Dans une autre dimension

De Luc Boulanger

Résumé

En jouant dans un terrain vague, quatre jeunes trouvent un mystérieux coffre. Ils l’ouvrent et découvrent un passage vers une autre dimension où ils rencontrent une amie décédée. Ce texte fait partie du projet « Le coffre du terrain vague » qui regroupe quatre petites pièces qui ont le même début, mais un développement différent.

Fiche technique

  • Style/Thème : Variation sur un thème
  • Lieu : Terrain vague
  • Nombre de comédiens : 5
  • Durée : 20 min. (13 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Débutant, Intermédiaire

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

Dans une autre dimension

Court texte de théâtre fantastique de Luc Boulanger

Merci à Benoît Delamarre pour sa collaboration.

 

Les personnages

Ils sont unisexes ; ils peuvent donc être joués autant par des garçons que par des filles.

Danielle : intelligente et moralisatrice.
Maxime : enthousiaste, il a un langage pauvre.
Claude : un peu brusque, sans manière.
Alex : craintif, mais astucieux.
Frédérique

Décors
Un gros coffre dans le genre qu’on utilisait autrefois pour ranger des vêtements ou des couvertures. On peut aussi avoir un fond de scène qui représente un terrain vague, mais le coffre seul peut suffire. Le texte est écrit afin de suggérer le lieu.

Ce court texte de théâtre fantastique est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1 de ce court texte de théâtre fantastique

Alex entre tranquillement et regarde un peu partout. Claude, Maxime et Danielle arrivent ensemble. Alex reste à l’écart et les observe.

Maxime : Wow, ça flash icitte ! Un vrai terrain vague comme dans les firmes.

Danielle : Je me demande où est-ce que tu as appris à parler. On ne dit pas « Icitte », on dit « ici » et des « firmes », je ne connais pas ça. Mais des « films » par exemple, j’aime ça en regarder.

Maxime : Si tu veux. En tout cas, c’est hot comme place. Est-ce que vous v’nez souvent ?

Claude : À tous les jours, à moins qu’il fasse mauvais.

Danielle : Ou quand on a trop de devoirs.

Claude : Ben voyons ! On a jamais trop de devoirs. C’est juste que t’es pas assez lumière ; tu comprends pas assez vite.

Danielle : Aïe, je suis bien plus intelligente que toi. Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Claude qui répète pour la narguer : Je m’applique quand je fais mes devoirs, moi.

Danielle : Un bon jour, tu vas le regretter, tu vas comprendre que les connaissances, c’est important.

Claude : Ben oui.

Maxime : Je capote. Je vais demander à mon père si on peut déménager dans le « boutte ».

Danielle : On dit « dans le bout ». « Dans le quartier » serait plus précis.

Exaspéré, Claude fait signe à Danielle de se taire.

Claude : Tu penses que ton père va accepter de vendre son bel appart chic pour venir rester dans des HLM.

Maxime : Compte su’ moué. Je vas l’achaler jusqu’à temps qui veulle.

Danielle : Je serais prête à changer de place avec toi. J’aimerais ça aller rester dans un beau quartier au centre-ville.

Maxime : Ça l’air beau de loin, mais en vrai, c’est plate à mort. On a pas de parc, pas de place pour aller jouer.

Claude : Ton père a plein d’argent. Il t’achète des tonnes de jeux vidéo. Tu dois pas t’ennuyer.

Maxime : Qu’essé ça donne d’être full cash si t’as pas un beau terrain vague plein de vieilleries pour t’amuser ? Jouer à la cachette icitte, ça doit être écoeurant.

Claude : J’avoue !

Alex qui s’approche du groupe : Salut gang ! Avez-vous vu ma nouvelle montre ?

Claude : Qu’est-ce que tu veux encore toi ?

Alex : Rien, c’est juste que j’ai trouvé cette montre-là en revenant de l’école. C’est incroyable tout ce qu’on peut faire avec…

Claude : Écoute minus, si on a besoin de toi, on t’appelle. Ça marche ?

Alex : Eh OK.

Danielle : Claude ! T’es pas correct. Alex voulait juste s’intégrer.

Claude : Je me tiens pas avec des plus jeunes.

Danielle : Si tout le monde pensait comme ça, personne ne se tiendrait avec personne. La preuve, je suis plus vieille que toi et Maxime est plus vieux que nous deux.

Claude qui s’avoue vaincu par cette logique : Ouin.

Maxime qui s’était écarté du groupe : Ar’garder le coffre. On dirait le trésor d’un pirate.

Claude : C’est bizarre, je l’avais jamais remarqué avant.

Danielle : N’y touchez pas. Il est plein de rouille. Vous pourriez attraper le tétanos.

Alex : Le tétanos ?

Danielle : C’est une maladie qui s’attrape sur les objets malpropres. Tes muscles se contractent jusqu’à écraser tes os.

Maxime : Tu meurs comme ça.

Maxime déconne en faisant plein de convulsions. Il peut en mettre. Claude rit.

Claude : T’es fou Maxime ! Allez, on ouvre le coffre.

Alex : Tout d’un coup qu’il y a un vampire dedans ou un zombie.

Maxime : T’écoute trop de firmes.

Danielle : Films !

Alex : Peut-être que le coffre contient des microbes ou le virus d’une épidémie ?

Claude : Arrête de t’énerver. Il y a probablement rien dedans.

Maxime : C’est ce qu’on va voir.

Il ouvre le coffre…

Les autres enfants regardent tous dedans.

 

Scène 2 de ce court texte de théâtre fantastique

Danielle : On dirait que je me sens… bizarre.

