Le larcin de Pépin

De Luc Boulanger

Résumé

L’inspecteur Sentout est un personnage en chair et en os qui veille sur l’univers des marionnettes. Il résout les situations problématiques qui surgissent entre les différents personnages qui peuplent cet univers merveilleux.

Dans cet épisode, Madame Bigras remporte une somme importante d’argent qu’elle transporte dans un sac. Distraite, elle oublie le sac sur la place publique, et c’est le jeune Pépin qui le découvre. Écoutant les conseils du Petit Diable, Pépin décide de garder l’argent pour lui et de le dissimuler soigneusement. Lorsque Madame Bigras revient chercher son sac et constate qu’il a été volé, elle appelle à l’aide. C’est à ce moment crucial que l’inspecteur entre en scène pour résoudre l’affaire… Ce spectacle est conçu pour être présenté à des enfants de 3 à 8 ans.

Fiche technique

  • Style/Thème : Différence le bien et le mal, apprendre de bons comportements
  • Lieu : Un castelet qui représente une place publique
  • Nombre de comédiens : 2 à 5
  • Durée : 35 à 40 minutes
  • Âge : 5 à 8 ans
  • Niveau : Avancé

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

Le larcin de Pépin

Texte de théâtre de marionnettes de Luc Boulanger

L’inspecteur Sentout est un humain qui veille sur l’univers des marionnettes. Il résout les différentes situations problématiques qui surgissent entre les différents personnages qui peuplent cet univers.

Dans cet épisode, Madame Bigras a gagné un gros montant d’argent qu’elle porte dans un sac. Elle oublie le sac sur la place publique et c’est le jeune garçon Pépin qui le trouve. Il écoute le Petit Diable qui lui conseille de garder l’argent pour lui et de le cacher dans un endroit secret. Lorsque Madame Bigras revient pour reprendre son sac, elle crie à l’aide lorsqu’elle s’aperçoit que quelqu’un l’a volé. C’est à ce moment que l’inspecteur entre en scène…

Ce texte de théâtre de marionnettes est conçu pour être présenté à des enfants de 3 à 8 ans. Il fait appel à plusieurs éléments qui sauront retenir l’attention des petits : vocabulaire accessible, histoire simple proche du quotidien avec une différence bien marquée entre le bien et le mal, des personnages typés aux caractères assumés, beaucoup d’effets de surprise et de petites comptines à répéter. Mais le plus important, c’est que le public est le sixième personnage de cette histoire. Le texte a été écrit en incluant, en anticipant les réactions des enfants. Ils sont les témoins du vol et ce sont eux qui vont aider l’inspecteur à résoudre l’énigme.

Le larcin de Pépin est un des premiers textes conçus par Animagination et c’est celui que nous avons joué le plus souvent et le plus longtemps. Au cours des ans, il a été bonifié pour atteindre un niveau d’efficacité que nous osons qualifier d’optimal. À vous maintenant de continuer à le faire vivre !

Les personnages

L’inspecteur Sentout : humain grandeur nature, calme mais énergique, réfléchi, réconfortant,
Madame Bigras : gentille, mais émotive et exubérante,
Pépin : petit garçon espiègle et naïf,
Gendarme : représente l’ordre public,
Petit Diable : mal intentionné et astucieux (Le personnage du Diable peut être remplacé par un bandit ou tout autre entité représentant la malveillance).
Au départ, le texte était conçu pour deux comédiens. Un comédien jouait l’inspecteur et animait le gendarme ainsi que le Petit Diable et l’autre, un marionnettiste, aimait Madame Bigras, Pépin et la dernière apparition du Petit Diable. Mais il est possible que chacun des personnages soit joué indépendamment.

Décors de ce texte de théâtre de marionnettes
Dans un castelet classique, on voit de petites maisons. L’espace est assez grand pour que deux marionnettes puissent se mouvoir.

Ce texte de théâtre de marionnettes est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises

 

Scène 1 de ce Texte de théâtre de marionnettes : L’introduction de l’inspecteur

Sentout : Bonjour, je me présente, je suis l’inspecteur Sentout, celui qui sent tout et trouve toujours tout. Aujourd’hui, je suis venu vous raconter une de mes grandes aventures, une de mes grandes enquêtes avec mes amis les marionnettes. Mais avant d’aller plus loin, j’aimerais savoir : est-ce que vous aimez les marionnettes ?

Les enfants répondent.

