Exercices de théâtre
Description
Présentation sur trois tons
Les participants devront prononcer leur prénom en utilisant trois tons différents. L’animateur peut imposer ces tons, par exemple : comme un enfant, un superhéros, un monstre (voir notre liste d’émotions). Toutefois, si les participants sont suffisamment avancés, il peut leur être proposé de choisir eux-mêmes, de manière individuelle, les trois tons qu’ils utiliseront. Pour les groupes de débutants, il est recommandé de se limiter à deux tons différents, voire un seul.
Réchauffement avec un geste et un son
Dans cet exercice de théâtre, les participants forment un cercle. L’un d’entre eux effectue un mouvement en utilisant une ou plusieurs parties de son corps tout en émettant un son avec sa bouche. Ensuite, le reste du groupe répète à l’unisson le mouvement et le son. L’exercice se poursuit avec un autre participant, et ainsi de suite. Pour assurer le bon déroulement de l’exercice, il est important de rappeler que les mouvements choisis doivent être faciles à reproduire pour l’ensemble du groupe ; par exemple, éviter des mouvements comme le grand écart.
Marcher comme
Les participants se répartissent uniformément dans l’aire de jeu, avec au moins une longueur de bras entre chacun. L’animateur, souvent positionné sur une chaise ou un autre point surélevé, demande aux participants de marcher de différentes manières, par exemple : comme tel animal, avec telle émotion, ou dans telle situation (voir notre liste d’émotions et de personnages). Pour les débutants, il est préférable que les participants n’aient aucune interaction entre eux, chacun restant dans sa bulle. En revanche, avec les plus avancés, il est intéressant de favoriser les interactions. L’animateur gagnera à ralentir fréquemment les mouvements, en demandant aux participants de marcher plus lentement, afin qu’ils comprennent qu’ils contrôlent ainsi mieux leur corps. Cet exercice est un grand classique du théâtre.
Le miroir
Les participants se placent par deux, face à face. L’un joue le rôle du personnage, l’autre celui de son reflet dans le miroir. Le personnage effectue des mouvements et des gestes que son reflet doit imiter le plus fidèlement possible, comme s’il s’agissait d’un vrai miroir. Les duos les plus efficaces sont souvent ceux qui adoptent des mouvements fluides, lents et réguliers, facilitant ainsi la synchronisation. Après quelques minutes d’exploration, les rôles sont inversés afin que chacun puisse expérimenter les deux positions.
Mimes synchronisés
Cet exercice est un complément du précédent. Toujours en binôme, les participants doivent mimer ensemble des actions, en recherchant le plus haut niveau de synchronisation possible, comme s’ils ne formaient qu’un seul corps. Quelques exemples d’actions à exécuter : jouer au tennis en double, transporter un grand panneau de verre, faire un lit à deux, peindre un mur, pagayer dans une barque. L’objectif est de développer l’écoute corporelle, la concentration et la coordination avec son partenaire. On peut varier les rythmes ou introduire une musique de fond pour complexifier l’exercice.
Speed dating de personnages
Chaque participant imagine un personnage fictif : cela peut être une personne réaliste, extravagante, drôle, étrange… À chacun de créer une identité originale avec une voix, une posture, une attitude. Au signal de l’animateur, les participants se mettent en binômes. En incarnant leur personnage, ils se présentent mutuellement pendant une minute : nom, métier, passions, anecdotes de vie, etc. L’objectif est d’improviser tout en restant cohérent et engagé dans le rôle. Lorsque l’animateur émet un signal (sifflet, cloche, etc.), chacun change de partenaire et recommence la rencontre avec un nouveau binôme. L’exercice se répète plusieurs fois pour permettre aux personnages d’évoluer ou de s’adapter à leurs interlocuteurs.
La chaîne de mots
Les participants sont en cercle. À tour de rôle, chacun doit dire un mot qui a un lien, logique ou non, avec le mot précédent. Par exemple : le premier dit « pomme », le deuxième enchaîne avec « pépin », et le troisième propose « problème ». L’animateur encourage la spontanéité plutôt que la pertinence ou la crédibilité des associations. Si un participant n’a pas d’inspiration, il peut simplement dire le premier mot qui lui passe par la tête; cela donne souvent lieu à des enchaînements surprenants et amusants.
