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Projet « Le coffre du terrain vague »

De Luc Boulanger

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Résumé

Quatre courts textes qui ont tous le même début mais un développement différent. Vous pouvez jouer les quatre textes avec votre groupe ou encore vous amuser à imaginer d’autres scénarios à partir du texte de départ : quatre jeunes trouvent un coffre dans un terrain vague.

Voici un projet intéressant pour une classe ou un groupe de théâtre. Je l’ai réalisé la première fois avec la P’tite troupe de Vanier à l’automne 2009. J’ai d’abord écrit un début d’histoire où quatre jeunes trouvent un coffre dans un terrain vague. J’ai interrompu l’histoire au moment où ils ouvrent le fameux coffre. Par la suite, nous avons divisé le groupe d’élèves en petites équipes et nous leur avons demandé d’imaginer différents scénarios pour le reste de l’histoire. À partir de ces idées, j’ai écrit les quatre courts textes « Le coffre du terrain vague ».

Avec votre groupe, vous pouvez jouer un ou plusieurs des textes. Le coût est de 20 $ par texte ou 50 $ pour les quatre (12 euros chacun ou 35 euros pour les quatre). N’hésitez pas à communiquer avec moi si vous avez des questions.

Fiche technique

  • Style/Thème : Quatre histoires avec le même début, mais des développements différents.
  • Lieu : Un terrain vague
  • Nombre de comédiens : 5 à 25
  • Durée : 45 minutes
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Débutant

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Informations générales

 

Qu’est-ce que le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur garantit la protection des oeuvres littéraires, dramatiques, artistiques et musicales, des enregistrements sonores, des représentations d’une oeuvre en public et des télécommunications. Le droit d’auteur donne aux créatrices et créateurs le droit, devant la loi, d’être rémunérés pour leurs oeuvres et d’en contrôler l’utilisation.
Une fois que j’ai acheté un texte, est-ce que je peux l’utiliser à ma guise ?
Le fait d’acheter un texte sur le site de Animagination vous permet d’avoir accès à l’oeuvre intégrale que vous pouvez lire seul, en groupe ou encore travailler en classe ou en atelier. Mais le simple achat du texte ne vous donne pas l’autorisation de le jouer en public. Pour cela, il faut payer les droits de représentation.
Est-ce que je dois acheter les droits de représentation immédiatement ?
Vous pouvez revenir en tout temps sur le site de Animagination pour acquitter les droits de représentation. Il est préférable de le faire avant la tenue de l’activité ; la facture faisant office de preuve que vous détenez les droits de représentation. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour payer les droits et ainsi régulariser votre situation.
Est-ce que les écoles doivent payer les droits de représentation ?
Si le texte est joué en classe ou devant un public exclusivement formé d’élèves, les écoles n’ont pas à payer les droits de représentation. Cependant, pour les représentations où les parents et amis sont invités, les droits de représentation s’appliquent.

Notez que les écoles du Québec bénéficient d’une entente entre l’AQAD (L’Association Québécoise des Auteurs Dramatiques) et le MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) qui défraie les droits de représentation devant un public de parents et d’amis. Il faut alors remplir un formulaire sur le site de l’AQAD

Est-ce que Animagination accepte de facturer les écoles du Québec ?
Oui, Animagination accepte de facturer les écoles du territoire de la province de Québec seulement. Il suffit alors de nous faire parvenir un courriel avec le titre de la pièce, le nom de la personne responsable, la ou les dates approximatives de représentation ainsi que l’adresse complète de l’école. Le délai de réponse est de 24 à 48 heures.
Est-ce que les troupes formées d’amateurs doivent payer les droits de représentation ?
Tout le monde doit payer le droit d’auteur. Les troupes formées d’amateurs ne sont pas exemptées, tout comme les organismes sans but lucratif. Même si le spectacle est présenté gratuitement, il faut payer les droits de représentation.
Est-ce que le droit d’auteur s’applique si nous jouons seulement un extrait ?
Les pièces doivent être présentées dans leur intégralité. Il faut une autorisation de l’auteur pour présenter un extrait et le droit d’auteur s’applique assurément.
Est-ce qu’on peut modifier un texte ?
Vous devez respecter l’intégrité du texte. Cependant, vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation d’un personnage féminin en masculin (ou vice versa), changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.
Est-ce qu’on peut garder le texte dans nos archives ?
Il n’y a aucun problème à garder le texte dans vos archives. Cependant, s’il est présenté à nouveau, il faut acquitter les droits de représentation.
Est-ce que je peux publier le texte ou un extrait ?
Pour toutes publications, sous toute forme que ce soit, il faut contacter l’auteur ou ses représentants.
Est-ce qu’on peut retrouver les textes en librairie ?
Les textes sont seulement disponibles sur le site de Animagination.

