L'inoubliable Noël du shérif solitaire

De Luc Boulanger

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Résumé

Le légendaire shérif Tom Mix doit protéger la banque de Newtown contre les nombreux hors-la-loi qui rôdent dans les parages. Ceci même à Noël. Alors que les habitants du village cherchent un moyen de permettre au shérif de participer aux festivités, des personnages étranges et louches s’intéressent un peu trop à la banque.

Un texte de Noël drôle et palpitant dans un univers original.

Fiche technique

  • Style/Thème : Conte de Noël
  • Lieu : Village western
  • Nombre de comédiens : 15 à 19
  • Durée : 30 à 40 minutes
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Débutant, Intermédiaire

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Qu’est-ce que le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur garantit la protection des oeuvres littéraires, dramatiques, artistiques et musicales, des enregistrements sonores, des représentations d’une oeuvre en public et des télécommunications. Le droit d’auteur donne aux créatrices et créateurs le droit, devant la loi, d’être rémunérés pour leurs oeuvres et d’en contrôler l’utilisation.
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Si le texte est joué en classe ou devant un public exclusivement formé d’élèves, les écoles n’ont pas à payer les droits de représentation. Cependant, pour les représentations où les parents et amis sont invités, les droits de représentation s’appliquent.

Notez que les écoles du Québec bénéficient d’une entente entre l’AQAD (L’Association Québécoise des Auteurs Dramatiques) et le MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) qui défraie les droits de représentation devant un public de parents et d’amis. Il faut alors remplir un formulaire sur le site de l’AQAD

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Oui, Animagination accepte de facturer les écoles du territoire de la province de Québec seulement. Il suffit alors de nous faire parvenir un courriel avec le titre de la pièce, le nom de la personne responsable, la ou les dates approximatives de représentation ainsi que l’adresse complète de l’école. Le délai de réponse est de 24 à 48 heures.
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Les pièces doivent être présentées dans leur intégralité. Il faut une autorisation de l’auteur pour présenter un extrait et le droit d’auteur s’applique assurément.
Est-ce qu’on peut modifier un texte ?
Vous devez respecter l’intégrité du texte. Cependant, vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation d’un personnage féminin en masculin (ou vice versa), changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.
Est-ce qu’on peut garder le texte dans nos archives ?
Il n’y a aucun problème à garder le texte dans vos archives. Cependant, s’il est présenté à nouveau, il faut acquitter les droits de représentation.
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Pour toutes publications, sous toute forme que ce soit, il faut contacter l’auteur ou ses représentants.
Est-ce qu’on peut retrouver les textes en librairie ?
Les textes sont seulement disponibles sur le site de Animagination.

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

L'inoubliable Noël du shérif solitaire

Extrait de la pièce

L’inoubliable Noël du shérif solitaire

par Luc Boulanger

Les personnages
Shérif Tom Mix
Preston Sinclair
Claudia Sinclair
Mary Sinclair
Barney
Anita
Bill
Vieux chercheur d’or
Bric le nain
Brac le nain
Calamity Jane
Jesse
James
Docteur Van Cleef
Mme Wallach
Les danseurs

Ce texte est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1

Le shérif arrive. Il ajuste son chapeau comme le font souvent les cowboys. Il regarde au loin.

Shérif pour lui-même : Rien à l’horizon. Mais je sais que vous vous cachez quelque part. Je vous attends.

Surgissent alors les membres de la famille Sinclair : Claudia, Preston et la petite Mary.

Claudia : Bonjour shérif !

Shérif : Ma chère madame Sinclair. C’est toujours un plaisir de croiser votre joli regard.

Il se tourne vers monsieur Sinclair.

Shérif : Preston, vous permettez que je complimente votre épouse.

Preston : Tout le monde sait que vous êtes un homme d’honneur.

Claudia : Et un gentleman.

Shérif : Pour faire respecter la loi, il faut donner l’exemple ma chère Claudia.

La petite Mary tousse un peu.

Claudia : Est-ce que vous allez encore passer la nuit de Noël seul à protéger la banque ?

Shérif : Je n’ai pas le choix. Les bandits n’ont pas de répit. Ils guettent les meilleures occasions pour commettre leurs crimes et Noël en est une excellente.