Alex : Je vois comme une drôle de lumière au fond.

Claude : C’est comme si on était aspiré.

Maxime : C’est plus fort que moué. J’embarque dedans.

Les autres : Moi aussi, moi aussi…

Maxime met les deux pieds dans le coffre.  Il est suivi des autres.  Une fois qu’ils sont tous dans le coffre, on voit un éclat de lumière et on entend un bruit étrange.  Ils crient.

Claude : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Danielle : Apparemment… rien.

Maxime : Ça sent pas comme d’habitude.

Alex : Ça sent mauvais en tout cas.

Maxime en débarquant : C’est pas mal « weird ».

Les autres débarquent aussi.

Danielle : « weird », c’est un mot anglais.  On dit « étrange » en français.

Maxime : « weird », c’est plus « in », pis toué, t’es « out ».

Danielle : T’as pas rapport.

Claude qui regarde au loin : Est-ce que vous voyez la même chose que moi ?

Alex : J’en crois pas mes yeux.

Frédérique qui entre : Enfin, vous voilà.  Ça fait une heure que je vous cherche.

Les autres restent tous bouche bée.

Frédérique : Qu’est-ce qui vous prend ?

Alex qui s’avance tranquillement pour toucher à Frédérique : T’es bien réelle ?

Frédérique : Bien sûr que je suis réelle.  À quoi tu t’attendais ?  À un fantôme ?

Les autres ont tous un mouvement de recul.

Claude : C’est parce que t’es supposée être… morte.

Frédérique en riant un peu : Je suis loin d’être morte.  J’ai jamais été aussi vivante.

Danielle : T’as eu la leucémie.  J’ai vu tes cheveux tomber.  Je t’ai vu maigrir et perdre tes forces.  Je t’ai vu dans ton cercueil.  On est allé à tes funérailles.  On a tous pleuré.

Maxime : J’ai pleuré toute une nuite.

Frédérique : Vous me faites une blague ou quoi ?  C’est vrai que les médecins ont pensé que j’avais la leucémie, mais ils s’étaient mélangés dans leurs papiers.  Si c’est une blague, elle n’est pas très drôle.

Claude : On est très sérieux, mais on n’a quand même pas tous rêvé.

Alex : Le coffre, vous oubliez le coffre.

Claude : Comment, le coffre ?

Alex : Depuis que nous sommes embarqués dans le coffre et que nous avons vu la lumière, plus rien n’est pareil.

Maxime : T’as raison.  Ar’gardez au coin de la rue là-bas.  D’habitude, il y a un gros édifice de plusieurs étages et maintenant, c’est un McDo.

Claude : J’avais pas remarqué, mais maintenant que tu le dis, je le réalise.

Danielle : Les Mcdo poussent comme des champignons, mais pas aussi vite que ça quand même.

Frédérique : C’est n’importe quoi, j’étais toute petite quand ils ont construit ce McDo.

Alex : C’est parce que nous avons changé de dimension.

Claude : Quoi ?  Ça se peut pas !

Danielle : Mais oui, c’est logique. En embarquant dans le coffre, nous avons franchi une dimension légèrement différente de la nôtre.

Maxime : Si j’ai bien « catché », ça veut dire que sommes comme dans un autre monde où Frédérique est toujours vivante et où il y a un McDo à place du gros édifice.

Alex : Il y a probablement d’autres petites différences.

Frédérique : Vous déconnez complètement.

Danielle : Non, c’est la meilleure explication et ça veut dire que tu n’es pas un fantôme.

Elle se jette dans les bras de Frédérique.

Danielle : Je me suis tellement ennuyé de toi.

Les autres aussi se jettent sur Frédérique.


Scène 3

Frédérick : Ouin, je pensais pas que vous m’aimiez autant.

Alex : Attendez, il faut que l’on retourne dans notre dimension.

Claude : On est bien ici.

Maxime : Si on retourne dans notre dimension, on ne pourra plus voir Frédérick.

Alex : Je sais, c’est triste.  Mais je crois que nous courrons un danger si nous restons ici.

Claude : Comment ça ?

Alex : Nous existons probablement déjà dans ce monde et si nous rencontrons nos doubles, on ne sait pas ce qui peut arriver

Danielle : Si nous rencontrons nos doubles, ça risque de faire des flammèches.  Comme si les bornes positives et négatives d’une pile électrique se rencontraient.

Claude : Tu viens d’inventer ça ?

Danielle : Non, je m’informe, moi.  Je lis des livres, moi.

Claude : Ouin.

Frédérique : J’ai encore un peu l’impression que vous vous moquez de moi, mais je commence tranquillement à vous croire.

Maxime : On te fait pas marcher.  C’est vraiment vrai.

Frédérique : Juste à voir Danielle, j’ai le goût de vous croire.

Danielle : Comment ça ?  Qu’est-ce que j’ai ?

Frédérique : Ben, habituellement, t’es habillé en noir comme une « Gothic » avec le gros maquillage autour des yeux.

Danielle : Moi, je suis une « Gothic » dans cette dimension ?

Frédérique : Oui.

Danielle : Il ne faut pas que je vois ça, c’est sûr que ça va produire des flammèches.

Alex à Frédérique : Quand tu vas nous voir partir dans le coffre, tu vas être convaincue totalement.

Vous avez lu la moitié de l’histoire. Pour obtenir la suite, veuillez acheter l’intégralité de ce court texte de théâtre fantastique

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

L’auteur a droit au respect de son œuvre. Elle ne peut être modifiée ou adaptée sans son consentement. Cependant, pour les textes du site Animagination vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation du genre d’un personnage, changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.

Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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