Abracadabra

De Luc Boulanger

Résumé

En s’aventurant dans un terrain vague, quatre jeunes découvrent un mystérieux coffre. Ils l’ouvrent et ne trouvent rien de particulier à l’intérieur. Ils décident donc de jouer à cache-cache. Mais, Claude, qui avait eu l’idée de se cacher dans le coffre, est disparu. Ce récit constitue une partie intégrante du projet intitulé Le Coffre du Terrain Vague, un ensemble de quatre courtes pièces partageant un point de départ identique, mais explorant des développements distincts.

Fiche technique

  • Style/Thème : Variation sur un thème
  • Lieu : Terrain vague
  • Nombre de comédiens : 7
  • Durée : 18 min. (13 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Intermédiaire

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

Abracadabra

Pièce de théâtre jeunesse de Luc Boulanger

Merci à Benoît Delamarre pour sa collaboration.

Les personnages

Ils sont unisexes ; ils peuvent donc être joués autant par des garçons que par des filles.

Danielle : intelligente et moralisatrice.
Maxime : enthousiaste, il a un langage pauvre.
Claude : un peu brusque, sans manière.
Alex : craintif, mais astucieux.
Sylvie et Sylvain : des jumeaux
M. Asparagus : un vieux magicien

Note : Pour un spectateur assis dans la salle, le côté jardin est à gauche et le côté cour, à droite.

Décors
Un gros coffre dans le genre qu’on utilisait autrefois pour ranger des vêtements ou des couvertures. On peut aussi avoir un fond de scène qui représente un terrain vague, mais le coffre seul peut suffire. Le texte est écrit afin de suggérer le lieu.

Ce texte de pièce de théâtre jeunesse est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1

Alex entre tranquillement et regarde un peu partout. Claude, Maxime et Danielle arrivent ensemble. Alex reste à l’écart et les observe.

Maxime : Wow, ça flash icitte ! Un vrai terrain vague comme dans les firmes.

Danielle : Je me demande où est-ce que tu as appris à parler. On ne dit pas « Icitte », on dit « ici » et des « firmes », je ne connais pas ça. Mais des « films » par exemple, j’aime ça en regarder.

Maxime : Si tu veux. En tout cas, c’est hot comme place. Est-ce que vous v’nez souvent ?

Claude : À tous les jours, à moins qu’il fasse mauvais.

Danielle : Ou quand on a trop de devoirs.

Claude : Ben voyons ! On a jamais trop de devoirs. C’est juste que t’es pas assez lumière ; tu comprends pas assez vite.

Danielle : Aïe, je suis bien plus intelligente que toi. Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Claude qui répète pour la narguer : Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Danielle : Un bon jour, tu vas le regretter, tu vas comprendre que les connaissances, c’est important.

Claude : Ben oui.

Maxime : Je capote. Je vais demander à mon père si on peut déménager dans le « boutte ».

Danielle : On dit « dans le bout ». « Dans le quartier » serait plus précis.

Exaspéré, Claude fait signe à Danielle de se taire.

Claude : Tu penses que ton père va accepter de vendre son bel appart chic pour venir rester dans des HLM.

Maxime : Compte su’ moué. Je vas l’achaler jusqu’à temps qui veulle.

Danielle : Je serais prête à changer de place avec toi. J’aimerais ça aller rester dans un beau quartier au centre-ville.

Maxime : Ça l’air beau de loin, mais en vrai, c’est plate à mort. On a pas de parc, pas de place pour aller jouer.

Claude : Ton père a plein d’argent. Il t’achète des tonnes de jeux vidéo. Tu dois pas t’ennuyer.

Maxime : Qu’essé ça donne d’être full cash si t’as pas un beau terrain vague plein de vieilleries pour t’amuser ? Jouer à la cachette icitte, ça doit être écoeurant.

Claude : J’avoue !

Alex qui s’approche du groupe : Salut gang ! Avez-vous vu ma nouvelle montre ?

Claude : Qu’est-ce que tu veux encore toi ?

Alex : Rien, c’est juste que j’ai trouvé cette montre-là en revenant de l’école. C’est incroyable tout ce qu’on peut faire avec…

Claude : Écoute minus, si on a besoin de toi, on t’appelle. Ça marche ?