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme « Écrivains à l’école » subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

Articles de presse

Projet « Le coffre du terrain vague »

Extrait de la pièce

Le coffre du terrain vague

de Luc Boulanger
Merci à Benoît Delamarre pour sa collaboration.

Les personnages

Ils sont unisexes ; ils peuvent donc être joués autant par des garçons que par des filles.

Danielle : intelligente et moralisatrice.
Maxime : enthousiaste, il a un langage pauvre.
Claude : un peu brusque, sans manière.
Alex : craintif, mais astucieux.

Décors

Un gros coffre dans le genre qu’on utilisait autrefois pour ranger des vêtements ou des couvertures. On peut aussi avoir un fond de scène qui représente un terrain vague, mais le coffre seul peut suffire. Le texte est écrit afin de suggérer le lieu.

Ce texte est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Texte de départ (commun aux quatre sketchs)

 

Alex entre tranquillement et regarde un peu partout.  Claude, Maxime et Danielle arrivent ensemble.  Alex reste à l’écart et les observe.

Maxime : Wow, ça flash icitte !  Un vrai terrain vague comme dans les firmes.

Danielle : Je me demande où est-ce que tu as appris à parler.  On ne dit pas « Icitte », on dit « ici » et des « firmes », je ne connais pas ça.  Mais des « films » par exemple, j’aime ça en regarder.

Maxime : Si tu veux.  En tout cas, c’est hot comme place.  Est-ce que vous v’nez souvent ?

Claude : À tous les jours, à moins qu’il fasse mauvais.

Danielle : Ou quand on a trop de devoirs.

Claude : Ben voyons !  On a jamais trop de devoirs.  C’est juste que t’es pas assez lumière ; tu comprends pas assez vite.

Danielle : Aïe, je suis bien plus intelligente que toi.  Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Claude qui répète pour la narguer : Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Danielle : Un bon jour, tu vas le regretter, tu vas comprendre que les connaissances, c’est important.

Claude : Ben oui.

Maxime : Je capote.  Je vais demander à mon père si on peut déménager dans le « boutte ».

Danielle : On dit « dans le bout ».  « Dans le quartier » serait plus précis.

Exaspéré, Claude fait signe à Danielle de se taire.

Claude : Tu penses que ton père va accepter de vendre son bel appart chic pour venir rester dans des HLM.

Maxime : Compte su’ moué.  Je vas l’achaler jusqu’à temps qui veulle.

Danielle : Je serais prête à changer de place avec toi.  J’aimerais ça aller rester dans un beau quartier au centre-ville.

Maxime : Ça l’air beau de loin, mais en vrai, c’est plate à mort.  On a pas de parc, pas de place pour aller jouer.

Claude : Ton père a plein d’argent.  Il t’achète des tonnes de jeux vidéo.  Tu dois pas t’ennuyer.

Maxime : Qu’essé ça donne d’être full cash si t’as pas un beau terrain vague plein de vieilleries pour t’amuser ?  Jouer à la cachette icitte, ça doit être écoeurant.

Claude : J’avoue !

Alex qui s’approche du groupe : Salut gang !  Avez-vous vu ma nouvelle montre ?

Claude : Qu’est-ce que tu veux encore toi ?

Alex : Rien, c’est juste que j’ai trouvé cette montre-là en revenant de l’école.  C’est incroyable tout ce qu’on peut faire avec…

Claude : Écoute minus, si on a besoin de toi, on t’appelle.  Ça marche ?

Alex : Eh OK.

Danielle : Claude !  T’es pas correct.  Alex voulait juste s’intégrer.

Claude : Je me tiens pas avec des plus jeunes.

Danielle : Si tout le monde pensait comme ça, personne ne se tiendrait avec personne.  La preuve, je suis plus vieille que toi et Maxime est plus vieux que nous deux.

