Pas de panique père Noël

De Luc Boulanger

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Résumé

Au royaume du père Noël, rien ne va plus ; les lutins sont en retard pour la fabrication des cadeaux, le château de glace fond sous l’effet du réchauffement climatique, mais surtout, le méchant Paul Huard, frustré de n’avoir jamais reçu de cadeau à Noël, s’est mis en tête d’anéantir cette belle fête. Par chance, les lutins ont plus d’un tour dans leur sac pour contrer les plans funestes du méchant.

Une histoire au rythme rapide avec des bons et des méchants et bien sûr, à la fin, les méchants deviennent bons grâce à la musique de Noël très présente. Nous y avons également inséré des allusions à l’actualité, à la réalité des nouvelles technologies et aux changements climatiques. Notez qu’à l’achat, vous obtiendrez également une version courte à cinq personnages.

Fiche technique

  • Style/Thème : Conte moderne et comique sur la fête de Noël
  • Lieu : À l'atelier du père Noël
  • Nombre de comédiens : 5 à 8
  • Durée : 45 minutes
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Intermédiaire

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Qu’est-ce que le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur garantit la protection des oeuvres littéraires, dramatiques, artistiques et musicales, des enregistrements sonores, des représentations d’une oeuvre en public et des télécommunications. Le droit d’auteur donne aux créatrices et créateurs le droit, devant la loi, d’être rémunérés pour leurs oeuvres et d’en contrôler l’utilisation.
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Le fait d’acheter un texte sur le site de Animagination vous permet d’avoir accès à l’oeuvre intégrale que vous pouvez lire seul, en groupe ou encore travailler en classe ou en atelier. Mais le simple achat du texte ne vous donne pas l’autorisation de le jouer en public. Pour cela, il faut payer les droits de représentation.
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Vous pouvez revenir en tout temps sur le site de Animagination pour acquitter les droits de représentation. Il est préférable de le faire avant la tenue de l’activité ; la facture faisant office de preuve que vous détenez les droits de représentation. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour payer les droits et ainsi régulariser votre situation.
Est-ce que les écoles doivent payer les droits de représentation ?
Si le texte est joué en classe ou devant un public exclusivement formé d’élèves, les écoles n’ont pas à payer les droits de représentation. Cependant, pour les représentations où les parents et amis sont invités, les droits de représentation s’appliquent.

Notez que les écoles du Québec bénéficient d’une entente entre l’AQAD (L’Association Québécoise des Auteurs Dramatiques) et le MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) qui défraie les droits de représentation devant un public de parents et d’amis. Il faut alors remplir un formulaire sur le site de l’AQAD

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Oui, Animagination accepte de facturer les écoles du territoire de la province de Québec seulement. Il suffit alors de nous faire parvenir un courriel avec le titre de la pièce, le nom de la personne responsable, la ou les dates approximatives de représentation ainsi que l’adresse complète de l’école. Le délai de réponse est de 24 à 48 heures.
Est-ce que les troupes formées d’amateurs doivent payer les droits de représentation ?
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Est-ce que le droit d’auteur s’applique si nous jouons seulement un extrait ?
Les pièces doivent être présentées dans leur intégralité. Il faut une autorisation de l’auteur pour présenter un extrait et le droit d’auteur s’applique assurément.
Est-ce qu’on peut modifier un texte ?
Vous devez respecter l’intégrité du texte. Cependant, vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation d’un personnage féminin en masculin (ou vice versa), changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.
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Il n’y a aucun problème à garder le texte dans vos archives. Cependant, s’il est présenté à nouveau, il faut acquitter les droits de représentation.
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Pour toutes publications, sous toute forme que ce soit, il faut contacter l’auteur ou ses représentants.
Est-ce qu’on peut retrouver les textes en librairie ?
Les textes sont seulement disponibles sur le site de Animagination.

