L’anniversaire d’Espoir

De Luc Boulanger

Résumé

Dans une société transformée par la transition écologique, Béatrice et Valentin réunissent leurs proches pour célébrer l’anniversaire de leur enfant, Espoir. Alors que la personne fêtée doit désormais offrir des cadeaux plutôt qu’en recevoir, le grand-père Max bouleverse la fête avec un présent venu d’une autre époque.

Un texte humoristique qui propose des valeurs avant-gardistes et inspire une réflexion sur notre mode de vie actuel.

Fiche technique

  • Style/Thème : Réflexion humoristique sur notre mode de vie
  • Lieu : Une table dans un appartement
  • Nombre de comédiens : 11
  • Durée : 20 min. (15 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans, 13 à 17 ans
  • Niveau : Débutant, Intermédiaire

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

L’anniversaire d’Espoir

Pièce de théâtre scolaire de Luc Boulanger

Résumé : Dans une société transformée par la transition écologique, Béatrice et Valentin réunissent leurs proches pour célébrer l’anniversaire de leur enfant, Espoir. Alors que la personne fêtée doit désormais offrir des cadeaux plutôt qu’en recevoir, le grand-père Max bouleverse la fête avec un présent venu d’une autre époque.

Les personnages
Béatrice : mère d’Espoir
Valentin : père d’Espoir
Espoir
Claire, parent
Ange, parent
Clément, enfant
Aurore, enfant
Félix, parent
Prudence, parent
Gaïa, enfant
Max

Décor suggéré : une table au centre avec des boîtes cadeaux, des assiettes, des bols et presque tout le nécessaire pour une réception d’anniversaire ; mais rien n’est jetable.

Cette pièce de théâtre scolaire est protégée par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises. 


Scène 1

Béatrice arrive en trombe et s’arrête net devant la table qu’elle observe attentivement quelques instants.

Béatrice pour elle-même : Est-ce que tout y est ?

Elle parcourt des yeux les objets sur la table.

Béatrice : Les serviettes de table ! Il manque les serviettes de table… Valentin !!!

Celui-ci ne donne aucune réponse.

Béatrice : Valentin !!!

Valentin en coulisse : Quoi ?

Béatrice : Est-ce que tu as nettoyé les serviettes de table ?

Valentin toujours en coulisse : J’entends rien !

Béatrice qui se penche pour toucher à son pied : Ah ! Ces souliers me font mal.

Elle en enlève un et repart aussitôt avec un pied déchaussé. Valentin arrive alors en boutonnant sa chemise. Il s’arrête devant la table.

Valentin : Béatrice ! Tu as nettoyé les serviettes de table ?

Béatrice en coulisse : Quoi ?

Valentin : Les serviettes de table !!!

Béatrice revient avec une sandale au pied et une autre à la main.

Béatrice en enfilant sa deuxième sandale : OUI, je t’avais demandé de les nettoyer.

Valentin : Mais c’est toi qui devais les nettoyer.

Béatrice : Ah non ! C’était ton tour, ta responsabilité ! C’est moi qui l’ai fait la dernière fois quand on a reçu tes collègues.

Valentin : Tu oublies le dîner avec les Dubois.

Béatrice : Désolé, mais c’était avant.

Valentin : TU te trompes !

Béatrice : Non. C’est TOI qui te trompes.

Espoir entre avec un panier sous le bras.

Espoir : Mes chers parents ! Pourquoi vous disputez-vous ?

Béatrice : Ton père a oublié de nettoyer les serviettes.

Valentin : Ta MÈRE a oublié de nettoyer les serviettes.

Espoir : Aucun souci. Je m’en suis occupée.

Elle leur montre le contenu de son panier qu’elle dépose sur la table.

Béatrice : Ouf ! Tu nous sauves. Je n’aurais pas voulu utiliser des serviettes en papier comme autrefois.

Valentin : Ma belle Espoir ! Qu’est-ce qu’on ferait sans toi ?

Espoir : Le monde ne peut pas vivre sans Espoir !

Valentin : Je l’adore celle-là !

Sonnerie de porte.

Béatrice : Déjà ! Je ne suis même pas prête.

Valentin : Finis de te préparer. Je vais les accueillir.

Béatrice : Avec cette tête-là ?

Valentin : Je n’en ai pas d’autres.

Espoir en riant : Tes cheveux. On dirait que tu t’es battu avec ton peigne.

Valentin : Tant que ça ?

Béatrice : Et ce fut un rude combat.

Espoir : Allez terminer votre toilette. Je vais gérer la porte.