Claude qui s’avoue vaincu par cette logique : Ouin.

Maxime qui s’était écarté du groupe : Ar’garder le coffre.  On dirait le trésor d’un pirate.

Claude : C’est bizarre, je l’avais jamais remarqué avant.

Danielle : N’y touchez pas.  Il est plein de rouille.  Vous pourriez attraper le tétanos.

Alex : Le tétanos ?

Danielle : C’est une maladie qui s’attrape sur les objets malpropres.  Tes muscles se contractent jusqu’à écraser tes os.

Maxime : Tu meurs comme ça.

Maxime déconne en faisant plein de convulsions.  Il peut en mettre.  Claude rit.

Claude : T’es fou Maxime !  Allez, on ouvre le coffre.

Alex : Tout d’un coup qu’il y a un vampire dedans ou un zombie.

Maxime : T’écoute trop de firmes.

Danielle : Films !

Alex : Peut-être que le coffre contient des microbes ou le virus d’une épidémie ?

Claude : Arrête de t’énerver.  Il y a probablement rien dedans.

Maxime : C’est ce qu’on va voir.

Il ouvre le coffre...

 

Variation 1 du projet « Le coffre du terrain vague »

 

Les objets maléfiques

 

Personnages supplémentaires au texte de départ :
Sam : Une revenante au teint pâle
Le réalisateur

Personnages figurants :
Pascal
Karina

 

Ensemble : Wow !

Maxime en sortant un chandail : Super hot tripant !  Un gilet des Canadiens de Montréal (ou de toute autre équipe de sport), autographié en plus.

Claude : Un jeu vidéo portatif.  Mes parents n’avaient pas assez d’argent pour m’en acheter un.

Danielle : Le dernier livre de la collection du « Le vampire amoureux».  C’est introuvable aujourd’hui.

Alex : Une chaîne en or avec un cœur… comme j’ai toujours voulu.

Danielle : Il est incroyable ce coffre.

Elle ferme le coffre. Sam est en arrière.

Sam : À votre place, je remettrais les objets où vous les avez pris.

Maxime : T’arrives d’où, toué ?

Sam : Ça fait longtemps que je suis ici.  Vous ne m’aviez pas vu, c’est tout.

Claude : Qu’est-ce que tu veux ?

Sam : Je suis venue pour vous prévenir. Laissez ces objets dans le coffre, ils ne sont pas à vous.

Alex : On les a trouvés, on les garde.

Danielle : Je cherche ce roman depuis longtemps.

Maxime : Ces objets sont à personne. Je gage que ça fait des années qu’ils trainent dans le coffre.

Sam : Écoutez, j’essaie seulement de vous éviter des problèmes.

Claude : Laisse-nous tranquilles, sinon c’est toi qui vas avoir des problèmes.

Sam : Vous devez me croire…

Danielle : Assez, je retourne chez moi pour m’asseoir dans un bon fauteuil et lire mon roman.

Maxime : Je vais aller montrer mon gilet à mes amis. C’est trop cool.

Alex : Moi aussi, je vais aller montrer ma chaîne à tout le monde.

Claude : Je pense que je vais jouer toute la nuit.

Danielle, Claude, Maxime et Alex quittent. Sam hausse les épaules.

Noir ou petit temps

La scène est vide.  Danielle entre, s’assoit sur le coffre pour lire son livre.  Alex va la rejoindre.

Alex : Danielle, tu ne devineras jamais ce qui m’arrive.

Danielle en ne quittant pas son livre : Je donne ma langue au chat.

Alex : Tu te souviens, j’avais passé une audition pour jouer dans la série télévisée « C’est une blague ».  Ben, hier soir, en rentrant à la maison, j’ai reçu un appel.  J’ai été choisie.

Danielle toujours plongée dans son livre : Ah bon !

Alex : Danielle, tu ne m’écoutes pas. Je vais devenir une vedette de la télé.

Danielle : Quoi ?

Alex : J’ai été choisie pour l’émission « C’est une blague ».

Danielle qui réalise enfin : C’est incroyable.  Moi aussi, j’ai quelque chose à t’annoncer ; mes parents venaient de se séparer et ils sont revenus ensemble. Je suis tellement contente.

Maxime qui arrive en courant : C’est débile, je suis lucké. J’en reviens pas.

Alex : C’est la journée des grandes nouvelles.