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

Pas de panique père Noël

Extrait de la pièce

Pas de panique père Noël !

de Luc Boulanger

Les personnages
Le lutin Coco
Le lutin Coquin
Le lutin Comique
Le lutin Cool
Paul Huard, le méchant
Détritus, son assistant
Le père Noël
La Fée des glaces

Décors : L’atelier du père Noël occupe la majeure partie de l’aire de jeu, mais il faut penser à laisser un peu d’espace pour les scènes d’interactions entre les deux méchants. L’atelier se compose d’au moins une table ou d’un établi avec des jouets en cours de fabrication. Il y a trois pots de peinture sur l’établi, mais il n’est pas indispensable que les pots contiennent de la vraie peinture ; les jeunes comédiens peuvent simplement faire semblant comme si la peinture était invisible.

Ce texte est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1

Musique de Noël instrumentale. Le lutin Coco est à l’établi en train de peinturer des jouets. Il a trois pots de couleur devant lui. Il semble très concentré. Le lutin Coquin arrive derrière lui et sans se faire voir il vole le pot de peinture que lutin Coco a besoin pour continuer. Lorsque le lutin Coco se tourne pour tremper son pinceau, il s’aperçoit qu’il lui manque un pot. Il regarde à gauche et à droite, hausse les épaules et décide d’utiliser un autre pot. 

Mais le lutin Coquin est toujours caché en arrière et subtilise ce deuxième pot de la même façon que la première fois. Un peu décontenancé, le lutin Coco décide d’utiliser son troisième et dernier pot.

De nouveau, le lutin Coquin réussit à lui prendre son pot sans se faire voir. Cette fois, le lutin Coco se lève de son établi et cherche un peu partout. Comme une ombre, le lutin Coquin le suit. Mais le lutin Coco commence à se douter de quelque chose et à sentir que quelqu’un est sur ses pas. Il se retourne d’un coup pour rester face à face avec le lutin Coquin. Fin de la musique.

 

Scène 2

Coquin : Ah ! Ah ! Ah !

Coco : C’est toi lutin Coquin. Je me doutais bien aussi.

Coquin : Je t’ai bien eu lutin Coco.

Coco : Cesse de me déranger ! On est déjà très en retard pour la fabrication des cadeaux.

Coquin : Je voulais juste rigoler.

Coco : L’heure n’est pas à la rigolade. Si je ne termine pas mon travail, il va me gronder.

Coquin : Bah ! Le père Noël, il ne me fait pas peur !

Coco : Ah oui !

Justement, le père Noël arrive derrière le lutin Coquin. Il se racle la gorge.

Père Noël : Hum, hum.

Le lutin Coquin se retourne.

Coquin un peu surpris : Ah ! Bonjour père Noël.

Père Noël : Qu’est-ce qui se passe ici ?

Coquin : Eh, rien.

Coco : En fait, le lutin Coquin perd son temps à me jouer des tours.

Père Noël vers le lutin Coquin : C’est vrai ça ?

Coquin : Oui et non !

Père Noël : Comment oui et non ?

Coquin : Oui, c’est vrai que je joue des tours, mais non, ce n’est pas vrai que je perds mon temps.

Père Noël : Ah bon !

Coquin : Père Noël ! Vous savez que j’ai toujours plein de bonnes idées.

Père Noël : Ça t’arrive oui !

Coquin : Alors, j’ai trouvé une solution pour rattraper notre retard. J’ai fouillé dans internet et j’ai trouvé un site de jouets pas chers fabriqués en Chine.

Père Noël : Pas question ! Depuis toujours, nous fabriquons nos jouets et nous ne changerons pas cette tradition.

Coquin : Mais toutes les compagnies font maintenant fabriquer leurs objets en Chine.

Père Noël : Pas nous !

Coquin : Au moins, regardez les gadgets drôles que j’ai commandés. Tout d’abord, ce chapeau musical. Vous le mettez sur votre tête et aussitôt vous entendez de la musique de Noël.

Coquin met le chapeau et on entend «Mon beau sapin, roi des forêts…» ou une autre chanson de Noël. Coquin l’enlève et la musique s’arrête.

Coquin : Magnifique n’est-ce pas ? Personne ne peut résister à la musique de Noël.

Père Noël en souriant : C’est plutôt ridicule !

Coquin : J’ai aussi une salière en forme de marteau et des lunettes pour voir la vie en rose.

Père Noël : Assez ! Retourne à ton poste. Il faut rattraper le retard.

Coco : Mais on n’y arrivera jamais père Noël !