Claudia : Alors mon mari, Preston, a une grande nouvelle à vous annoncer.

Preston qui s’avance tout fier : J’ai consulté les habitants de Newtown et tout le monde est d’accord.

Shérif : D’accord pour quoi ?

Preston : D’accord pour dire qu’il est intolérable de vous savoir seul à Noël.

Shérif : Ne vous inquiétez pas. J’ai l’habitude. Je suis un vieux renard solitaire.

Claudia : Écoutez ce que mon mari veut vous proposer.

Shérif : Ce soir, au lieu de tenir le réveillon au saloon comme d’habitude, nous allons fêter avec vous dans la banque.

Le shérif a l’air surpris. La petite Mary tousse une nouvelle fois.

Claudia : Qu’est-ce que vous en pensez ?

Shérif : Hum… Je pense qu’il s’agit d’une étrange idée.

Preston : Pas du tout. Ainsi, vous ne serez plus seul à Noël et les bandits n’oseront jamais attaquer une banque pleine de gens. Nous joignons l’utile à l’agréable.

Shérif : Vu sous cet angle, je dois avouer que l’astuce me plaît.

Claudia : Magnifique. On fera donc de même.

Preston : J’ai hâte de l’annoncer aux autres.

Claudia : Je supervise un comité pour les décorations. Des volontaires vont venir les installer dès cet après-midi.

Shérif en riant un peu : Je comprends que tout était déjà décidé.

Preston : Nous tenons à vous shérif. Vous avez le droit de vous amuser à Noël.

Shérif : Je resterai quand même vigilant. La réputation du shérif Tom Mix ne doit pas être ternie par un petit relâchement.

Preston : Tous les hommes du village seront là pour vous épauler.

Mary tousse une troisième fois.

Shérif : Est-ce que la petite Mary a pris froid ?

Claudia : Elle a une vilaine toux qui dure depuis plusieurs semaines. Les remèdes du docteur Van Cleef n’y changent rien.

Shérif : Les nuits de décembre sont froides. Mes vieilles articulations en souffrent beaucoup.

Preston : On a tous nos petits problèmes de santé. Moi, je dois lutter contre l’insomnie.

Claudia : Ma vue baisse.

Shérif : Chacun nos combats.

Mary : Shérif, j’ai écrit une belle lettre au père Noël.

Le shérif esquisse un sourire.

Claudia : Elle est mignonne. Elle a demandé au père Noël d’arrêter les bandits qui rôdent dans les parages.

Shérif : C’est la cavalerie dont on a besoin, pas du père Noël.

Mary : Le père Noël est le plus fort de tous !

Shérif qui rigole : C’est ça oui ! Il faut y croire très fort !

Preston : On se donne donc rendez-vous au coucher du soleil pour les festivités.

Claudia : À tout à l’heure shérif !

Shérif : À tout à l’heure mes amis !

La famille Sinclair part. Le shérif reste sur place à scruter au loin.

 

Scène 2

Anita, Bill et Barney surgissent brusquement. Bill tient un cactus, Anita, des guirlandes, Barney est pied nu.

Barney : Shérif ! Shérif ! Shérif !

Shérif qui sursaute : Qu’est-ce qu’il y a encore Barney ?

Barney : Le cactus, où est-ce qu’on le met ?

Shérif : Quel cactus ?

Anita : Le cactus de Noël qu’on a préparé pour le réveillon.

Barney : On n’a pas trouvé de sapin, alors on a décidé de décorer un cactus. C’est intelligent n’est-ce pas ?

Shérif : Venant de votre part, ça me surprend.

Anita : Les aiguilles de cactus sont très pratiques pour accrocher les boules.

Shérif : Et toi Bill, qu’est-ce que tu en penses ?

Bill : Ouais !

Shérif : Bien entendu. C’est tout ce que tu sais dire.

Bill : Ouais !

Shérif : Je t’ai vu l’autre jour frayer avec de la racaille. Prends soin de bien choisir tes amis.

Bill : Ouais !

Barney : Et le cactus, on le met où shérif ?

Shérif : Placez-le dans le hall d’entrée, dans un coin.

Barney et Bill vont placer le Cactus. En le déplaçant, ils frappent le shérif.