Sentout : Ça tombe bien, car je dois vous révéler un secret important à propos des marionnettes et ce secret, elles n’aiment pas que je le dise. Mais comme c’est important, je vais vous le confier. Le secret, c’est que les marionnettes ont un peu peur de vous et je vous explique pourquoi. Vous savez, les marionnettes, elles ne sont pas bien grandes. Elles ont à peu près cette grandeur-là. Alors, les marionnettes ont peur de vous parce que vous êtes grands, que vous êtes beaucoup et que vous avez des grossssses voix. Il est donc important de ne pas parler durant le spectacle, sinon les marionnettes vont avoir peur, elles vont se sauver et on ne pourra pas voir la fin. Pour être certain que le spectacle se déroule bien, j’ai un truc. Je dis la phrase suivante « Quand on regarde un spectacle de marionnettes, on ouvre grands ses yeux, grandes ses oreilles et on zippe la bouche ».  On répète tout le monde ensemble « Quand on regarde un spectacle de marionnettes, on ouvre grands ses yeux, grandes ses oreilles et on zippe la bouche ».

Le public répète la phrase et les gestes qui vont avec.

Sentout : Mais là, l’inspecteur n’est pas content parce qu’il y a des parents (ou des adultes) qui n’ont pas bien répété et c’est souvent eux qui font du social durant les représentations.

L’inspecteur fait des gros yeux aux adultes.

Sentout en insistant : Alors, on répète tout le monde ensemble : « Quand on regarde un spectacle de marionnettes, on ouvre grands ses yeux, grandes ses oreilles et on zippe la bouche ».

Le public répète encore une fois.

Sentout : C’est sûr que les marionnettes vont nous faire rire, on peut rire, mais tout de suite après, zip !  Parfois, les marionnettes vont nous parler, elles peuvent nous dire « bonjour ».  On peut répondre « bonjour », mais tout de suite après zip ! Vous avez compris ? Excellent ! Maintenant, je vais aller voir si les marionnettes sont prêtes. Attendez-moi deux instants.

L’inspecteur se retourne et regarde à l’intérieur du castelet. Les marionnettes sont encore en coulisse.

Sentout : Oh là là ! Oh non ! Mais Pépin, qu’est-ce que tu fais ? Tu es encore en train de manger des biscuits. Ah ! Les marionnettes ! Elles ne sont jamais prêtes quand il le faut. Tes vêtements sont pleins de miettes. Pépin, va ranger les biscuits immédiatement et va secouer tes vêtements. Allez ouste ! Oh non, mais qu’est-ce que je vais faire pendant ce temps ? Oh là, là. Inspecteur, on se calme. On respire par le nez. Il y a sûrement une solution.

Petit temps.

Sentout : Je sais. Nous allons bouger un peu avec de la gymnastique. Ça tombe bien, je n’ai pas eu le temps de faire mes exercices ce matin. Les amis, vous allez m’aider en répétant après moi. Vous allez voir, c’est une gymnastique très simple. Pas besoin de vous lever. Tout d’abord, vous répondez à cette question : Êtes-vous en forme ?

Les enfants répondent affirmativement. L’inspecteur reprend la question une deuxième fois.

Sentout : Très bien. Alors, faites-le avec les épaules.

Il bouge les épaules de façon comique et les enfants l’imitent. On répète la question plusieurs fois avec une partie du corps différente : faites-le avec les genoux, les mains, la langue et les fesses.

Sentout : Voilà, je crois que nous sommes bien en forme pour le spectacle. Maintenant, je vais aller voir si les marionnettes sont prêtes. Attendez-moi deux instants.

L’inspecteur se retourne et regarde dans le castelet.

Sentout : Pépin, tu es là ? Tu as rangé les biscuits ? Tu t’es secoué ? Parfait.

Il se tourne vers la coulisse opposée en direction de Madame Bigras qu’on ne voit toujours pas.

Sentout : Madame Bigras ! Oui ! Les enfants sont arrivés. Ils ont l’air gentils… Oui, oui, c’est une très belle robe. Elle vous va à ravir.

Sentout aux enfants : Alors, les amis, vous êtes chanceux, les marionnettes sont prêtes et le spectacle va pouvoir commencer. Et surtout, vous n’oubliez pas « Quand on regarde un spectacle de marionnettes, on ouvre grand ses yeux, grandes ses oreilles et on zippe la bouche ». Excellent ! Je pars, mais je vais revenir un peu plus tard au cours de l’histoire.

Il part, fait quelques pas, mais se retourne rapidement pour créer un effet comique.

Sentout : Gardez ce bon silence !

Il part de nouveau, mais reprend le même manège.

Sentout : Au revoir, à bientôt, bon spectacle !