Coquin : Nous ne sommes plus que deux. Avec les coupures de budget et les politiques d’austérité, il ne reste plus assez de lutins.

Père Noël : Alors, vous avez ma permission pour en engager deux autres. On remettra le déficit zéro à l’an prochain.

Coquin : Entendu ! On engage deux autres lutins !

Père Noël : Maintenant, cessez de vous jouer des tours et concentrez-vous sur votre travail. Moi, je retourne réparer mon château de glace ; avec le réchauffement climatique, il ne cesse de fondre.

Il part.

Coco : Ah ! Ah ! Ah !

Coquin : Quoi ?

Coco : Tu t’es fait gronder par le père Noël.

Coquin : C’est de ta faute.

Le lutin Coquin met le chapeau musical sur la tête du lutin Coco. On entend une chanson de Noël un peu rock et le lutin Coco fait semblant de jouer de la guitare électrique. Coquin lui enlève le chapeau.

Coquin : J’ai quand même gagné un point. On va pouvoir engager deux nouveaux lutins.

Coco : C’est vrai. Mais qui est-ce qu’on va engager ?

Coquin : Il faut regarder sur la liste d’ancienneté.

Il sort une liste très très longue qui se déroule jusqu’au sol.

Coquin : Le lutin Comique et le lutin Cool sont disponibles.

Coco : Parfait, avec eux, je vais bien m’amuser.

Coquin : Tiens, reprends tes pots de peinture, je cours les chercher.

Il quitte. Le lutin Coco s’installe à l’établi pour continuer son travail.

 

Scène 3

On entend un son de camion ou de hummer et une porte de véhicule qui claque. Paul Huard arrive avec un sac de croustilles vide qu’il chiffonne et jette par terre. Il est suivi de Détritus qui tient un ordinateur format tablette.

Paul : Détritus, est-ce qu’on est arrivé ?

Détritus : Selon mon superordinateur muni d’un GPS, nous y sommes chef !

Paul : Alors ! C’est ici le Pôle Nord. Enfin ! Après cinq jours de route dans la neige, j’ai le goût de me dégourdir.

Détritus : Selon mes calculs, lors de notre voyage, notre camion a libéré dans l’atmosphère plus de trois tonnes de gaz carbonique.

Paul : C’est bien, mais ce n’est pas assez.

Détritus : Oui, on pourrait faire mieux chef !

Paul : Je veux que le réchauffement climatique s’accélère, que le Pôle Nord fonde et que le château du père Noël se liquéfie. Ah ! Ah ! Ah !

Détritus : Si la tendance actuelle se maintient, il ne restera plus de neige au Pôle Nord dans exactement 73 ans.

Paul : Beaucoup trop lent pour moi. Voilà pourquoi nous avons parcouru tout ce chemin ; nous allons donner une bonne leçon au vieux barbu et anéantir la fête de Noël.

Détritus : Il va regretter de nous avoir ignorés toutes ces années.

Paul : Je n’ai jamais eu de cadeaux.

Détritus : Moi non plus.

Paul : Je n’étais pas assez sage. On me disait : « T’as pas écouté tes parents, t’as pas ramassé ta chambre, t’as jeté des papiers par terre ».

Détritus : T’as fait mal à ta sœur, t’as pas brossé tes dents.

Paul : T’as pas été gentil, alors t’auras pas de cadeaux. Mais quand je vais avoir anéanti la fête de Noël, plus personne ne pourra avoir de cadeaux. Ça va être terminé !

Détritus : Chef, on devrait prendre un selfie (ou un égoportrait) pour immortaliser ce moment historique.

Paul : Ouais.

Ils se prennent en photo avec la tablette.

Paul : La première phase de mon plan consiste à créer la pagaille parmi les lutins.

Détritus : Vous avez toujours de bonnes idées chef.

Paul : C’est pour cette raison que je suis le chef. Maintenant, va me chercher les pancartes que nous avons préparées. Tu me rejoindras au moment opportun.

Ils quittent chacun de leur côté.

 

Scène 4

Le lutin Coco est toujours en train de travailler à l’établi. Le lutin Coquin arrive avec le lutin Comique et le lutin Cool. Ce dernier tient une planche à roulettes d’une main et consulte son téléphone intelligent de l’autre.

