Le passage

De Luc Boulanger

Résumé

Des enfants d’un camp de jour laissés à eux-mêmes s’aventurent intrépidement dans un passage souterrain et se retrouvent piégés à l’intérieur. Pour échapper à cette impasse, ils devront faire preuve d’une solidarité à toute épreuve. Une histoire d’aventure qui évoque les jeux d’évasion.

Cette pièce de théâtre d’aventure a été écrite avec l’intention de minimiser les besoins en termes de décors et accessoires. Ainsi, les lieux sont décrits par les personnages et peuvent exister seulement dans l’imagination des spectateurs ou encore être suggérés par des jeux de lumière et des projections vidéo. La personne responsable de la mise en scène pourra ainsi se limiter à de simples rideaux de fond et de côté si elle le désire. Ce qui peut être pratique lorsqu’on offre des ateliers en art dramatique dans un camp de jour ou dans une école.

Fiche technique

  • Style/Thème : Histoire d'aventure sur la solidarité
  • Lieu : Camp de jour et passage souterrain
  • Nombre de comédiens : 12
  • Durée : 40 min. (28 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans
  • Niveau : Intermédiaire, Avancé

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

Le passage

Pièce de théâtre d’aventure de Luc Boulanger inspirée par ses nombreuses années d’expérience d’ateliers en art dramatique dans les camps de jour et les écoles.

Personnages :
Haroun : Aventurier
Laurence : Empathique, mais précieuse
Mehdi : Sportif
Maxime :  Moqueur
Camille : Positive
Charlotte : Anxieuse
Renaud : Pragmatique
Gédéon : Gourmand
Hubert : Introverti
Sophia : En réaction

Mme Dupuis : la responsable du camp
Voix de Lunchy
Deux pompiers figurants à la fin

Note : Les genres des personnages peuvent facilement être modifiés.

Décors : Cette pièce de théâtre d’aventure a été écrite avec l’intention de minimiser les besoins en décors et accessoires. Ainsi, les lieux sont décrits par les personnages et peuvent exister seulement dans l’imagination des spectateurs. La personne responsable de la mise en scène pourra ainsi se limiter à des rideaux de fond et de côté si elle le désire. Ce qui peut être aidant lorsqu’on offre des ateliers en art dramatique dans un camp de jour ou dans une école.

Ce texte de théâtre d’aventure est protégé par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 

Scène 1 de cette pièce de théâtre d’aventure : Mais où est Bambi ?

Narrateur : Pour la plupart d’entre nous, l’enfance est une période d’insouciance dont nous gardons souvent des souvenirs un peu vagues et flous. Mais certains événements nous transforment à jamais et laissent des empreintes indélébiles. Il en est ainsi de l’aventure que vont vivre un groupe de jeunes du camp de jour du village paisible de Moisy-la-Vieille. Notre histoire débute au matin, alors que personne ne se doute encore que cette journée sera particulière.

 Tous les enfants du groupe sont arrivés sauf Hubert. Sophia semble absorbée par son téléphone portable; elle joue à un jeu électronique. Les autres semblent s’ennuyer.

Haroun contrarié : Mais qu’est-ce qu’elle fait ?

Laurence : T’inquiètes pas Haroun.

Charlotte : Elle est peut-être malade.

Mehdi : Oui, elle n’avait pas l’air dans son assiette hier après le match de foot.

Maxime : Elle courait tellement qu’on aurait dit qu’elle voulait avaler le ballon.

Camille : J’adore son intensité. C’est comme ça qu’on l’aime notre Bambi.

Laurence : Ne vous tracassez pas pour rien. Elle va arriver d’une minute à l’autre.

Charlotte : Il ne manque qu’elle.

Renaud : Faux. Il manque également Hubert.

Maxime : Hubert, il ne compte pas. Même quand il est là, il est absent.

Renaud : Un jour, il faudra lui décoller ses écouteurs des oreilles pour qu’il reprenne contact avec la réalité.

Charlotte : Je veux que Bambi revienne tout de suite ! Je ne veux pas passer une journée sans ma monitrice !

Un peu en état de panique, Charlotte se met à respirer rapidement.

Laurence : Du calme, Charlotte ! Respire tranquillement.