Alex : Eh OK.

Danielle : Claude ! T’es pas correct. Alex voulait juste s’intégrer.

Ateliers de cinéma

Claude : Je me tiens pas avec des plus jeunes.

Danielle : Si tout le monde pensait comme ça, personne ne se tiendrait avec personne. La preuve, je suis plus vieille que toi et Maxime est plus vieux que nous deux.

Claude qui s’avoue vaincu par cette logique : Ouin.

Maxime qui s’était écarté du groupe : Ar’garder le coffre. On dirait le trésor d’un pirate.

Claude : C’est bizarre, je l’avais jamais remarqué avant.

Danielle : N’y touchez pas. Il est plein de rouille. Vous pourriez attraper le tétanos.

Alex : Le tétanos ?

Danielle : C’est une maladie qui s’attrape sur les objets malpropres. Tes muscles se contractent jusqu’à écraser tes os.

Maxime : Tu meurs comme ça.

Maxime déconne en faisant plein de convulsions. Il peut en mettre. Claude rit.

Claude : T’es fou Maxime ! Allez, on ouvre le coffre.

Alex : Tout d’un coup qu’il y a un vampire dedans ou un zombie.

Maxime : T’écoute trop de firmes.

Danielle : Films !

Alex : Peut-être que le coffre contient des microbes ou le virus d’une épidémie ?

Claude : Arrête de t’énerver. Il y a probablement rien dedans.

Maxime : C’est ce qu’on va voir.

Il ouvre le coffre…


Scène 2 de cette pièce de théâtre jeunesse


Les enfants regardent à l’intérieur, un peu déçus.

Claude : Je vous avais dit qu’il y aurait rien dedans.

Alex : Attends, il me semble que j’ai entendu une voix.

Maxime : Ben non, t’hallucines.  C’est juste ton imagination.

Ils referment le coffre.

Danielle : Je suis quasiment déçue.

Claude : À quoi tu t’attendais ?  Au prince charmant ?

Danielle : À quelle chose qui aurait mis du piquant, de la magie dans nos vies.

Maxime : On joue-tu à la cachette ?  Ça mettrait du piquant dans notre journée en tout cas.

Alex : On pourrait se servir du coffre comme but.

Claude : Jouer à la cachette quand on est quatre, c’est un peu plate.

Sylvie et Sylvain, des jumeaux qui parlent en même temps, entrent à ce moment dans cette pièce de théâtre jeunesse.

Sylvie et Sylvain : Vous n’êtes plus quatre, vous êtes six maintenant.

Danielle : Ah Sylvie et Sylvain, vous arrivez toujours au bon moment.

Sylvie et Sylvain : Bien sûr !

Alex : Qui est-ce qui compte ?

Claude : C’est Maxime.

Maxime : Hein, pourquoi moué ?

Claude : C’est toi qui as eu l’idée, c’est toi qui comptes.  C’est une règle au terrain vague.

Les autres font, ensemble, un signe affirmatif.

Maxime : OK, mais c’est « dull ».

Sylvie et Sylvain : Nous, on se cache ensemble et on compte ensemble.  On est inséparable.

Danielle : Ça, tout le monde le sait.

Alex : Compte pas trop vite Maxime, il faut que ça dure au moins trente secondes.  Je vais mesurer le temps avec ma nouvelle montre.

Maxime : Attention, je « start » ça tout de suite.  Un, deux, trois…

Les jeunes iront tous se cacher dans les coulisses côté jardin de cette pièce de théâtre jeunesse.

Danielle en quittant : « Start » est un anglicisme.  On dit « commencer ».

Maxime reste seul sur la scène.  Il compte silencieusement.

Maxime : Vingt-neuf, trente. J’y vais.

Il regarde à gauche et à droite.

Maxime : C’est pas juste.  Vous connaissez mieux les cachettes que moué.

Il va regarder dans les coulisses côté cour.

Maxime : Y a pas un chat icitte.

Il se dirige vers l’avant de la salle côté jardin et regarde vers le public.

Maxime : Personne icitte non plus.