Shérif : Aïe ! Attention ! Ça pique !

Barney : Désolé shérif.

Bill : Ouais !

Anita : Pendant qu’ils vont chercher les instruments de musique, moi je vais rester ici pour installer les guirlandes.

Shérif : Y a pas de soucis. Mais ne me dérangez plus.

Barney et Bill quittent. Le shérif veille toujours aux grains.

 

Scène 3

Un vieux chercheur d’or barbu arrive accompagné de deux nains : Bric et Brac. Ils se dirigent vers le shérif.

Vieux : Pardon ! Nous cherchons le magasin général.

Shérif : Par là, juste à côté du barbier.

Le vieux et les deux nains viennent pour partir, mais sont interrompus par le shérif.

Shérif : Je peux vous poser une question ?

Vieux : Bien sûr !

Shérif : D’où venez-vous ? Je ne vous ai jamais vu dans le coin.

Vieux : Pas surprenant. Nous sortons une fois par année.

Bric : Tout le reste du temps, on creuse dans la mine.

Brac : Mais le soir de Noël, on sort pour s’acheter du lait et des biscuits au chocolat.

Bric : On adore les biscuits aux pépites de chocolat.

Anita : Êtes-vous le vieux Midas ?

Vieux : Je ne crois pas, non.

Anita : Quand j’étais petite, on me racontait l’histoire du vieux Midas qui à force de chercher de l’or était devenu fou et s’était perdu dans les montagnes.

Vieux : Nous parcourons énormément de chemin chaque année et je peux vous assurer que nous avons un excellent sens de l’orientation.

Bric et Brac se mettent à tourner autour d’Anita.

Bric : Où allez-vous installer ces guirlandes ?

Brac en tirant sur une guirlande : Vous organisez un réveillon ?

Anita en récupérant la guirlande : Aïe, donne-moi ça !

Bric : On adore fêter.

Vieux : Vous allez réveillonner dans la banque ?

Shérif un peu soupçonneux : Hum… Oui.

Brac : Est-ce qu’on est invités ?

Shérif : Je sais pas.

Bric : Noël est la fête de l’accueil et de l’amitié.

Vieux : Si on a le temps, on passera vous saluer.

Shérif : Comme vous voulez.

Brac chatouille Anita.

Anita : Ahhh ! Arrête !!!

Vieux : Bric, Brac, venez mes chers nains. Allons au magasin général avant la fermeture.

Brac : Oui, je veux des biscuits aux pépites de chocolat.

Bric : Et un verre de lait.

Le vieux chercheur d’or et les deux nains partent rapidement.

Anita : Il faut se méfier des chercheurs d’or. Quand ils ne trouvent pas leur précieux minerai, ils vont voler chez les honnêtes gens.

Shérif : Je vais les avoir à l’œil.

Anita fouille dans sa poche.

Anita : Étrange. Ils ont laissé une canne en bonbon dans ma poche.

Elle tend la canne au shérif qui, perplexe, la regarde attentivement.

Shérif : Que veulent ces petits rigolos ?

Il prend la canne.

Shérif : Je ne peux résister aux bonbons.

Anita : Gâtez-vous !

Il met la canne dans sa bouche et la déguste.

Anita : J’aurais besoin d’aide pour accrocher les guirlandes au plafond. Vous voulez m’aider ?

Shérif : Si ce n’est pas trop long.

 

Scène 4

Jesse et James jouent aux cartes. Jesse dépose un triplé.

Jesse : Trois rois !

James qui abat trois cartes à son tour : Et moi, trois as.

Jesse : Pas possible, j’ai déjà deux as dans mon jeu.

Il retourne les cartes de James.

Jesse : Trois as de pique. Il n’y a pas trois as de pique dans un jeu de cartes. T’es un tricheur.

James : Bien sûr que je suis un tricheur. Mais toi aussi, t’as des cartes dans ta manche.

Jesse : T’as triché en premier.

James : Non, c’est toi.

Calamity Jane qui arrive : Cesser de vous chamailler comme des gamins. J’ai un nouveau plan infaillible à vous exposer.

Jesse : Infaillible ? J’espère qu’il est meilleur que votre dernière trouvaille.

James : La grande attaque du train d’or qui devait nous rendre riches et célèbres.