Maxime : Tu ne vas nous faire une crise de panique pour si peu. Bambi a été retardée, c’est tout.

Laurence à Charlotte : Suis mon rythme; inspire, expire, inspire, expire…

En suivant les indications de Laurence, Charlotte semble se calmer.

Laurence : Très bien.

 

Scène 2 : Une boîte à lunch inusitée

Gédéon : Alors, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, moi, je vais en profiter pour avaler ma collation.

Maxime : Déjà !

Haroun : Tu n’as pas pris ton petit déjeuner ?

Gédéon en montrant son ventre : Oui, mais j’ai un petit creux.

Maxime : À ce rythme, tu vas dîner dans un quart d’heure.

Gédéon attrape sa boîte à lunch. Il tente de l’ouvrir, mais n’y arrive pas. Il soupire.

Gédéon : C’est vrai. J’avais oublié.

Haroun : Quoi ?

Gédéon s’adresse à sa boîte à lunch qu’il soulève : Lunchy ! Ouvre-toi !

Camille : Tu parles à ta boîte à lunch ?

Gédéon : Mes parents m’ont acheté une boîte à lunch intelligente.

Lunchy : Pour déverrouiller le couvercle, j’ai besoin du mot de passe.

Gédéon qui articule bien : J’ai très faim.

Lunchy : Le mot de passe est exact, mais je ne peux déverrouiller le couvercle avant l’heure de la collation à 10h15.

Gédéon qui est très contrarié : Ahhhh !

Laurence : Pauvre Gédéon ! J’ai l’impression que tes parents ont trouvé un moyen de contrôler tes fringales.

Gédéon : Nous avons rencontré une nutritionniste et elle a conseillé à mes parents de m’offrir cette boîte.

Maxime : Une boîte à lunch intelligente, c’est vraiment drôle ! Ah ! Ah ! Ah ! Est-ce que ça joue de la musique ?

Gédéon : Tu ne me croiras pas Maxime, mais oui, et ça vient avec plein de gadgets inutiles comme un GPS, un évaluateur de calories, un lidar

Mehdi : Un lidar ?

Renaud : C’est une technique d’imagerie en trois dimensions qui utilise les rayons laser. C’est top !

Camille : Wow !

Mehdi : Dis Lunchy ! Je peux te poser une question. Qui est le meilleur joueur de foot ?

Lunchy répond selon le moment : X est le meilleur marqueur cette saison.

Renaud : Bientôt, nous allons vivre dans un monde où tout sera intelligent sauf nous.

 

Scène 3 de cette pièce de théâtre d’aventure : Chaos informatique

Narrateur : Lorsqu’on attend quelqu’un, le temps semble s’écouler plus lentement. Les secondes paraissent des minutes et les minutes, des heures.

Sur scène, les personnages se morfondent et regardent un peu partout.

Narrateur : Par chance, la responsable du camp vient briser cette monotonie.

Madame Dupuis qui arrive : Enfin, je vous ai trouvé.

Maxime : Pourtant, nous n’étions pas cachés.

Madame Dupuis : Je sais, mais j’ignorais l’emplacement de votre point de rassemblement.

Charlotte : Il est arrivé un malheur à Bambi ?

Madame Dupuis : Pas du tout ! Son absence est dû à un problème informatique.

Mehdi : Qu’est-ce que les ordinateurs ont à voir avec le retard de Bambi ?

Madame Dupuis : Depuis quelques jours, nous gérons les horaires des employés du village avec une nouvelle application disponible sur internet et tout est mélangé. Si bien que Marie-Michèle, eh Bambi a été affectée aujourd’hui à l’arrosage des fleurs.

Maxime : Quoi ? Bambi s’occupe des fleurs pendant qu’on végète ici !

Madame Dupuis : Je l’avoue, c’est le chaos. Nous avons même des pompiers chargés d’entretenir les feux de circulation.

Maxime : J’espère qu’ils ne vont pas les arroser !

Haroun : Et y a personne pour s’occuper de nous ?

Charlotte : Qu’est-ce qu’on va devenir ?

Laurence qui intervient rapidement pour calmer Charlotte : Madame Dupuis a sûrement une solution.

Renaud : Peut-être que nous aurons droit à une réceptionniste ou un policier pour remplacer Bambi.