La claque, un de nos exercices préférés
Les participants sont placés en cercle. Le but : se passer une « claque » imaginaire de manière dynamique. Un joueur commence avec la claque. Pour l’envoyer à quelqu’un, il tape deux fois dans ses mains, puis les tend vers la personne visée. Celle-ci confirme la réception en tapant une fois dans ses mains. Le contact visuel entre l’envoyeur et le receveur est essentiel pour maintenir la concentration et l’énergie du groupe. Une fois la claque reçue, le participant a trois secondes pour la transmettre à une autre personne. Le rythme doit rester vif et soutenu; c’est ce qui rend le jeu si amusant et engageant !
Sculptures humaines
Le groupe est divisé en équipes de trois à dix participants. Dans chaque équipe, un sculpteur est désigné, les autres seront la matière. L’animateur propose un thème — par exemple : les sports, les fonds marins (voir notre liste de lieux). Le sculpteur a alors quelques minutes pour imaginer et créer une scène figée, en plaçant les membres de son équipe dans différentes postures. Les « matières » doivent être disponibles, souples et à l’écoute, car elles n’ont pas le droit de parler ni de bouger pendant la mise en place.
Une fois toutes les sculptures terminées, l’animateur circule entre les groupes, tente de deviner le thème de chaque scène et en profite pour faire quelques commentaires ou poser des questions. L’exercice peut être relancé avec de nouveaux sculpteurs et un nouveau thème à chaque tour !
Les niveaux d’émotion
L’animateur invite les participants, dispersés dans l’aire de jeu, à marcher tout en exprimant différentes émotions, selon une intensité allant de 1 à 10. Par exemple : « Tristesse, niveau 5… puis niveau 7… maintenant niveau 2… et finalement, tristesse à 10 ! » Il enchaîne ensuite avec d’autres émotions, comme la colère, la joie, la peur, etc., en variant les niveaux. Voir notre liste d’émotions.
Le crescendo d’émotion
De cinq à dix participants sont alignés côte à côte, face au reste du groupe qui forme le public. L’animateur choisit une émotion, par exemple : la jalousie. Le premier joueur (à l’extrême gauche) exprime cette émotion de manière très discrète. Le suivant élève d’un cran, puis le suivant encore, et ainsi de suite jusqu’au dernier, qui doit incarner cette émotion à son paroxysme. Un excellent exercice pour explorer la nuance et l’intensité.
L’entrevue
Un participant s’assoit sur une chaise, face au groupe. Il commence par créer un personnage imaginaire, différent de lui-même (âge, métier, caractère, etc.). L’animateur mène alors une entrevue en invitant les autres participants à poser des questions… mais au personnage, et non au comédien ! Les questions peuvent être simples : « Quel âge as-tu ? », « Quelle est ta couleur préférée ? », « Quel est ton métier ? », etc. Un excellent exercice pour développer l’improvisation et la profondeur d’un personnage.
Ali Baba et les 40 imitateurs
Le meneur de jeu est debout sur une chaise (ou surélevé). Devant lui, les joueurs sont répartis en quatre lignes, les unes derrière les autres, tous tournés vers lui. Le meneur exécute un geste accompagné d’un son. La première ligne imite immédiatement le mouvement, suivie par la deuxième, la troisième, puis la quatrième. Le meneur enchaîne ensuite d’autres gestes. Au départ, les mouvements sont espacés pour permettre à chacun de suivre, mais le rythme s’accélère progressivement pour augmenter le défi. On peut aussi interchanger les lignes, car être à l’avant est plus facile. Un exercice populaire, notamment auprès de la Ligue Nationale d’Improvisation.
Devinez le mime ?
L’animateur a préparé de petits cartons contenant des actions simples comme : « laver la vaisselle » ou « changer un pneu ». Chaque participant pige un carton et mime l’action inscrite, sans parler. Les autres doivent deviner ce qu’il ou elle est en train de faire. Voir notre liste d’actions.
par Luc Boulanger
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