Les deux autres acquiescent et déguerpissent aussitôt.


Scène 2 de cette pièce de théâtre scolaire

Espoir se dirige vers la porte ou simplement vers les coulisses.

Espoir : Bonjour ! Entrez !

Claire, Ange qui tient un bol et leurs deux enfants, Clément et Aurore, entrent et entourent affectueusement Espoir.

Claire : Oh ! Comme tu as grandi !

Espoir : Mais… On s’est vu la semaine dernière.

Claire : Je t’assure. Tu as grandi depuis.

Ange : Claire a le compas dans l’œil. Elle n’est pas architecte pour rien.

Claire avec un sourire complice : Rien ne m’échappe !

Ange qui va déposer le bol sur la table : Et voilà la salade que tes parents nous ont demandée.

Claire : J’ai calculé les portions au plus juste. Pas question de gaspillage.

Ange : Gaspiller ! Désolé, ce mot n’existe plus chez nous.

Félix qui met un pied dans la maison : Y a quelqu’un là-dedans ?

Espoir : Mais oui ! Entrez !

Ange : Félix ! Ne me dis pas que tu es venu tout seul ?

Félix : Pas vraiment, je suis suivi… Ces deux personnes sont constamment sur mes talons.

À ce moment, la conjointe de Félix, Prudence, ainsi que leur fille Gaïa apparaissent. Prudence tient un pichet. Tout ce beau monde se connaît bien. Alors on s’embrasse, on se fait des câlins.

Gaïa qui sort une petite boîte : Espoir, ça y est ! J’ai terminé !

Clément : Ton nouveau jeu coopératif ?

Gaïa : Ouais.

Aurore : Celui sur les forêts.

Gaïa : Oui. Sur la coopération végétale. Grâce à leurs racines, les arbres peuvent s’échanger des nutriments et même s’envoyer des signaux en cas d’attaques d’insectes.

Espoir : Tiens, ça me fait penser. Nos ruches sont enfin installées. Ça vous dit d’aller voir les abeilles.

Clément : J’en bourdonne d’envie !

Espoir : Alors, suivez-moi !

Tous les enfants partent en coup de vent. Fin de cette scène de pièce de théâtre scolaire.


Scène 3

Prudence : Comme ils s’amusent bien ensemble !

Claire : Ils sont vraiment le reflet de leur époque.

Félix à Claire : Et le boulot, comment ça va ?

Claire : On travaille sur un gros projet en ce moment.

Prudence qui tient toujours son pichet : Ah oui ?

Claire : La végétalisation de la tour Eiffel.

Prudence : Magnifique !

Ange : Il était temps. Le métal brut, c’est peu lourd.

Félix : Et toi Ange, rappelle-moi le titre de ton nouveau poste ?

Ange : Ingénieur en silence.

Claire : Le gouvernement a fait beaucoup de bruit quand il a annoncé la création de ce poste.

Félix : Une véritable onde de choc !

Ange : Les gens oublient à quel point la pollution sonore peut générer du stress et de l’anxiété.

Prudence : Depuis qu’on interdit les voitures en ville, c’est quand même plus calme.

Ange : Oui, mais l’activité urbaine produit encore beaucoup de sons perturbants. Il reste du travail.

Félix : Prudence, ma chérie. Tu peux déposer ton pichet sur la table.

Prudence : Mais oui. Où ai-je la tête ?

Maladroitement, Prudence dépose son pichet sur des ustensiles. Le pichet se renverse donc. Notez que nous sommes au théâtre, le pichet ne doit pas obligatoirement contenir du liquide.

Prudence : Oh ! La gaffe !

Les autres demeurent quelques instants stupéfaits. Claire est la première personne à réagir en ramassant le pichet.

Prudence : J’en ai mis partout.

Ange : Pas de souci, on va tout essuyer. Elle prend des serviettes dans le panier et essuie la table. Félix vient rapidement l’aider.

Prudence : Oh non ! J’avais préparé une bonne boisson à la lime et aux herbes.

Claire : Ben… Il reste un peu… Pour un verre ou deux.

Prudence : Je fais une bien piètre gestionnaire de l’eau.

Félix : Ne verse pas dans le cynisme, ma chérie.

Prudence : L’eau est devenue tellement précieuse après tous les excès du passé.

Ange : Un pichet en moins… Je pense que l’humanité va tenir le coup.

Prudence avec une touche de colère : Encore une fois, j’ai tout raté.

Félix : Bon, ça va… Évitons les débordements.

Béatrice et Valentin reviennent à ce moment.