Madame Dupuis : En fait, votre groupe a complètement été effacé de la base de données. Vous n’existez plus !

Gédéon : Pourtant, j’ai faim, donc je suis.

Mehdi : Est-ce que la sortie de cet après-midi au stade est toujours prévue ?

Madame Dupuis : Malheureusement, mon cher Mehdi, votre horaire est annulé pour aujourd’hui. La sortie aura lieu plus tard. Vraiment désolée.

Mehdi : Non !

Camille : Quel est le plan B ?

Madame Dupuis : Pour tout vous dire, j’ai pensé à Sophia.

Sophia qui sort de sa torpeur : Quoi ?

Madame Dupuis : Tu es la plus âgée du groupe. Tu pourrais prendre la relève.

Sophia : Pas question !

Madame Dupuis : Tu serais assez grande pour être assistante.

Sophia : Non ! Je ne veux absolument pas travailler.

Haroun : Tu préfères perdre ton temps avec tes jeux d’évasion ?

Sophia : On m’a inscrit de force. Alors, je ne participe pas.

Madame Dupuis : Pour une journée seulement… Ça nous rendrait service.

Sophia fait non de la tête et retourne à son jeu électronique. Madame Dupuis hausse les épaules et pousse un soupir. Son téléphone sonne à ce moment, elle répond.

Madame Dupuis : Oui… Oui… Je sais. Écoutez, faites du mieux que vous pouvez… Il peut venir nous rejoindre, nous sommes juste à côté au parc du temps perdu.

Elle raccroche et se gratte la tête.

Mehdi : Est-ce qu’on peut au moins nous prêter un ballon ?

Madame Dupuis : Avec la nouvelle procédure, il faut remplir une demande écrite et prévoir un délai de 24 heures pour obtenir un ballon.  Encore une fois, je suis désolée.

Mehdi est à la fois surpris et déçu. Hubert arrive tranquillement avec ses écouteurs sur les oreilles. Au rythme de la musique, il agite la tête.

Madame Dupuis : Viens Hubert, tes amis sont là. Tu es sûrement content de les retrouver.

Hubert qui fredonne, les yeux dans le vide, les paroles d’une chanson : Mercenaire solitaire, je suis seul sur la Terre !

Ensuite, il marmonne en jouant sur une guitare imaginaire.

Madame Dupuis : Bon ! Je reviens le plus rapidement possible. Surtout, ne bougez pas d’ici.

Elle part.

 

Scène 4 de cette pièce de théâtre d’aventure : Partons en exploration

Renaud : J’ai l’impression que notre journée est perdue.

Maxime : Perdue dans le cyberespace !

Hubert qui chante : Le temps est une illusion. Profitons de l’occasion !

Les autres le regardent en haussant les épaules.

Camille : On peut sûrement s’animer nous-mêmes.

Laurence : Belle initiative Camille !

Camille : Quelqu’un a une idée d’activité ?

Gédéon : On pourrait commander de la pizza.

Laurence : Pas certaine que tes parents approuveraient.

Mehdi : Si au moins on avait un ballon.

Charlotte : Ah !  Y a pas que le ballon dans la vie ?

Mehdi : Eh ! Oui !

Haroun : Et si on allait explorer !

Renaud : Qu’est-ce que tu entends par explorer ? Nous sommes à Moisy-la-Vieille, pas dans la jungle ou la toundra.

Haroun : Le mystère est partout. Pensez au vieux manoir abandonné en bas de la colline à la sortie de la ville… On n’y voit jamais personne.

Laurence : Parce que c’est dangereux !

Gédéon : Mais aussi parce que le manoir est entouré de clôtures et de murs infranchissables.

Haroun : Je suis passé devant hier et un des murs qui bloque l’accès est tombé. La route est ouverte.

Charlotte : Ça va pas ? On raconte qu’il s’agit d’une maison hantée !

Camille : Intéressant !

Renaud : Personnellement, je ne crois pas aux fantômes.

Hubert en chantant : Ils sont partout autour de nous. Répondrons-nous au rendez-vous !

Les autres sont habitués aux interventions impromptues d’Hubert. Ils n’y accordent plus d’attention.

Haroun : On pourrait juste y jeter un coup d’œil.