Comique : Allo lutin Coco !

Coco : Lutin Comique ! Lutin Cool ! Comme je suis content de vous revoir !

Cool : Yo !

Comique : J’ai justement une devinette pour toi. Quel gâteau est tellement dur qu’on a besoin d’une scie pour le couper ?

Coco : Eh, je ne sais pas.

Comique : La buche de Noël.

Coco : Ah ! Ah ! Elle est bonne.

Cool : Elle est plus vieille que ma grand-mère.

Coquin : Ce n’est pas le temps de s’amuser, il faut se mettre au travail. Je vais dans l’entrepôt en arrière pour ramener les outils qu’il nous manque.

Coquin part alors que Paul entre dans l’atelier.

Coco : Mais, qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites ici ?

Comique : Seuls les lutins et le père Noël sont autorisés à entrer dans l’atelier.

Paul : Moi, j’ai le droit.

Cool : Ah oui ! Pourquoi ?

Paul : Simplement parce que je l’ai décidé. Est-ce que vous me reconnaissez ?

Coco : Eh, non !

Paul : Je m’appelle Paul Huard. Je n’ai jamais été sur la liste des enfants sages et je n’ai jamais reçu de cadeaux. Voilà pourquoi vous ne me connaissez pas.

Cool : Vous n’aviez qu’à être sage.

Paul : Écoutez-moi, j’ai une proposition pour vous. Combien il vous paie le père Noël pour fabriquer les cadeaux ?

Comique : Tous les jours, nous recevons un sac de friandises, deux biscuits et un verre de lait.

Paul : Ridicule ! Dans mon camion, j’ai plein de bonbons, de biscuits et de chips (ou croustilles). Si vous venez avec moi, vous pourrez en manger tant que vous voulez sans jamais avoir besoin de travailler.

Cool : J’avoue que c’est intéressant.

Comique : C’est vrai que notre salaire n’a pas augmenté depuis belle lurette.

Coco : Moi, je crois que je souffre de surmenage.

Paul : En plus, on va se promener en camion toute la journée, on va écouter de la musique à tue-tête, on va courir après les animaux pour leur faire peur, on va avoir du fun !!!

Les trois lutins se regardent et semblent d’accord.

Cool : Parfait ! Vous nous avez convaincus.

Comique : Alors, on va dans votre camion ?

Paul : Attendez, il vous reste à démissionner. Ça va être facile, j’ai préparé des pancartes. On va organiser une manifestation pour démontrer au père Noël que plus personne ne veut travailler pour lui.

Détritus arrive à ce moment avec trois pancartes qu’il tend aux lutins. Sur les pancartes on peut lire : «On est des lutins, pas des pantins».

Détritus : Il faut tenir les pancartes bien haut et crier « On est des lutins, pas des pantins ».

Les lutins se mettent à scander mollement.

Paul : Allez ! Plus fort ! On est des lutins, pas des pantins !

Les lutins y vont avec plus d’ardeur. Le père Noël apparaît à ce moment. Il est surpris, voire désemparé.

Père Noël : Saperlipopette !!!

Le lutin Coquin revient à son tour.

Coquin : Pas de panique père Noël ! Je vais trouver une solution.

Il se tourne vers les lutins.

Coquin : Qu’est-ce que tout ce vacarme ?

Coco : Nous ne voulons plus travailler pour le père Noël. On préfère aller avec Paul dans son camion rempli de bonbons. Ensuite, on va se promener et on va faire peur aux animaux.

Coquin : T’es trop naïf lutin Coco. Qu’est-ce qui arrive quand on mange trop de bonbons ?

Coco qui se gratte la tête : Je ne sais pas.

Comique : On a mal au ventre et on a des caries.

Paul : Les caries, on s’en fout. Je ne vais jamais chez le dentiste de toute façon.

Coquin : Pensez-vous que c’est gentil de poursuivre les animaux en camion ?

Cool : Quand on y réfléchit, on s’aperçoit que c’est pas cool.

Paul : Mais non. On leur donne une bonne frousse et on rigole.