Il part définitivement. Fin de la scène de ce texte de théâtre de marionnettes.

 

Scène 2 : Madame Bigras a gagné un gros montant d’argent

On entend Madame Bigras qui parle au téléphone, mais on ne la voit pas encore.

 Bigras : Oh ! Gertrude ! J’suis tellement contente. J’ai hâte d’annoncer la nouvelle à mon mari… Oui Gertrude, mais là, je dois te laisser mon mari m’attends… Gertru … Gert… Gertrude, je raccroche là ? C’est ça. Bonjour. Oui, on se rappelle. À bientôt !

 Madame Bigras arrive en fredonnant un succès d’un chanteur de charme populaire au goût du jour. Pour l’exemple, appelons-le DON JUAN.  Souvent, quand elle arrive ou repart de scène, elle reprend la chanson.

Bigras : Bonjour tout le monde. Ça va bien ?

Les enfants répondent.

Bigras : Tant mieux parce que moi aussi ça va très très bien. Devinez quoi ? Tout à l’heure, j’suis allée jouer au bingo et il m’est arrivé quelque chose de fantastique, de formidable, de merveilleux ! J’ai gagné… Le gros lot ! C’est la première fois que ça m’arrive. Oh ! Mais c’est vrai, vous ne savez pas ce que j’ai gagné. Voulez-vous voir mon prix ?

Bien sûr, les enfants veulent le voir.

Bigras : Un instant, je vais le chercher et je reviens tout de suite.

Elle vient pour sortir, mais se retourne juste au moment où elle allait disparaître.

Bigras : Mais avant, j’aimerais savoir… Si je vous montre mon prix, vous n’allez pas me le prendre ?

Non !

Bigras : Très bien. Vous avez l’air d’être des gens honnêtes. J’vais le chercher tout de suite.

Elle part en fredonnant et revient immédiatement avec le sac d’argent.

Bigras en déposant le sac sur la tablette en avant : Voilà ! Savez-vous ce qu’il y a à l’intérieur de ce sac ?

Réponses diverses.

Bigras :  Il y a… attention… un gros montant d’argent ! Et avec cet argent, je vais m’acheter une belle grande télévision en couleur… du genre cinéma maison. C’est pour mieux voir le beau Don Juan. Y’é tellement beau. Si je le rencontrais sur la rue, je ne pourrais pas m’empêcher de lui sauter au cou et de lui donner plein de bisous, bisous, bisous !!!

Elle envoie des bisous dans toutes les directions et s’énerve un peu trop. Soudain, elle s’arrête un peu gênée d’avoir été tant démonstrative.

Bigras : Oh ! Excusez-moi ! Ça doit être les émotions.

Voix off : Madame Bigras venez vite voir, c’est Don Juan à la télévision ! Dépêchez-vous ! Vous allez le manquer !

Bigras : Excusez-moi, je ne rate jamais une entrevue avec Don Juan.

Elle repart en chantant, mais en oubliant le sac sur la tablette.

 Un temps.

Elle revient toute joyeuse en fredonnant.

Bigras : Je viens de voir le beau Don Juan à la télévision. Il parle tellement bien ! Il chante bien aussi ! Vous savez, c’est vraiment mon idole. Ah ! Mais j’y pense ! Mon mari n’est pas encore au courant de la nouvelle ! Il faut que j’aille lui annoncer que j’ai gagné le gros lot. Désolée, je dois vous quitter.

Elle repart toujours en chantant et oublie de nouveau le sac sur la tablette.

 

Scène 3 de ce texte de théâtre de marionnettes : Pépin, le Petit Diable et le sac d’argent

Pépin surgit brusquement. Il se promène rapidement et imagine qu’il conduit une voiture.

Pépin : Brrr… Brrr… Brrr… Brrr… Superman, le roi des bananes. C’est moi Pépin, le p’tit garçon joueur de tours. Brrr…Brrr… Brrr hiiiii.

Il imite le bruit des freins et s’arrête. Il vient d’apercevoir le sac d’argent sur la tablette.

Pépin : Hein ? Mais qu’est-ce que c’est ?

Il secoue le sac.

Pépin : Wow ! J’ai trouvé un trésor ! Un vrai trésor à part ça !

Pépin réfléchit un instant.

Pépin : Ouais… Mais ce n’est pas à moi cet argent.  J’peux pas le garder pour moi. J’ai une idée ! J’vais aller le porter à la police. Elle va trouver à qui ça appartient.

Le Petit Diable apparaît de façon à faire sursauter le public.

Diable : Ah ! Ah !

Pépin : Mais qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous voulez ?