Charlotte : Sans moi !

Laurence : Je désapprouve totalement.

Haroun : Alors, décidons à main levée.

Laurence : Le sujet demande de la réflexion. Il serait dangereux de prendre une décision à la légère.

Maxime : Jusqu’à nouvel ordre, nous sommes en démocratie.

Haroun à haute voix : Qui vote pour que nous allions explorer le vieux manoir ?

Spontanément, Haroun, Maxime, Renaud, Medhi et Camille lèvent la main.

Laurence : Vous n’avez que cinq votes sur dix. En démocratie, la majorité, c’est la moitié plus un.

Medhi : Gédéon, je te donne mon sac de chips si tu te joins à nous.

Gédéon qui lève automatiquement la main : Marché conclu!

Laurence : C’est injuste. On appelle ça de la corruption.

Maxime : Avec Gédéon et Lunchy, ça fait deux votes de plus.

Charlotte : Vous trichez !

Haroun : Sophia ! Sophia !

Sophia qui daigne lever les yeux : Quoi ?

Haroun : Ça te tenterait qu’on fasse le contraire de ce que les adultes attendent de nous ?

Sophia : Ouais !

Haroun : Alors, tu peux lever la main ?

Elle lève la main. Haroun affiche un sourire triomphant.

Charlotte : Madame Dupuis ne sera pas contente.

Maxime : Notre groupe a été effacé qu’elle a dit. Nous n’existons plus.

Laurence : En tout cas, Charlotte et moi, on reste ici.

Renaud : Comme tu veux Laurence !

Camille : En avant tout le monde !

Tous les jeunes qui ont voté pour aller explorer le manoir (sauf Sophia) poussent des cris d’acclamation et suivent Haroun. Ils sortent de scène. Il reste donc Hubert, Charlotte, Laurence et Sophia.

Hubert : Partir ou rester !  Je ne peux décider !

Sophia qui lui tape sur l’épaule : Allez ! Viens avec moi !

Ils quittent tous les deux alors que Laurence reste quelque temps à réfléchir et à regarder un peu partout. Elle prend la main de Charlotte et marche dans la même direction que les autres.

Charlotte qui l’arrête : Tu ne vas pas les suivre tout de même ?

Laurence : Il faut bien les surveiller !

Elle repart subitement en tirant Charlotte avec elle. Fin de la scène de cette pièce de théâtre d’aventure.

 

Scène 5 : Propriété privée

Narrateur : Comme de petites fourmis qui marchent au sol sans que l’on s’en aperçoive, le groupe d’enfants traverse le village de Moisy-la-Vieille de façon incognito. Il leur a suffi d’une quinzaine de minutes pour se retrouver devant le terrain du manoir abandonné.

Les enfants arrivent par le fond de la scène et regardent vers l’avant.

Mehdi : Tu avais raison Haroun, un mur est tombé.

Haroun : On va vivre toute une expérience !

Laurence qui arrive avec Charlotte : Il s’agit d’une propriété privée. Regardez la pancarte.

Maxime : Les propriétaires sont morts depuis longtemps. C’est évident.

Sophia : Ça ne dérange personne donc.

Elle avance sur le terrain. Les autres la suivent; même Laurence et Charlotte. Ils s’approchent de quelques pas vers le public.

Renaud qui étudie des yeux le manoir : L’édifice est dans un état lamentable. J’hésite à m’aventurer à l’intérieur.

Hubert : Comme un château de cartes que le vent peut souffler.

Camille : Tu es toujours aussi inspiré mon cher Hubert.

Charlotte : Y a sûrement des fantômes dans ces ruines.

Gédéon : Si vous désirez en connaître davantage sur ces « fantômes », on peut poser la question à Lunchy.

Renaud : Ça m’intéresse !

Gédéon : Lunchy !

Lunchy : Je vous écoute.

Gédéon : Est-ce que tu peux nous communiquer de l’information sur les propriétaires du terrain sur lequel nous sommes actuellement ?

Lunchy : Il s’agit d’une propriété ayant appartenu à la famille Volta qui a longtemps exploité une industrie de piles électriques à Moisy-la-Vieille.

Camille : Mon grand-père a travaillé pour cette industrie. Mais la production a cessé à cause de la concurrence des industries américaines et asiatiques.

