Alain et la lampe de poche merveilleuse

De Luc Boulanger

Résumé

Alain est un jeune garçon qui vit une situation de pauvreté. Un jour, il découvre par hasard une lampe de poche aux pouvoirs magiques. En allumant la lampe, il libère un génie qui lui accorde trois souhaits. Dans l’enthousiasme du moment, Alain choisit impulsivement de simples objets de consommation longtemps convoités au lieu d’opter pour des choix véritablement judicieux. Grâce à l’intervention d’un ami, Alain aura une seconde chance lui permettant de formuler un souhait plus réfléchi et « éclairé ».

Créé à la demande de l’organisme communautaire La Ruche Vanier, cette pièce vise à susciter un questionnement sur les priorités individuelles, sur la consommation effrénée de produits et, de manière plus globale, sur la société contemporaine.

Fiche technique

  • Style/Thème : Comédie avec message social sur la pauvreté et la consommation
  • Lieu : À l’école, à la maison
  • Nombre de comédiens : 4 ou 5
  • Durée : 20 min. (13 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Débutant, Intermédiaire

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

Alain et la lampe de poche merveilleuse

Texte de théâtre sur la consommation de Luc Boulanger

Les personnages

Alain
Léonie
Elliot
Le génie de la lampe
Mère d’Alain
Note : Les rôles de Léonie et de la mère peuvent être joués par la même comédienne.

Décors

Un fond de scène avec des affiches publicitaires de marques connues ou de groupes de musique. Une poubelle.

Intro

Montage de musiques et de sons de consommation (tiroir-caisse, argent…) ou bien la chanson « Money » de Pink Floyd. Des personnages passent en patins à roues alignées avec des affiches « acheter ceci », « rabais sur cela »…

Ce texte de théâtre sur la consommation est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

 

Scène 1 : Alain, Elliot, Léonie

Elliot arrive en patin à roues alignées avec des écouteurs sur les oreilles. Il se trémousse au rythme d’un air à la mode. Léonie, à pied, tape dans la main de Elliot, lui prend un écouteur et se le met sur une oreille. Ensemble, ils suivent le rythme de la musique. Alain se pointe alors, il n’a pas de patin, il est habillé de façon très ordinaire et il transporte ses livres d’école dans un sac de plastique. Léonie l’aperçoit en premier. Elle donne un coup de coude à Elliot. Celui-ci fait le mouvement de diminuer le volume de son baladeur.

Elliot à Alain : Salut, tu es nouveau dans le quartier ?

Alain : Oui, on a déménagé vendredi dernier.

Léonie : C’est ta première journée ici ?

Alain : Ouais, ça me fait tout drôle. C’est la première fois que je change d’école.

Elliot : Ne t’en fais pas. Tu vas voir, on s’amuse beaucoup. Je vais te présenter des tas de gens.

Alain : Qu’est que vous écoutez comme musique ?

Léonie : C’est (Artiste à la mode), tu dois connaître ça.

Incertain, Alain fait un signe de tête affirmatif.

Elliot : Justement, ça me fait penser, vendredi, il y a une disco aux loisirs. Tu pourrais venir.

Alain : Est-ce que ça coûte quelque chose ?

Elliot : Juste cinq dollars.

Alain : Ah ! Cinq dollars…. C’est que j’avais déjà prévu une autre activité.

Léonie : Aïe ! T’amènes tes livres dans un sac de plastique ?

Alain : Eh… oui !

Léonie : T’as pas de sac à dos ?

Alain ne répond pas.

Léonie : Ça te prend un sac à dos, un « Lavoie » (ou autre marque connue) à part de ça ?

Elle montre son sac.

Elliot : Lui, c’est pas un « Lavoie », c’est un « La Baie », un sac à poignée « La Baie » (ou autre grande chaine).

Léonie et Elliot se bidonnent pendant qu’Alain rit plutôt jaune.