Il s’attarde un peu à cet endroit.  Pendant ce temps, tous les autres, en file indienne, passent dans son dos sans faire de bruit pour aller se cacher du côté cour.  Lorsqu’ils sont tous rendus, Maxime va vers les coulisses du côté jardin.

Maxime : Où est-ce qu’ils peuvent bien être rendus ?

Maxime se dirige vers l’avant côté cour.  Pendant qu’il regarde vers le public, Claude passe en arrière de lui pour aller silencieusement se cacher dans le coffre.  Mais, il échappe le couvert en le refermant.  En entendant le bruit, Maxime se retourne, mais il n’a pas vraiment vu.

Maxime en parlant vers le public : Me semble que j’ai entendu quet’chose.

Pendant que Maxime parle, Claude soulève le couvert quelques instants et se recache aussitôt.  Probablement averti par le public, Maxime se retourne vers le coffre.  Encore une fois, il n’a rien vu (du moins, il fait semblant de n’avoir rien vu).

Maxime : Aie ! Y a-tu quelqu’un qui se paye ma tête ?

Il réfléchit un peu.

Maxime : Je vas aller voir plus loin.

Il descend dans la salle et se promène dans le public pour chercher.  Lorsqu’il est assez loin, Sylvie et Sylvain sortent de leur cachette et vont toucher au coffre.

Sylvie et Sylvain : Un, deux, trois pour nous.

Danielle qui les suit de près : Un, deux, trois pour moi.

Alex, plus sûre d’elle, prend son temps : Abracadabra, un, deux, trois pour moi.

Maxime qui est toujours parmi les spectateurs : Vous êtes une gang de tricheurs.

Danielle : Pas du tout.

Maxime en revenant vers la scène : J’avais déjà « argardé » dans ce coin-là et il y avait personne.

Sylvie et Sylvain : On s’est déplacé, c’est tout.  On a le droit.

Maxime qui est revenu sur scène : C’est ma première fois, vous auriez dû me laisser des chances.

Alex : On te laisse une chance.  Il te reste Claude à trouver.  On va te donner un indice : il est vraiment proche.

Danielle : Il faut que tu le trouves, car s’il se délivre lui-même, ça va être encore à toi à compter.

Maxime : Attendez que je réfléchisse ; il est vraiment proche.

Il peut écouter les suggestions du public qui sera peut-être impatient de lui révéler la cachette de Claude.

Maxime : Je sais.  Si on a le droit de se déplacer et qu’il est proche ; il doit être dans le coffre.

Il se dirige vers le coffre.

Maxime : Un, deux, trois pour Claude dans le coffre.

Il ouvre le coffre.


Scène 3 de ce texte de théâtre jeunesse

 

Maxime : Y est même pas là.

Les autres en regardant dans le coffre : Hein !

Danielle : Ben voyons, vous l’avez bien vu comme moi.  Il est entré dans le coffre.

Sylvie et Sylvain : Nous l’avons bien vu et il n’a pas pu sortir.

Alex qui se penche : Il est peut-être sorti par une petite porte en arrière.

Maxime : Arrêtez de me niaiser, vous êtes pas comiques du tout.

Danielle : On te fait pas de farce. Même que je commence à trouver ça inquiétant.

Maxime : Tu voulais du piquant, de la magie. En v’là ! Claude a disparu.

Danielle : C’est impossible.  Il doit être quelque part.

Elle met sa main en porte-voix pour crier.

Danielle : Claude, reviens, c’est pas drôle.  J’aime pas ça.

Alex : Regardez, en arrière du coffre, il y a des écritures : Monsieur Asparagus, magicien.  Il y a une adresse et un numéro de téléphone.

Sylvie et Sylvain : Nous connaissons M. Asparagus.  C’est un très mauvais magicien.

Maxime : Ah oui !  Pourquoi ?

Sylvie et Sylvain : C’est à cause de lui que nous parlons toujours en même temps.

Alex : On devrait l’appeler.  Il pourrait sûrement nous aider.

Danielle : Comment pourrait-il nous aider ?

Alex : C’était probablement un coffre pour faire disparaître les gens.  Il doit bien connaître le truc.

Maxime en sortant son téléphone : Donne moué son numéro, je vas l’appeler.

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Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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