Lunchy : Le dernier représentant de la famille, Eugène Volta, particulièrement obsédé par la peur d’une guerre nucléaire a soudainement disparu, laissant son immense fortune sans héritier.

Renaud : Voilà qui explique pourquoi le manoir est abandonné et ne peut être vendu. On ne sait pas si Eugène Volta est vraiment décédé.

Charlotte : J’ai la frousse. Partons !

Haroun qui pointe vers les coulisses : Regardez ! Une caverne !

Sophia qui avance vers l’ouverture : Ce n’est pas une caverne. Ça ressemble davantage à un abri nucléaire.

Elle pénètre à l’intérieur. Elle sort de scène.

Laurence : Attention Sophia, tu pourrais te blesser.

Sophia à partir des coulisses : Aucun danger et surtout, l’ambiance est trop cool !

Mehdi : Je veux voir ça moi aussi.

Il entre à son tour suivi de Haroun, Renaud, Camille, Gédéon.

Hubert :  Vite, vite, vite ! On se précipite !

Maxime : La vie est une chanson avec toi Hubert !

Ils suivent le reste du groupe. Laurence, un peu exaspérée, se dirige vers l’entrée en tirant Charlotte. Celle-ci résiste.

Laurence : Pas le choix ! Faut y aller !

Elles sortent de scène de cette pièce de théâtre d’aventure. Fin de la scène de cette pièce de théâtre d’aventure.

 

Scène 6 de cette pièce de théâtre d’aventure : À l’intérieur de l’abri

À rebours dans le temps de quelques minutes, tous les personnages vont revenir sur scène dans le même ordre qu’ils sont sortis. Le point de vue du spectateur est maintenant à partir de l’intérieur de l’abri. Donc Sophia entre en premier.

Laurence lointaine en coulisse : Attention Sophia, tu pourrais te blesser.

Sophia: Aucun danger et surtout, l’ambiance est trop cool !

Mehdi juste avant d’entrer : Je veux voir ça moi aussi.

Il arrive tout de suite suivi de Haroun, Renaud, Camille, Gédéon.

Mehdi : Eurk ! Je n’aime pas cette odeur.

Sophia : Une odeur de renfermé.

Gédéon : Ça me coupe l’appétit. On dirait de la bouffe moisie.

Renaud : Nous sommes à Moisy-la-Vieille.

Gédéon : Elle est bonne Renaud !

Ils rigolent. Hubert et Maxime entrent à ce moment.

Haroun : Il faut que nos yeux s’habituent à la noirceur.

Camille : J’ai lu quelque part que notre vision dans l’obscurité s’améliore durant une demi-heure.

Sophia : Je commence à percevoir des meubles…

Renaud : Des chaises, des armoires…

Laurence et Charlotte surgissent.

Laurence qui crie : Oh my god !

Sophia : Pas si fort !

Maxime : Tu pourrais réveiller les fantômes !

Charlotte : Y a des fantômes, je le savais !

Renaud : Mais non, c’est une blague.

Sophia : Avançons, mais ne touchons à rien.

Les enfants avancent à tâtons.

Hubert : L’inconnu est un aimant qui nous attire. Un beau piège pour nous engloutir !

Camille : Je devine une autre porte au fond.

Haroun : Il y a une étrange manette ici.

Sophia : Non !

Haroun active la manette et on entend un son de porte qui ferme avec un mécanisme de verrouillage.

Haroun : Oups !

Noir.

Cris d’effroi des enfants, puis silence dans cette pièce de théâtre d’aventure.


Scène 7 : La lumière dans le noir

Narrateur : Noir, obscurité… L’œil de l’humain a la capacité d’adapter sa vision à la nuit… À la condition d’avoir une source de lumière… Dans les entrailles de la Terre, on ne distingue rien… Le néant.

Gémissements de peur des enfants.

Sophia qui s’éclaire le visage avec son téléphone portable : Du calme. Il ne faut surtout pas paniquer.

Charlotte : Mais, j’ai peur. On ne voit plus rien.

Laurence : Sophia a raison. Respire tranquillement et tiens ma main bien fort : inspire, expire…

Mehdi : Haroun, qu’est-ce qui t’as pris ?

