empêche, hé ! hé !

 

Fred : Je n’ai pas peur de vous. J’ai le goût de le faire, je le fais !

 

Il reprend son marqueur, mais arrête.

 

M. Thibodeau : Alors, c’est que tu ne comprends pas bien ton rôle de citoyen.

 

Justin : Le rôle de citoyen ?

 

M. Thibodeau : Oui, mes enfants. Vous êtes des citoyens comme moi, comme vos parents, vos amis. Et un citoyen a des droits, comme tu l’exprimes si bien, mais aussi des devoirs.

 

Fred : Ah non ! Des devoirs, on en a assez à l’école, j’en veux pas d’autres.

 

M. Thibodeau : Ce ne sont pas des devoirs que tu dois faire à la maison, mais plutôt des actions que tu dois accomplir comme aller à l’école par exemple ou voter. Il y a aussi des règles qu’il faut respecter comme celle de ne pas briser le matériel qui appartient à tout le monde (il montre le banc).

 

Fred : Il appartient à tout le monde ce banc-là ?

 

M. Thibodeau : Je dirais même que c’est un monument historique. Mes grands-parents se sont embrassés pour la première fois sur banc. Mes parents ont fait la même chose, ainsi que moi-même. Ma future femme était assise là quand je l’ai demandé en mariage. Moi, j’étais à genoux juste ici. C’était le bon temps… (Il part quelques secondes dans les nuages). J’irais jusqu’à affirmer que ce banc était là avant la construction de la ville. Imaginez toutes les joies et les peines qui se sont vécues ici. C’est tous ces souvenirs que tu voudrais souiller avec ton marqueur.

 

Fred : J’avais pas pensé à tout cela : à l’importance du banc et des devoirs de citoyen. Je ne connaissais pas ça.

 

M. Thibodeau : C’est pour ça que les personnes âgées existent mon petit bonhomme.

 

Justin : C’est vrai, mon grand-père a toujours des bons conseils à me donner quand je vais jouer au hockey.

 

M. Thibodeau : D’ailleurs, nous autres du club de l’âge d’or de notre petite ville, nous avons un grand projet d’aménagement de ce terrain qui est un des rares endroits verts du coin. Depuis quelques années, la construction de logements nous a mangé plusieurs beaux grands champs. Il faut arrêter cela. Et pour y parvenir, nous proposons l’aménagement d’un parc.

 

Fred : Ah oui !

 

M Thibodeau : Oui mes enfants ! Dans ce coin-là, il va y avoir une petite scène pour y présenter des concerts de musique classique le dimanche matin après la messe et tout autour ici, on va construire un terrain de pétanque.

 

Fred : Nous autres. Où est-ce qu’on va jouer ?

 

M. Thibodeau : Il va vous rester le banc et tout le tour du banc pour jouer.

 

Justin : Juste ça!

 

M. Thibodeau qui regarde sa montre : Mondoux ! Il est presque quatre heures, j’ai justement rendez-vous avec le maire. Au revoir, les enfants

 

M. Thibodeau part.

 

Fred : Il faut les arrêter sinon on n’aura plus d’endroit pour jouer.

 

Justin : Y peut bien nous faire la morale !

 

Fred : Je vais appeler Mélanie pour savoir ce qu’elle en pense. Elle a toujours de bonnes idées.

 

Justin : On va aller souper, ensuite on fait nos devoirs et on se retrouve ici après.

 

Fred : Ça marche !

 

Les jeunes partent et pour signifier un bon dans le temps, on ferme les lumières. On peut aussi mettre une petite musique.

 

 

 

Scène 3 : Mélanie, Justin, Fred et Francine

 

La lumière revient. Nous sommes après le souper. Francine arrive avec un bolo ou un jeu du même genre. Elle s’assoit sur une extrémité du banc. Fred arrive et s’assoit à l’autre extrémité.

 

Francine : Aïe, j’étais là avant toi ?

 

Fred : Ce banc-là, il n’est pas à toi. Il appartient à tout le monde. Y a un vieux monsieur qui me l’a dit après-midi.

 

Francine : J’étais là avant toi et je veux être tranquille, c’est tout.

 

Fred : Si tu veux être tranquille, t’es mieux d’aller ailleurs parce qu’on est plusieurs qui doivent se rejoindre ici.

 

Francine : Je m’en vais d’abord. Mais, je vais m’en souvenir. Tu vas me revoir la face.

 

Fred : On la voit déjà trop !

 

Francine fait la moue et s’en va. Mélanie est arrivée un peu avant qu’elle parte.

 

Mélanie : Qu’est-ce qu’elle a encore, elle ?

 

Fred : Elle n’était pas contente parce qu’elle voulait être seule sur le banc.

 

Mélanie : Elle est bizarre !

 

Justin qui arrive : Excusez-moi, j’ai eu de la misère avec mes problèmes de math.

 

Mélanie : Moi, je les ai trouvés faciles !

 

Justin : En tout cas… (Il change de sujet). Fred t’a parlé du problème ?

 

Mélanie : Il m’a dit que des gens de l’âge d’or voulaient construire un parc ici avec un grand terrain de pétanque et une scène pour des concerts classiques (elle mime un violon) et qu’il ne nous resterait plus de place pour jouer.

 

Fred : Oui, c’est ça. C’est pas juste; le parc est à tout le monde, pas uniquement aux vieux.

 

Mélanie : Y a sûrement quelque chose à faire, mais je ne vois pas.

 

Fred : On va les attendre avec des cailloux et on va les bombarder.

 

Mélanie : Fred ! La violence n’a jamais rien réglé. On n’est pas des voyous. On pourrait toujours en parler à madame Soucy demain matin à la rentrée. Ce terrain-là est en avant de l’école, elle pourra peut-être faire quelque chose.