Elliot qui se dirige vers lui : On ne rit pas de toi, là, on rit de ton sac. On t’agace, c’est juste pour te montrer que t’es dans la bande. On pourrait se voir après l’école, mon père vient justement de m’acheter le nouveau (Jeu vidéo à la mode) à 400 dollars.

Alain : Ah ouais, t’es chanceux !

Elliot : On pourrait même s’échanger des jeux.

Alain gêné : C’est que j’en n’ai pas.

Léonie : T’as pas de jeux ? Ça se peut pas ! As-tu des patins à roues alignées au moins !

Alain de plus en plus gêné : Non !

Léonie : Viens-tu de Saint-Profond-des-Creux-Creux ! T’as même pas de linge à la mode ni de casquettes d’équipe ; tu fais pitié !!!

Elliot arrête Léonie : OK, c’est assez !

Il regarde sa montre

Elliot : Il faut entrer, les cours vont commencer.

Alain : Moi, je m’en vais d’ici.

Alain quitte la scène. Il n’ira pas en classe.

Elliot à Léonie : Je pense que t’as été un peu dure avec lui.

Léonie : Ben quoi ! Il pourra pas se trouver d’amis, il a rien !!!

Elliot : Il doit être malheureux.

Léonie : On peut rien y faire.

Elliot : T’as peut-être raison.

Léonie qui change de sujet : Pis, qu’est-ce qu’y arrive avec tes parents ?

Elliot : Ils vont se séparer.

Léonie : C’est plate !

Elliot : On peut rien y faire.

Léonie : La deuxième cloche vient de sonner. Dépêchons-nous !

Les deux partent dans la direction opposée à celle d’Alain. Fin de la scène de ce texte de théâtre sur la consommation.

 

Scène 2 de ce texte de théâtre sur la consommation: Alain et le génie

Alain revient nonchalamment.

Alain : Ce n’est pas de ma faute si on n’a pas d’argent. J’aimerais ben ça avoir un jeu vidéo et un sac Lavoie. Mon père a perdu son travail, il a fallu vendre la maison pour venir rester en appartement. Les gens sont injustes. C’est vraiment la pire journée de ma vie.

Il se met à regarder un peu partout. À fouiller dans une poubelle. Il trouve une lampe de poche. Il y a une inscription gravée sur le côté.

Alain : « Allumez la lampe et votre vie s’illuminera ». Qu’est-ce que ça veut dire ?

Il allume la lampe et on entend un bruit de tonnerre accompagné d’effets lumineux et de musique étrange.

Alain : Mais… je rêve !

Génie : Tu ne rêves point. Réel, je suis bien.

Alain : Mais d’où sors-tu et… qui es-tu ?

Génie : Je suis le génie de la lampe de poche ! J’apparais quand ta vie devient moche !

Alain : Le génie de la lampe de poche, ah oui ! Très crédible !

Génie : Tu ne me croiras sans doute jamais. Je suis venu pour exaucer trois souhaits !

Alain de façon ironique : Comme dans l’histoire des Mille et Une nuits. Voyons, ça doit encore être une mauvaise blague. On s’est assez moqué de moi aujourd’hui, merci !

Génie : De toi, je ne me moque pas. Jamais, je n’oserais faire ça ! Dans chaque histoire, tu ne dois pas oublier que l’on retrouve un fond de vérité.

Alain : Est-ce que tu parles toujours avec des rimes ?

Génie : J’aime jouer avec les mots, ainsi le langage devient plus beau.

Alain : C’est bien comique ton affaire, mais moi j’ai autre chose… à faire !

Génie : Attends, ne laisse pas tomber les trois souhaits qui t’étaient réservés.

Alain : Trois souhaits, de quel genre ?

Génie : Point de limite, tout est permis, étrennes favorites et rêves infinis.

Alain : Qui est-ce qui me dit que cela fonctionne ?

Génie : À tout le moins, tu peux essayer, tu n’as rien à perdre, tout à gagner.

Alain : Je procède comment ?

Génie : Tu n’as qu’à souhaiter, moi j’exaucerai !