Maxime : J’ai gagné.

Danielle : Qu’est-ce que t’as gagné ? De l’argent ?

Maxime : Non, un billet de saison des Canadiens de Montréal avec une visite privée du vestiaire avant un match. C’est le jour le plus hot de ma vie. En plus, mon père accepte de déménager à côté du terrain vague. Je capote !

Claude arrive. Il a l’air surpris. Il a la bouche ouverte.

Danielle : Claude, qu’est-ce qui t’arrive ?

Claude : J’ai eu une note parfaite pour ma dictée.  Habituellement, j’ai de la difficulté à avoir la note de passage.

Danielle : Pour quelqu’un qui n’étudie jamais, c’est presqu’un miracle.

Claude : Le prof m’a même félicité.

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Vous pouvez vous procurer le texte à l’unité ou profitez d’un forfait pour les quatre contes.

 

 

Variation 2 du projet « Le coffre du terrain vague »

 

Un génie dans le coffre

 

Personnages supplémentaires au texte de départ :

Génie : Hautain et un peu cinglé

 

Tout le monde se penche pour regarder à l’intérieur.

Danielle : C’est un mannequin.

Claude qui met sa main dans le coffre : Non, ça bouge, c’est vivant.

Ils reculent.  Le personnage sort la tête et s’étire.

Génie : Oh la la !  J’ai trop dormi, je crois.

Alex : Qui êtes-vous ?

Génie : Eh, un vampire.

Danielle un peu surprise : Vous êtes un vampire ?

Génie : Non.

Danielle : Mais vous venez dire que vous êtes un vampire.

Génie : Non, c’est vous qui venez de le dire.

Danielle : Je m’excuse, mais juste avant moi, vous avez dit que vous étiez un vampire.

Génie : Pas du tout, lavez-vous les oreilles ma chère.

Danielle regarde Claude.  Ils haussent les épaules en signe d’incompréhension.

Maxime : Vous êtes qui d’abord ?

Génie en sortant du coffre : Je suis celui que vous attendiez tous.

Claude : On n’attendait personne.

Génie : Mais si.

Alex : Est-ce que vous êtes un génie ?

Génie : Bravo, vous gagnez le gros lot, je suis un génie.

Maxime : Cool, ça veut dire que vous allez pouvoir réaliser nos souhaits.

Génie : Attention, je ne suis pas ce genre de génie.  Quand, je dis que je suis un génie, c’est parce que je suis très intelligent.  Regardez, je connais par cœur la table de multiplication de 2 ; 2 fois 1 égale deux, 2 fois 2 égale quatre, 2 fois 3 égale six…

Danielle : Ça va, on a compris.  On connaît tous la table de deux, donc on est tous des génies.

Génie : Mais moi, je connais aussi la table de cinq millions, trois cent cinquante-trois mille (5 353 000).

Claude : Qu’est-ce que vous faisiez dans le coffre ?

Génie : C’est mon maître qui m’y a enfermé il y a très longtemps.  D’ailleurs, en quelle année sommes-nous ?

Alex : En (année courante).

Génie : Cela fait donc plus de 500 ans.  Comme le temps passe vite.

Alex : Pourquoi votre maître vous a enfermé dans le coffre ?

Génie : Disons qu’il m’arrive de dépasser les bornes, ah, ah ah !!!

Maxime : Comment il a fait pour vous enfermer dans un coffre aussi longtemps ?

Génie : Mon maître était un grand magicien et il a réussi à m’attirer dans le coffre parce qu’il connaissait mon point faible.

Danielle : Et c’est quoi votre point faible ?

Génie : Si vous pensez que je vais vous le révéler, vous vous trompez.

Claude : Maintenant que vous êtes libre, qu’est-ce que vous allez faire ?

Génie : Je vais commencer par manger un peu.  Allez me chercher de la bonne nourriture.  On pourrait commencer par une belle grosse dinde, avec des fruits exotiques…

Maxime : On n’est pas vos « exclaves ».

Génie : On dit « esclaves ».  Mais bien sûr que vous êtes mes esclaves.  Les malheureux qui délivrent le génie, doivent le servir jusqu’à la fin des temps.

Danielle : Dans les histoires, c’est plutôt le contraire.

Génie : Mais nous sommes dans la réalité.

Alex : Je croirais plutôt rêver.