Jesse : Mais on s’est trompé et on a attaqué le train de fumier.

James : Moi, je savais que ça sentait mauvais cette histoire.

Calamity Jane : Qui est-ce qui avait la responsabilité de vérifier l’horaire du train ?

Jesse et James en se pointant mutuellement : Lui !

Calamity Jane : Le plan a échoué à cause de vous deux. Mais cette fois, nous allons réussir.

Jesse : Oui, j’ai hâte de réussir mon premier crime.

James : Pour voir ma photo sur les affiches : « James Kid, recherché, récompense de dix mille dollars ».

Calamity Jane : Je vais vous présenter un ami. Il s’appelle Bill.

Elle se tourne pour lui faire signe.

Calamity Jane : Viens Bill ! Viens nous rejoindre.

Bill arrive.

Calamity Jane : Bill rêve de devenir un hors-la-loi.

Bill : Ouais.

James : C’est pas aussi facile que ça en a l’air.

Calamity Jane : Bill n’est pas très bavard. Mais il a réussi à me faire comprendre que tous les habitants du village de Newtown allaient réveillonner dans la banque.

Jesse : En quoi cela nous concerne-t-il ?

Calamity Jane : Les villageois croient ainsi que personne ne va oser planifier un hold-up.

James : Et ils ont raison.

Calamity Jane : Voilà toute l’intelligence de mon plan. Nous allons quand même braquer la banque.

Jesse et James : Quoi ?

Calamity Jane : On va ainsi pouvoir compter sur l’effet de surprise. Pour réussir, il faut savoir être où on ne nous attend pas.

Jesse : Je vous rappelle que le shérif de Newtown est Tom Mix.

James : Il a coffré plus de hors-la-loi que j’ai mangé de cacahuètes. Et mon père cultivait les cacahuètes.

Calamity Jane : Il faudra donc être plus rusé que le renard. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai plus d’un tour dans mon sac. Le monde entier va enfin connaître mes exploits.

James : Moi, je ne voudrais pas me retrouver en prison sans avoir jamais réussi un coup.

Jesse : Ça serait vraiment humiliant.

Calamity Jane : Ça n’arrivera pas… grâce à Bill.

Bill : Ouais !

 

Scène 5

Le shérif fait sa ronde devant la banque. Claudia surgit.

Claudia : J’ai cru qu’on ne terminerait pas pour ce soir. Mais tout est maintenant prêt.

Shérif : J’espère bien, car les premiers invités se présentent déjà.

Anita : Je n’aurai pas le temps d’enfiler ma nouvelle robe.

Claudia : Si tu te dépêches, tu vas y arriver.

Anita : J’ai trop mal aux jambes. Je ne peux pas courir jusque chez moi.

Claudia : Je vais demander à Mary d’aller la chercher.

Anita : Toutes les dames vont être bien mises ce soir. Je ne voudrais pas avoir l’air d’une misérable. Déjà que ma robe n’est plus très neuve.

Claudia : Tu vas être superbe.

Barney qui arrive à son tour : Si on est en retard, c’est à cause de Bill. Il devait nous aider, mais il a disparu au cours de l’après-midi.

Shérif : Personne ne sait où il est parti ?

Les autres haussent tous les épaules. Le docteur Van Cleef arrive à ce moment.

Van Cleef : Pardonnez-moi, je suis un peu en avance. Je ne supporte pas d’être en retard.

Claudia : Votre ponctualité est légendaire.

Van Cleef : Ceci même si j’ai égaré ma montre.

Shérif : Où est votre charmante épouse ?

Van Cleef : Elle va arriver en même temps que les jeunes danseurs. Ils ont répété tout l’après-midi.

Barney : J’ai vraiment hâte de voir leur spectacle. J’aimerais tellement pouvoir danser comme eux.

Anita : Pourquoi ne participes-tu pas aux cours de danse ?

Barney : Je manque d’équilibre et de toute façon, je n’ai pas de souliers.

Mme Wallach arrive avec une assiette de sucreries.

Mme Wallach :  Attention ! Interdit de toucher !

Claudia : Madame Wallach, vos sucreries sont superbes comme d’habitude.

Mme Wallach : Une recette de ma grand-mère.