 

Justin : Ça, c’est une idée ! Maintenant, est-ce que ça vous tente de jouer à la cachette.

 

Fred : On n’est pas assez !

 

Justin : On a juste à aller en chercher d’autres….

 

Fred : Parfait !

 

Les jeunes sortent. Autre bond dans le temps qui peut être marqué par un effet de lumière et/ou de musique.

 

 

 

Scène 4 : Fred, Justin, Mélanie et Mme Soucy

 

Fred qui sort avec un ballon dans les mains, il est suivi des autres : Yé ! C’est la récré !

 

Mme Soucy qui sort également : Frédéric Dupont, ça fait au moins dix fois que je te dis de ne pas courir en sortant de l’école.

 

Fred : Excusez-moi madame, j’étais trop content.

 

Les autres s’approchent, Mélanie prend la parole.

 

Mélanie : Mme Soucy !

 

Soucy : Vous pouvez m’appeler Madame Claire, ça aussi ça fait au moins dix fois que je vous le dit.

 

Mélanie : Bien, Madame Claire. On a un problème.

 

Soucy : Je vous écoute.

 

Fred : Il y a des gens de l’âge d’or qui veulent construire un gros terrain de pétanque ici.

 

Justin : C’est vrai et une grosse scène dans le coin là-bas pour jouer du classique. C’est un vieux monsieur qui nous l’a dit.

 

Soucy : Je n’étais pas au courant du projet, mais je peux sûrement m’en informer.

 

Mélanie : Nous autres, on veut faire quelque chose.

 

Soucy : Ça me fait penser, les élections scolaires auront bientôt lieu. Un de vous pourrait poser sa candidature et s’il est élu, il devient un représentant des élèves auprès des autorités et pourra ainsi parler de vos inquiétudes.

 

Mélanie : Qu’est qu’il faut faire pour poser sa candidature ?

 

Soucy : D’abord, tu vas chercher une fiche d’inscription au secrétariat, tu la remplis et tu trouves dix personnes qui acceptent de signer pour appuyer ta candidature comme représentante de 6ème année.

 

Justin : Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui se présentent ?

 

Soucy : Je crois qu’il y a Francine qui a déjà donné son nom.

 

Fred : Ah non ! Pas encore elle !

 

Soucy : Tout le monde a le droit de se présenter et de se faire entendre. C’est une des beautés de notre système.

 

Justin : De toute façon, on va gagner.

 

Soucy : Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir attrapé. Il faut se faire une équipe, se monter un programme, se trouver un slogan.

 

Mélanie : Avec Mélanie, vous êtes bien parti !

 

Fred : Ça, c’est super comme slogan.

 

Soucy : N’oubliez pas, les discours ont lieu dans 10 jours.

 

Mélanie : On va être prêt.

 

Ils retournent jouer

 

 

 

Scène 5 : Mélanie, Justin, Fred, Francine et le directeur

 

On entend une voix : « Dix jours plus tard »

 

Le directeur entre en scène le premier, il s’adresse au public.

 

Directeur : Chers élèves, en tant que directeur de cette école et en tant également que directeur des élections scolaires, je suis très heureux que vous ayez accepté d’assister en grand nombre aux discours électoraux qui nous avons la chance, comme la température est clémente, de présenter à l’extérieur . L’école a connu une grande effervescence ces dix derniers jours, les murs se sont parés d’affiches, le télévox a scandé des slogans et de nombreuses poignées de mains ont été données. Voilà une école vivante. Maintenant, je vous demanderai de bien écouter, avec respect, chacun des candidats. Nous débutons immédiatement avec Mélanie Archambault, candidate de sixième année.

 

Mélanie monte sur le banc : Chers électeurs, chères électrices. Si vous cherchez une personne pour vous représenter qui est responsable, dévouée, dynamique, pensez alors à Mélanie Archambault. Vous savez, je viens à cette école depuis la maternelle : je la connais donc très bien. J’ai toujours été impliquée dans la vie scolaire que ce soit au niveau des discos, du journal ou du concours de dessin. Si vous décidez de m’élire comme votre représentante, je vous promets de vous protéger contre un fléau qui guette notre école. Imaginez vous donc qu’il y a des gens qui veulent transformer le terrain en avant de l’école en immense terrain de pétanque. Nous devons agir et je suis la personne qu’il vous faut. Moi, je propose d’aménager cet espace en parc-école avec plusieurs modules de jeux. Alors, demain quand il sera temps de faire votre petite croix, n’oubliez pas qu’avec Mélanie, vous êtes bien parti !!!

 

Directeur : Merci Mélanie. Maintenant, c’est le tour de Francine Bourque.

 

Mélanie quitte et Francine monte sur la scène avec un petit papier chiffonné à la main.

 

Francine : Bonjour, mon nom est Francine et j’aimerais beaucoup ça être élue comme représentante parce que je suis gentille avec tout le monde, je connais beaucoup de choses et j’aime bien aller aux réunions. Mon slogan : Francine est super-fine !

 

Directeur : Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! N’oubliez pas d’aller voter demain. Exceptionnellement, les cours se termineront à deux heures et nous annoncerons le nom des élus en fin de journée. Merci de votre attention.

 

 

 

Scène 6 : Mélanie, Justin, Fred et le directeur

 

Les élections : sur une musique rythmée et dirigée par le directeur, les comédiens mettent en place un bureau de vote avec un isoloir. Le directeur va chercher deux ou trois élèves dans l’assistance pour voter. Pendant ce temps, Fred, toujours aussi actif, fait taper les jeunes dans les mains. Quand les élèves ont voté, on replace le matériel.

 

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