Maxime : À bien y penser, je pense que je vais sacrer mon camp.

Alex, Danielle et Claude : Moi aussi.

Génie en levant les mains : Pas si vite.

Les jeunes restent immobiles.

Alex : Qu’est-ce qui m’arrive ?

Danielle : On dirait que je suis clouée au sol.

 

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Vous pouvez vous procurer le texte à l’unité ou profitez d’un forfait pour les quatre contes.

 

Variation 3 du projet « Le coffre du terrain vague »

 

Abracabra

Personnages supplémentaires au texte de départ :
Sylvie et Sylvain : des jumeaux
M. Asparagus : un vieux magicien

Note : Pour un spectateur assis dans la salle, le côté jardin est à gauche et le côté cour, à droite.

 

Ils regardent le coffre un peu déçus.

Claude : Je vous avais dit qu’il y aurait rien dedans.

Alex : Attends, il me semble que j’ai entendu une voix.

Maxime : Ben non, t’hallucines.  C’est juste ton imagination.

Ils referment le coffre.

Danielle : Je suis quasiment déçue.

Claude : À quoi tu t’attendais ?  Au prince charmant ?

Danielle : À quelle chose qui aurait mis du piquant, de la magie dans nos vies.

Maxime : On joue-tu à la cachette ?  Ça mettrait du piquant dans notre journée en tout cas.

Alex : On pourrait se servir du coffre comme but.

Claude : Jouer à la cachette quand on est quatre, c’est un peu plate.

Sylvie et Sylvain, des jumeaux qui parlent en même temps, entrent à ce moment.

Sylvie et Sylvain : Vous n’êtes plus quatre, vous êtes six maintenant.

Danielle : Ah Sylvie et Sylvain, vous arrivez toujours au bon moment.

Sylvie et Sylvain : Bien sûr !

Alex : Qui est-ce qui compte ?

Claude : C’est Maxime.

Maxime : Hein, pourquoi moué ?

Claude : C’est toi qui as eu l’idée, c’est toi qui comptes.  C’est une règle au terrain vague.

Les autres font, ensemble, un signe affirmatif.

Maxime : OK, mais c’est « dull ».

Sylvie et Sylvain : Nous, on se cache ensemble et on compte ensemble.  On est inséparable.

Danielle : Ça, tout le monde le sait.

Alex : Compte pas trop vite Maxime, il faut que ça dure au moins trente secondes.  Je vais mesurer le temps avec ma nouvelle montre.

Maxime : Attention, je « start » ça tout de suite.  Un, deux, trois…

Les jeunes iront tous se cacher dans les coulisses côté jardin.

Danielle en quittant : « Start » est un anglicisme.  On dit « commencer ».

Maxime reste seul sur la scène.  Il compte silencieusement.

Maxime : Vingt-neuf, trente. J’y vais.

Il regarde à gauche et à droite.

Maxime : C’est pas juste.  Vous connaissez mieux les cachettes que moué.

Il va regarder dans les coulisses côté cour.

Maxime : Y a pas un chat icitte.

Il se dirige vers l’avant de la salle côté jardin et regarde vers le public.

Maxime : Personne icitte non plus.

Il s’attarde un peu à cet endroit.  Pendant ce temps, tous les autres, en file indienne, passent dans son dos sans faire de bruit pour aller se cacher du côté cour.  Lorsqu’ils sont tous rendus, Maxime va vers les coulisses du côté jardin.

Maxime : Où est-ce qu’ils peuvent bien être rendus ?

Maxime se dirige vers l’avant côté cour.  Pendant qu’il regarde vers le public, Claude passe en arrière de lui pour aller silencieusement se cacher dans le coffre.  Mais, il échappe le couvert en le refermant.  En entendant le bruit, Maxime se retourne, mais il n’a pas vraiment vu.

Maxime en parlant vers le public : Me semble que j’ai entendu quet’chose.

Pendant que Maxime parle, Claude soulève le couvert quelques instants et se recache aussitôt.  Probablement averti par le public, Maxime se retourne vers le coffre.  Encore une fois, il n’a rien vu (du moins, il fait semblant de n’avoir rien vu).

Maxime : Aie ! Y a-tu quelqu’un qui se paye ma tête ?

Il réfléchit un peu.

Maxime : Je vas aller voir plus loin.