Béatrice : Nous voilà enfin ! Désolé pour ce petit manquement aux règles de l’hospitalité.

Claire : Y a pas de soucis ! Espoir nous a accueillis chaleureusement.

Valentin qui regarde dans le panier : Il ne reste déjà plus de serviettes de table ?

Prudence : C’est ma faute ! J’ai renversé mon pichet sur la table. Il a fallu tout essuyer.

Félix : Du coup, il faudra se passer de notre boisson à la lime et aux herbes.

Ange : On peut sûrement remédier à cela.

Béatrice : Mais oui ! J’ai tout ce qu’il faut à la cuisine, venez.

Ils suivent Béatrice. On est content de se revoir, on se donne des bisous. Valentin ramasse les serviettes qu’il apporte avec le panier.


Scène 4 Pièce de théâtre scolaire

Espoir, Clément, Aurore et Gaïa qui a toujours avec elle sa boîte de jeu, reviennent.

Aurore : Tu n’as pas peur de te faire piquer par une abeille ?

Espoir : Ça m’est arrivé quelques fois. Mais heureusement, je ne suis pas allergique.

Clément : Ça doit faire mal.

Espoir : Encore plus à l’abeille. Quand elle arrache son dard, elle meurt.

Gaïa : Elle se sacrifie pour défendre sa communauté ; un geste héroïque.

Espoir : Parfois, je vais au milieu du jardin. J’étends mes bras et les abeilles viennent se poser sur moi par dizaines, peut-être même une centaine.

Aurore : Moi, je serais incapable.  Je suis beaucoup trop chatouilleuse.

Espoir : Il suffit de rester calme, de respirer tranquillement, d’entrer en communion avec le groupe.

Clément : Chez les abeilles, le groupe passe avant l’individu. Chez les humains, c’est souvent le contraire.

Gaïa : C’est étrange quand même. L’évolution a fait de l’humain un être individualiste… qui a besoin des autres pour survivre.

Espoir : On est condamnés à chercher un juste équilibre entre les deux.

Gaïa : Chez les arbres, on trouve le même dilemme. Chacun se bat pour avoir sa place au soleil, mais sous terre, les racines collaborent.

Aurore : La thématique de ton nouveau jeu.

Gaïa : Que j’ai d’ailleurs appelé « Mutualisme ».

Clément ironique : Un jeu de rôle végétal. Il va y avoir de l’action !

Gaïa : Plus que tu penses. Le défi, c’est de pousser le plus haut possible tout en partageant les nutriments du sol et en se protégeant des parasites et des intrus.

À ce moment, on entend un bruit dans les coulisses. Un objet vient de tomber.

Aurore : Qu’est-ce que c’était ? Un intrus ?

Clément : Gaïa, ton jeu est vraiment réaliste.

Espoir : Je vais peut-être devoir me sacrifier pour le groupe… Il y a quelqu’un ?

Petit silence. Puis, on entend des bouteilles qui se renversent. Un homme assez âgé apparaît.

Max : Désolé ! Je voulais créer la surprise en passant par la porte de derrière. Mais je me suis pris les pieds dans un ramassis de bouteilles.

Clément : Vous êtes resté coincé dans un embouteillage.

Max : Je ne croyais plus ça possible.

Aurore : Mais qui êtes-vous ?

Max : Celui qu’on attendait plus.

Gaïa : Dix personnes participent à la fête. Vous êtes la onzième ?

Max : Onze est un chiffre bien embêtant. Il est impair et ne se divise pas. C’est un solitaire.

Clément : De toute évidence, il sait faire son numéro.

Espoir : Je crois savoir qui vous êtes.

Max : Tu as bien changé depuis la dernière fois.

Espoir : Pourtant, je suis la même.

Max : Mais tu es à l’âge où l’on se transforme, l’âge où les chemins s’ouvrent devant toi.

Espoir : On évolue toute notre vie.

Aurore : Vous êtes bien mystérieux. On peut m’expliquer ce qui se passe ?

Béatrice et Valentin reviennent à ce moment, suivi des autres invités qui discutent entre eux.

Béatrice : Papa !

Tous les personnages se figent, et se regardent, surpris.

Pour obtenir la fin de l’histoire, achetez cette pièce de théâtre scolaire

 

Pièce de théâtre scolaire

Tableau des répliques par personnage et par scène de cette pièce de théâtre scolaire

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

L’auteur a droit au respect de son œuvre. Elle ne peut être modifiée ou adaptée sans son consentement. Cependant, pour les textes du site Animagination vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation du genre d’un personnage, changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.

Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

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