Diable : Je suis là pour t’aider, te donner des conseils. Pépin, cet argent, tu l’as trouvé.  Alors, garde-le.

Le Petit Diable disparaît aussitôt.

Pépin au public : Garder l’argent pour moi ? C’est tentant, mais non, j’vais suivre ma première idée. J’vais aller porter l’argent à la police.

Le Petit Diable apparaît de nouveau.

Diable : Pépin, pense à tout ce que tu pourrais acheter avec cet argent. Tu pourrais t’acheter des bonbons.

Pépin : Oui, oui des bonbons !

Diable : Tu pourrais t’acheter des jouets !

Pépin : Oui, oui, oui des jouets !

Diable : Et même, un jeu vidéo.

Pépin : Oh ! Oui, un jeu vidéo ! Ça fait longtemps que j’rêve d’en avoir un.

Diable : Penses-y Pépin, penses-y bien.

Le Petit Diable disparaît.

Pépin : Un jeu vidéo… Et ma mère qui ne veut pas m’en acheter un. Mais maintenant, j’ai de l’argent à moi.

Il pointe le sac.

Pépin : Mais non ! J’vais suivre ma première idée. C’est la plus sage. J’vais aller porter l’argent à la police.

Le Petit Diable apparaît encore une fois.

Diable : Quand on trouve, on garde. Ce trésor est à toi. Si tu le laisses là, quelqu’un d’autre va s’en emparer.

Pépin : C’est vrai ça ?

Diable : Certainement, écoute mon conseil. Prends l’argent, comme ceci.

Le Petit Diable soulève le sac et le donne à Pépin.

Diable : Excellent et surtout cache bien l’argent pour que personne ne le trouve.

Le Petit Diable disparaît.

Pépin : Aie ! Aie ! Aie ! C’est excitant ! C’est la première fois que je fais ça. Il faut absolument que je trouve une bonne cachette pour mettre l’argent en lieu sûr. Où est-ce que je pourrais bien le mettre ? Je sais ! J’vais le cacher sous mon lit. Ça, c’est une bonne cachette.

Il s’adresse directement au public.

Pépin : Mais surtout, ne dites pas aux autres que c’est moi qui suis parti avec l’argent. C’est un secret entre vous et moi. Chhhut !!!

Il quitte. À ce moment du spectacle, les enfants sont souvent très interpelés par l’injustice et deviennent fortement réactifs. Certains n’hésiteront pas à répondre à Pépin qu’ils vont le dénoncer. Le retour de Madame Bigras sera peut-être un peu cacophonique. Voilà pourquoi Mme Bigras doit être très expressive pour recentrer l’attention.

 

Scène 4 de ce texte de théâtre de marionnettes : Mme Bigras appelle au secours

Mme Bigras revient rapidement en chantant toujours la même chanson.

Bigras : Ah ! Vous êtes encore là ! Imaginez-vous que de retour à la maison, je me suis rendu compte que j’avais les mains vides. C’est pour ça que je suis revenue pour retrouver mon arg… Ben voyons ! Il me semblait que je l’avais déposé juste ici… Ah ben ! Vous autres ! Vous m’avez joué un bon tour. Allez ! Rendez-moi mon sac d’argent.

Les enfants répondent qu’ils n’ont pas pris l’argent. C’est quelqu’un d’autre.

Bigras : Comment ? Vous n’avez pas mon argent ! Mais qui est-ce alors ? Quoi ? Vous êtes en train de me dire que je suis victime d’un vol ! Au voleur ! Monsieur le Gendarme ! Au voleur !

Le Gendarme arrive.

Gendarme : Voilà, pas de panique, je suis là. Mais qu’est-ce qui se passe, Madame Bigras ?

Le Gendarme s’approche de Mme Bigras qui sanglote toujours, mais lorsqu’il vient pour lui toucher l’épaule, elle se met à hurler. Le Gendarme sursaute et recule. Il tente de nouveau de l’aborder avec le même résultat.

Gendarme : Mme Bigras, écoutez, je ne comprends rien. Expliquez-vous.

Mme Bigras : Oh ! Monsieur le Gendarme, c’est épouvantable ce qui m’arrive. Il faut absolument que vous m’aidiez.

Gendarme : Mais je suis là pour ça. Racontez-moi.

Mme Bigras : J’ai gagné le gros lot… J’ai oublié mon sac d’argent ici, je suis parti quelques instants et à mon retour, il avait disparu. On m’a volé ! Finie la belle télévision en couleur ! Fini le beau Don Juan ! Qu’est-ce que je vais devenir ?