Il descend dans la salle et se promène dans le public pour chercher.  Lorsqu’il est assez loin, Sylvie et Sylvain sortent de leur cachette et vont toucher au coffre.

Sylvie et Sylvain : Un, deux, trois pour nous.

Danielle qui les suit de près : Un, deux, trois pour moi.

Alex, plus sûre d’elle, prend son temps : Abracadabra, un, deux, trois pour moi.

Maxime qui est toujours parmi les spectateurs : Vous êtes une gang de tricheurs.

Danielle : Pas du tout.

Maxime en revenant vers la scène : J’avais déjà « argardé » dans ce coin-là et il y avait personne.

Sylvie et Sylvain : On s’est déplacé, c’est tout.  On a le droit.

Maxime qui est revenu sur scène : C’est ma première fois, vous auriez dû me laisser des chances.

Alex : On te laisse une chance.  Il te reste Claude à trouver.  On va te donner un indice : il est vraiment proche.

Danielle : Il faut que tu le trouves, car s’il se délivre lui-même, ça va être encore à toi à compter.

Maxime : Attendez que je réfléchisse ; il est vraiment proche.

Il peut écouter les suggestions du public qui sera peut-être impatient de lui révéler la cachette de Claude.

Maxime : Je sais.  Si on a le droit de se déplacer et qu’il est proche ; il doit être dans le coffre.

Il se dirige vers le coffre.

Maxime : Un, deux, trois pour Claude dans le coffre.

Il ouvre le coffre.

Maxime : Y est même pas là.

Les autres en regardant dans le coffre : Hein !

Danielle : Ben voyons, vous l’avez bien vu comme moi.  Il est entré dans le coffre.

Sylvie et Sylvain : Nous l’avons bien vu et il n’a pas pu sortir.

Alex qui se penche : Il est peut-être sorti par une petite porte en arrière.

Maxime : Arrêtez de me niaiser, vous êtes pas comiques du tout.

Danielle : On te fait pas de farce. Même que je commence à trouver ça inquiétant.

Maxime : Tu voulais du piquant, de la magie. En v’là ! Claude a disparu.

Danielle : C’est impossible.  Il doit être quelque part.

Elle met sa main en porte-voix pour crier.

Danielle : Claude, reviens, c’est pas drôle.  J’aime pas ça.

Alex : Regardez, en arrière du coffre, il y a des écritures : Monsieur Asparagus, magicien.  Il y a une adresse et un numéro de téléphone.

Sylvie et Sylvain : Nous connaissons M. Asparagus.  C’est un très mauvais magicien.

Maxime : Ah oui !  Pourquoi ?

Sylvie et Sylvain : C’est à cause de lui que nous parlons toujours en même temps.

Alex : On devrait l’appeler.  Il pourrait sûrement nous aider.

Danielle : Comment pourrait-il nous aider ?

Alex : C’était probablement un coffre pour faire disparaître les gens.  Il doit bien connaître le truc.

Maxime en sortant son téléphone : Donne moué son numéro, je vas l’appeler.

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Vous pouvez vous procurer le texte à l’unité ou profitez d’un forfait pour les quatre contes.

 

Variation 4 du projet « Le coffre du terrain vague »

 

Dans une autre dimension

Personnages supplémentaires au texte de départ :
Frédérique

 

Les autres regardent tous dedans.

Danielle : On dirait que je me sens… bizarre.

Alex : Je vois comme une drôle de lumière au fond.

Claude : C’est comme si on était aspiré.

Maxime : C’est plus fort que moué. J’embarque dedans.

Les autres : Moi aussi, moi aussi…

Maxime met les deux pieds dans le coffre.  Il est suivi des autres.  Une fois qu’ils sont tous dans le coffre, on voit un éclat de lumière et on entend un bruit étrange.  Ils crient.

Claude : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Danielle : Apparemment… rien.

Maxime : Ça sent pas comme d’habitude.

Alex : Ça sent mauvais en tout cas.

Maxime en débarquant : C’est pas mal « weird ».

Les autres débarquent aussi.

Danielle : « weird », c’est un mot anglais.  On dit « étrange » en français.

Maxime : « weird », c’est plus « in », pis toué, t’es « out ».

Danielle : T’as pas rapport.

Claude qui regarde au loin : Est-ce que vous voyez la même chose que moi ?

Alex : J’en crois pas mes yeux.