Père Noël : Je ne suis pas très fier de vous. Les lutins doivent donner l’exemple.

Comique : Désolé père Noël. On va se remettre au travail immédiatement.

Détritus : Voyons, laissez-vous pas influencer par eux. N’oubliez pas que notre camion déborde de friandises.

Coco : Mais vous êtes méchants.

Paul : Méchants et fiers de l’être.

Père Noël : Je ne vous connais pas et j’ignore comment vous êtes parvenus jusqu’ici, mais je vous prie de partir et de ne plus revenir.

Paul : Je m’appelle Paul Huard…

Détritus : Et moi Détritus.

Paul : Et je vous promets que vous allez de nouveau entendre parler de nous.

Il quitte en coup de vent toujours suivi de Détritus.

Coquin : Voilà de sinistres personnages. Il faudra s’en méfier. Bon, reprenons le travail ; j’ai apporté le matériel.

Les apprentis lutins s’installent à l’établi.

Père Noël : Je retourne réparer mon château. Lutin Coquin, je vais avoir besoin de ton aide.

Coquin : Bien sûr ! Père Noël, je crois qu’il faudra améliorer les conditions de travail des lutins.

Père Noël : Je sais…

Le père Noël et le lutin Coquin quittent. Les autres lutins continuent leur besogne à l’établi.


Scène 5

À l’écart, Paul revient flanqué de Détritus.

Détritus : Notre plan a échoué chef !

Paul : Nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre. Ne t’inquiète pas, j’ai un plan B.

Détritus : Et si on rate le plan B ?

Paul : Alors, nous essaierons le plan C, puis le plan D, jusqu’au plan Z s’il le faut. Je ne m’avouerai jamais vaincu.

Détritus : Vous êtes magnifiquement diabolique chef !

Paul : Merci. Mon plan B consiste à hypnotiser les lutins. Grâce à mon talent malfaisant, j’ai modifié des téléphones intelligents afin qu’ils diffusent des images qui font tomber dans un sommeil si profond qu’il est impossible de se réveiller.

Détritus : Les téléphones intelligents ont déjà un pouvoir hypnotique ; il suffisait donc d’amplifier cette capacité. Belle trouvaille chef !

Paul : Maintenant, je dois retourner au château du père Noël pour donner aux lutins mon petit « cadeau ».

Détritus : Mais ils vont vous reconnaître et se méfier.

Paul : Pas si je suis déguisé. Apporte-moi mon costume numéro huit.

Détritus : Immédiatement chef !

Détritus part et revient rapidement.

Paul : Je vais me faire passer pour un savant. Avec cette perruque, ces lunettes et ce sarrau, ils n’y verront que du feu.

Détritus : Bonne chance chef !

Paul part d’un côté en émettant un rire méchant. Détritus retourne en direction du camion.

 

Scène 6 

Disponible en achetant le texte

 

Scène 7

Toujours costumé en professeur, mais en tenant sa perruque dans les mains, Paul revient dans l’espace hors du château. Détritus est sur ses talons.

Détritus : Vous n’avez pas l’air content chef. Votre plan B a échoué ?

Paul : Disons que c’est un demi-succès. J’ai réussi à hypnotiser deux lutins, mais j’ai été interrompu dans ma démarche.

Détritus : Ne vous découragez pas chef.

Paul : Je suis plus déterminé que jamais. Est-ce que tu as préparé le matériel pour le plan C ?

Détritus : Bien sûr. Votre aspirateur de sons est prêt. Mais je n’ai pas eu le temps de le tester.

Paul : Il va fonctionner, j’en suis certain.

Détritus : Quelle bonne idée chef d’avoir pensé à combiner un vieux radio avec un aspirateur pour en faire une machine à capturer les voix.

Paul : Nous allons aspirer la voix du père Noël afin de le rendre muet. Le vieux barbu ne pourra plus rire, ni parler aux enfants, ni donner ses instructions aux lutins. Ainsi, la fête de Noël va être anéantie. Je jubile déjà.

Pour obtenir la fin de l’histoire, achetez ce texte

 

Un version courte à cinq personnages est aussi disponible lors du téléchargement. Les scènes 4, 5, 6 et 7 sont alors amputées.