Le shérif approche ses doigts de l’assiette. Mme Wallach lui tape la main.

Mme Wallach : Pas touche ! Même pour vous shérif.

Shérif : Pardonnez-moi, j’ai de la difficulté à résister aux bonbons. Ce sont pour moi des pépites d’or.

Claudia à Mme Wallach : Votre collier est magnifique. Je vous envie.

Mme Wallach : Ce n’est rien à côté de celui de la femme du barbier.

Anita : Ou du bracelet de Mme Eastwood.

Shérif : Hum… Il y aura davantage de richesses ici que dans le trésor des pyramides.

 

Scène 6

Calamity Jane, Jesse, James et Bill observent la banque de loin. Calamity Jane a une valise ou un sac.

Jesse : Je crois que tous les villageois sont arrivés maintenant.

Calamity Jane : Excellent.

James : Allez-vous enfin nous expliquer votre fameux plan infaillible ?

Calamity Jane : J’ai attendu au dernier moment pour éviter les gaffes.

Bill : Ouais.

Jesse : Vous n’avez pas confiance ?

Calamity Jane : Ce n’est pas une question de confiance James, c’est une question d’organisation.

James : Ah bon !

Calamity Jane : Vous connaissez l’arnaque du médicament miraculeux ?

Jesse : Non !

Calamity Jane : C’est un vieux truc du Far West. Je vous explique. Un faux médecin se présente dans une ville avec un remède qui guérit tout.

Elle sort de sa valise une bouteille avec un bouchon bleu.

James : Vous avez un remède qui guérit tout ?

Calamity Jane : Non, c’est seulement un mélange d’huile de foie de morue, de vinaigre et de jus de citron. Mais on fait croire aux gens que ça guérit tout.

Jesse : Comment ?

Calamity Jane : On monte une mise en scène. Vous trois, vous serez dans la foule. James, tu auras des béquilles. Je vais annoncer le produit et lorsque je te demanderai de prendre une gorgée du remède…

James : Je vais devoir avaler votre mixture ?

Jesse : Pouah ! Pourquoi ce n’est pas du thé au miel ?

Calamity Jane : Pour être efficace, un remède doit goûter mauvais. Donc… quand tu auras pris une gorgée, tu feras semblant d’être guéri. Tu laisses tomber les béquilles pour marcher normalement comme si c’était un miracle.

James : Mais je marche déjà normalement.

Calamity Jane : Tu dois faire semblant d’être souffrant.

Jesse : Mais on n’est pas comédien, on est hors-la-loi.

James : Je croyais qu’on faisait un hold-up.

Calamity Jane : Si on veut berner le shérif Tom Mix, il faut se dépasser.

Jesse : Et moi, qu’est-ce que j’ai comme maladie ?

Calamity Jane : Tu seras aveugle.

James : Ah ! Ah ! C’est vrai que tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez.

Jesse : Arrête de te marrer. Et lui ? Qu’est-ce qu’il vient faire dans la combine ?

Il pointe Bill.

Calamity Jane : Vous le saurez plus tard.

James : Quand est-ce que l’on pille la banque ?

Calamity Jane : Tout le monde voudra sa gorgée du remède. Je vais en distribuer gratuitement pour Noël. Sauf que nous allons intervertir les bouteilles.

Elle remet la bouteille avec le bouchon bleu dans la valise et en ressort une autre avec un bouchon rouge.

Jesse : Pourquoi elle a un bouchon rouge celle-là ?

Calamity Jane : Parce qu’elle contient un liquide somnifère. On va endormir tout le monde, piller la banque, subtiliser les bijoux des belles dames et voler les portefeuilles des messieurs.

James : La totale !

Jesse : Le cambriolage du siècle ! À nous la gloire !

Jesse et James : Vous êtes géniale patronne !

Calamity Jane : On ne m’appelle pas Calamity Jane pour rien ! J’ai chassé le bison et le castor, j’ai exploré des terres lointaines, j’ai rencontré des tribus inconnues en demeurant toujours dans l’anonymat. Mais avec ce cambriolage, on va enfin connaître mon nom.

Pour obtenir la fin de l’histoire, veuillez vous procurer ce texte

L'inoubliable Noël du shérif solitaire