Frédérique qui entre : Enfin, vous voilà.  Ça fait une heure que je vous cherche.

Les autres restent tous bouche bée.

Frédérique : Qu’est-ce qui vous prend ?

Alex qui s’avance tranquillement pour toucher à Frédérique : T’es bien réelle ?

Frédérique : Bien sûr que je suis réelle.  À quoi tu t’attendais ?  À un fantôme ?

Les autres ont tous un mouvement de recul.

Claude : C’est parce que t’es supposée être… morte.

Frédérique en riant un peu : Je suis loin d’être morte.  J’ai jamais été aussi vivante.

Danielle : T’as eu la leucémie.  J’ai vu tes cheveux tomber.  Je t’ai vu maigrir et perdre tes forces.  Je t’ai vu dans ton cercueil.  On est allé à tes funérailles.  On a tous pleuré.

Maxime : J’ai pleuré toute une nuite.

Frédérique : Vous me faites une blague ou quoi ?  C’est vrai que les médecins ont pensé que j’avais la leucémie, mais ils s’étaient mélangés dans leurs papiers.  Si c’est une blague, elle n’est pas très drôle.

Claude : On est très sérieux, mais on n’a quand même pas tous rêvé.

Alex : Le coffre, vous oubliez le coffre.

Claude : Comment, le coffre ?

Alex : Depuis que nous sommes embarqués dans le coffre et que nous avons vu la lumière, plus rien n’est pareil.

Maxime : T’as raison.  Ar’gardez au coin de la rue là-bas.  D’habitude, il y a un gros édifice de plusieurs étages et maintenant, c’est un McDo.

Claude : J’avais pas remarqué, mais maintenant que tu le dis, je le réalise.

Danielle : Les Mcdo poussent comme des champignons, mais pas aussi vite que ça quand même.

Frédérique : C’est n’importe quoi, j’étais toute petite quand ils ont construit ce McDo.

Alex : C’est parce que nous avons changé de dimension.

Claude : Quoi ?  Ça se peut pas !

Danielle : Mais oui, c’est logique. En embarquant dans le coffre, nous avons franchi une dimension légèrement différente de la nôtre.

Maxime : Si j’ai bien « catché », ça veut dire que sommes comme dans un autre monde où Frédérique est toujours vivante et où il y a un McDo à place du gros édifice.

Alex : Il y a probablement d’autres petites différences.

Frédérique : Vous déconnez complètement.

Danielle : Non, c’est la meilleure explication et ça veut dire que tu n’es pas un fantôme.

Elle se jette dans les bras de Frédérique.

Danielle : Je me suis tellement ennuyé de toi.

Les autres aussi se jettent sur Frédérique.

Frédérick : Ouin, je pensais pas que vous m’aimiez autant.

Alex : Attendez, il faut que l’on retourne dans notre dimension.

Claude : On est bien ici.

Maxime : Si on retourne dans notre dimension, on ne pourra plus voir Frédérick.

Alex : Je sais, c’est triste.  Mais je crois que nous courrons un danger si nous restons ici.

Claude : Comment ça ?

Alex : Nous existons probablement déjà dans ce monde et si nous rencontrons nos doubles, on ne sait pas ce qui peut arriver.

Danielle : Si nous rencontrons nos doubles, ça risque de faire des flammèches.  Comme si les bornes positives et négatives d’une pile électrique se rencontraient.

Claude : Tu viens d’inventer ça ?

Danielle : Non, je m’informe, moi.  Je lis des livres, moi.

Claude : Ouin.

Frédérique : J’ai encore un peu l’impression que vous vous moquez de moi, mais je commence tranquillement à vous croire.

Maxime : On te fait pas marcher.  C’est vraiment vrai.

Frédérique : Juste à voir Danielle, j’ai le goût de vous croire.

Danielle : Comment ça ?  Qu’est-ce que j’ai ?

Frédérique : Ben, habituellement, t’es habillé en noir comme une « Gothic » avec le gros maquillage autour des yeux.

Danielle : Moi, je suis une « Gothic » dans cette dimension ?

Frédérique : Oui.

Danielle : Il ne faut pas que je vois ça, c’est sûr que ça va produire des flammèches.

Alex à Frédérique : Quand tu vas nous voir partir dans le coffre, tu vas être convaincue totalement.

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