Gendarme : Ne vous en faites pas, je crois que je connais l’homme de la situation. Il s’agit de l’inspecteur Sentout, celui qui sent tout et trouve toujours tout.

Mme Bigras : Mais appelez-le tout de suite !

Gendarme : On va l’appeler avec les amis.

Il se tourne vers le public.

Gendarme : Je vais dire « Inspecteur Sentout » et tout le monde va répéter.  Allons-y. Attention, un deux, trois, « Inspecteur Sentout ».

Les enfants répètent, mais aucun inspecteur à l’horizon.

Bigras : Mais il n’arrive pas !

Gendarme : Attendez, on va recommencer un petit peu plus fort. Un, deux, trois « Inspecteur Sentout ».

Tout le public appelle l’inspecteur à pleins poumons.

Bigras : Il n’est toujours pas là.

Gendarme : Écoutez, l’inspecteur travaille très fort. Il s’est peut-être endormi sur son bureau. Je vais aller vérifier.

Il part calmement.

Bigras : Dépêchez-vous.

Gendarme : Je cours, je cours.

Il avance lentement.

Bigras en poussant un peu le Gendarme : Mais plus vite, voyons. Le voleur va avoir le temps de dépenser tout mon argent.

Le Gendarme quitte. Mme Bigras continue de sangloter.

 

Scène 5 de ce texte de théâtre de marionnettes : Sentout rencontre Mme Bigras

Tout doucement, en regardant un peu partout avec sa loupe, l’inspecteur Sentout revient enfin. Il aperçoit Mme Bigras qui sanglote. Il s’approche tranquillement. Au moment où il vient pour lui toucher l’épaule, elle se met à pleurer très fort. L’inspecteur sursaute et recule. Ce qui ne manquera pas de provoquer le rire des enfants. Il tente une nouvelle approche avec les mêmes résultats. Pour son troisième essai, il ne touchera pas l’épaule de son interlocutrice, mais va plutôt s’imposer par la parole.

Sentout : Est-ce que vous êtes Mme Bigras ?

Bigras : Oh ! Inspecteur Sentout, c’est bien vous ?

Sentout : C’est bien moi, l’inspecteur Sentout, celui qui sent tout et trouve toujours tout.

Ils se serrent la main.

Bigras : Enchantée de vous rencontrer. Vous êtes presque aussi beau que Don Juan.

Sentout : Oh merci ! En quoi puis-je vous aider ?

Bigras : Monsieur l’inspecteur, c’est épouvantable ce qui m’arrive.

Sentout : Donnez-moi des détails.

Bigras : J’ai gagné le gros lot… J’ai oublié mon sac d’argent ici, je suis parti quelques instants et à mon retour, il avait disparu. On m’a volé ! Finie la belle télévision en couleur ! Fini le beau Don Juan ! Quel malheur !!!

Sentout : Écoutez Mme Bigras, est-ce qu’il y a eu des témoins ?

Bigras : Vous voulez dire des gens qui auraient vu le vol.

Sentout : Exactement.

Bigras : Non, je ne pense pas.

Dans la foule, des enfants ne manqueront pas de réagir. L’inspecteur s’en rend compte et se tourne vers eux. Il est possible que certains s’empressent de déballer l’histoire. L’inspecteur leur demande un peu de patience.

Sentout : Attendez un peu les amis. Dans quelques instants, je vais vous poser des questions.

Il revient à la marionnette.

Sentout : Madame Bigras, je pense que les amis peuvent nous aider.

Bigras : C’est vrai ?

Sentout : Mais, je m’aperçois que vous êtes un peu énervée.

Bigras : Ça se voit tant que ça ?

Sentout : Malheureusement oui. Voilà ce que je vous conseille. Allez vous reposer dans votre petite maison, trouvez quelque chose pour vous distraire et pendant ce temps, je m’occupe de cette affaire avec les amis.

Bigras : Oui. Vous avez raison ! Je vais aller dans ma maison pour cuisiner une de mes fameuses tartes aux pommes. Ça sent tellement bon que ça me remonter le moral.

Sentout : Magnifique.

Bigras : Appelez-moi aussitôt que vous avez des nouvelles.

Sentout : Oui, on va vous appeler avec les amis.

Elle quitte en fredonnant, mais de manière plus triste cette fois.

Pour vous procurer la deuxième partie de la pièce, achetez ce texte de théâtre de marionnettes

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

L’auteur a droit au respect de son œuvre. Elle ne peut être modifiée ou adaptée sans son consentement. Cependant, pour les textes du site Animagination vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation du genre d’un personnage, changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.

Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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