Alain : Très bien, je veux un jeu (vidéo à la mode), un sac Lavoie et des patins à roues alignées.

Génie : Je te conseille de bien y réfléchir, ces choix influenceront ton avenir.

Alain : C’est tout réfléchi, c’est ce que je veux !

Génie : Je le répète, fais attention, prends quelques secondes de réflexion.  Plus tard, tu pourrais regretter de ne pas y avoir assez pensé.

Alain : Jamais je ne regretterai un jeu (vidéo à la mode), ni des patins à roues alignées…

Génie : Tant pis si t’as des ennuis, c’est ce que tu auras choisi. Dans quelques secondes, je m’effacerai et tes objets convoités, je te laisserai.

Avec force de lumière et d’effets, le génie disparait. Alain regarde dans la poubelle et trouve les objets demandés. 

Alain : C’est incroyable ! J’en reviens pas. C’est la plus belle journée de ma vie.

Il part en courant avec les objets et la lampe de poche.

 

Scène 3 : Alain, sa mère et le génie

Nous sommes chez Alain. Le lieu peut être suggéré par un simple objet : une lampe, une petite table ou un fauteuil. Sa mère arrive sur scène et fait un peu de ménage.

Alain : Maman, Maman, regarde ce que j’ai eu.

Mère : Mais, qu’est-ce que tu fais là ? Tu n’es pas à tes cours ?

Alain : Non, je ne veux plus aller à cette école !

Mère qui est toujours un peu nerveuse : Tu n’y penses pas Alain ! C’est quoi tout ce bazar ? Ah non ! Je sais, t’as volé. C’est pas vrai, mon fils est devenu un bandit. Comme si on n’a pas assez de malheurs qui nous tombent dessus. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pouvez-vous me le dire ?

Alain : Laisse-moi parler avant de partir en peur. J’ai rien volé.

Mère : Tu t’es fait de l’argent en vendant de la drogue.

Alain : Non ! Attends !

Mère : Pas une histoire de prostitution toujours ?

Alain : Maman arrête, je n’ai rien fait de mal. Ces cadeaux m’ont été donnés par un génie.

Mère : Un génie ?

Alain : Oui, un génie qui est sorti de cette lampe de poche.

Mère découragée, elle se prend la tête avec les mains : Me prends-tu pour une valise ! Un génie. Voyons Alain, invente quelque chose de mieux !

Alain : Je te le dis, Maman. On allume la lampe de poche comme ceci.

On entend les bruits d’apparition. Le génie se manifeste. Mais soudainement, l’intensité de la musique diminue et le génie s’efface.

Alain : Oups ! Je ne comprends pas ce qui se passe. Ça fonctionnait tout à l’heure.

Mère : J’ai un peu peur Alain.

Alain : T’as bien vu que je ne mentais pas. Il y avait un génie.

La mère : Mais oui ! Un génie ! Si je ne l’avais pas vu, je ne l’aurais pas cru. T’es certain que ce n’est pas de la magie noire ?

Alain : Non, il était très gentil, distingué même. Il m’a proposé trois souhaits et j’ai choisi des patins, un jeu (vidéo à la mode) et un sac Lavoie.

Mère : Quoi ! T’aurais pu choisir n’importe quoi et t’as pris des… jouets.

Alain : J’en avais besoin !

Mère : T’as pas pensé un instant à tout ce qu’on avait réellement besoin. Ton père vient juste de perdre son emploi. Il y a plein de choses utiles qui nous auraient bien aidées à commencer par une maison, du linge ou de la nourriture. Des patins à roues alignées, ça ne nourrit pas fort fort !

Alain : Tout le monde se moque de de moi parce que j’ai l’air d’un pauvre.

Mère : Ça me dépasse. Moi qui me prive depuis des mois. Je ne me suis pas acheté de robe depuis… je ne m’en rappelle même plus.

Alain : Maman !

Pour obtenir la fin de l’histoire, veuillez achetez ce texte de théâtre sur la consommation

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

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Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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