Haroun : Ben… J’étais curieux de savoir à quoi servait cette manette.

Maxime : On le sait maintenant. Elle verrouille la porte d’entrée.

Renaud : Et ça ne fonctionne pas en sens inverse ?

Haroun : J’ai déjà essayé, mais on dirait que le système est cassé.

Hubert : Le piège s’est refermé ! Nous sommes prisonniers !

Charlotte : C’est de ta faute Haroun !

Camille : Ce n’est pas le temps de chercher un coupable, cherchons plutôt à nous en sortir.

Sophia : Venez près de moi.

Les enfants s’agglutinent autour d’elle. On sent beaucoup d’angoisse.

Sophia : Quelqu’un d’autre a un téléphone portable ou une source de lumière ?

Personne ne répond.

Mehdi : Tu peux appeler les secours avec ton portable ?

Sophia : Ça ne fonctionne pas; aucun réseau. Les murs de l’abri sont probablement trop épais.

Gédéon : Moi, j’ai Lunchy avec son lidar.

Renaud : Oui, il a la capacité de scanner la pièce et nous dire ce qu’on peut y trouver.

Sophia : Bonne idée !

Gédéon : Alors, j’essaie… Lunchy, est-ce que tu peux analyser la pièce avec ton lidar et nous révéler ce qu’elle contient ?

Lunchy : Bien sûr ! En passant, vous n’avez pas encore réclamé votre collation.

Gédéon réfléchit quelques instants.

Laurence : Il serait sage de garder des provisions.

Gédéon : Je vais attendre et prendre ma collation plus tard.

Les autres approuvent.

Lunchy : Comme vous voulez.

Gédéon : Analyse la pièce s’il te plait.

On entend un son de numérisation qui peut être accompagné d’un flash de lumière.

Lunchy : Cette pièce de 52 mètres cubes contient deux chaises, une table, trois armoires, un grand coffre et une seconde porte au fond.

Gédéon : Merci Lunchy !

Sophia : Maintenant, tournez-vous vers l’extérieur. Les mains en avant, avancez tranquillement vers les murs. Il faut repérer les trois armoires et le grand coffre afin de découvrir du matériel ou des indices qui pourraient nous aider.

Laurence : Par chance, tu es une experte des jeux d’évasion.

Maxime : Sauf que ce n’est plus un jeu. Nos vies en dépendent.

Sophia : Allez ! Tout le monde s’y met ! Avancez très tranquillement vers les murs et prenez soin de sonder le sol pour ne pas perdre pied.

En partant du centre, les enfants se dirigent donc vers les limites de la scène. On doit vraiment avoir l’impression qu’ils se meuvent comme des aveugles. Comme mentionné plus tôt, les décors peuvent simplement être suggérés en tout ou en partie.

Haroun : Ouch ! Je touche la table ici.

Maxime : J’arrive à une des armoires.

Sophia : Tu peux savoir ce qui se trouve à l’intérieur ?

Maxime : Je crois qu’il s’agit de vieux livres et de feuilles de notes; pas très utiles pour l’instant.

Camille : Le coffre ! J’y suis.

Elle l’ouvre.

Camille : Incroyable ! Des lampes torches (ou lampes de poche).

Elle en allume une.

Camille : Ça fonctionne !

Hubert : Qui l’eut cru ! La lumière fut !

Camille : Mon grand-père répétait toujours que les piles Volta surpassaient les marques les plus durables.

Pour obtenir la fin de l’histoire, achetez cette pièce de théâtre d’aventure

 

Tableau des répliques par scène et personnage de cette pièce de théâtre d’aventure.

Bien entendu, ce texte se termine sur une note positive comme toutes les pièces disponibles sur ce site. La finale mets l’accent sur des valeurs comme la solidarité et l’empathie. Voilà pourquoi c’est un texte idéal pour des ateliers en art dramatique. Nous pouvons également vous proposer d’autres textes du même type comme notre grand succès Orphelins à temps partiel qui a été présenté des centaines de fois à travers le monde tout le comme Le Parc-en-Ciel.

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

L’auteur a droit au respect de son œuvre. Elle ne peut être modifiée ou adaptée sans son consentement. Cependant, pour les textes du site Animagination vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation du genre d’un personnage, changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.

Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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