La république des gamins

De Luc Boulanger

Résumé

Fatigués d’être ignorés et considérés comme une quantité négligeable, des enfants partent manifester devant le Parlement. Par un étonnant concours de circonstances, ils se retrouvent à la tête du pays pour gouverner. Leur intense désir de réorganiser la société se heurte rapidement aux intrigues et aux manigances de la joute politique. Parviendront-ils à tirer leur épingle du jeu ?

Une réflexion sur la place des enfants dans le monde d’aujourd’hui, sur nos valeurs et un beau moment de théâtre plein d’humour, de candeur et de naïveté.

Fiche technique

  • Style/Thème : Une fable joyeusement utopique sur les priorités du monde actuel
  • Lieu : Cour d'école, Parlement, maison...
  • Nombre de comédiens : Entre 16 et 32
  • Durée : 60 min. (50 pages)
  • Âge : 8 à 13 ans, 13 à 17 ans
  • Niveau : Intermédiaire, Avancé

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Informations générales

Théâtre Animagination

Extrait de la pièce

La république des gamins

Un script de pièce de théâtre de Luc Boulanger

Les personnages

Constance
Léon
Océane
Hugo
Adrien, bras droit du premier ministre
Delphine, responsable des communications
Lucien Boucher, premier ministre

Pierrot
Alex
Directrice de l’école
Conseiller
Kristal, l’influenceuse
Père de Hugo
Claude Bavard
Magalie, l’entraîneuse de rugby
Stéphanie, mère de Constance
Josse Bogos
Fleur-Anne, la militante
Garde de sécurité un et deux
Animateur de foule un et deux
5 à 8 joueurs de ballon
3 journalistes au minimum

La pièce peut être jouée par une troupe de 16 à 32 personnes et même davantage.

Cette script de pièce de théâtre est protégée par les lois sur le droit d’auteur. Avant de le reproduire (le photocopier), le présenter devant public ou le publier sur papier ou de façon électronique, assurez-vous d’avoir les autorisations requises.

 

ACTE I

Tout au long de l’acte un, la scène est divisée en deux avec les actions des enfants du côté jardin et le bureau du gouvernement du côté cour.

Scène 1 : Mauvaise nouvelle (jardin)

Léon, Constance, Océane, Pierrot et Alex sont assis de façon disparate sur la butte. D’autres jeunes peuvent faire de la figuration.

Pierrot : Alors Léon, qu’est-ce que tu proposes ce soir.

Alex : On joue au loup-garou ?

Léon : J’ai imaginé un nouveau jeu qui peut ressembler au loup-garou. Je l’ai appelé les chevaliers du vaste monde.

Constance : Ça me plait. Tu as toujours beaucoup de talents pour inventer des jeux de rôle.

Léon : Le but est de trouver le traitre parmi une confrérie qui protège secrètement le monde.

Constance : Je hais les traitres. J’ai le pif pour les repérer.

Océane : L’ambiance de la butte me permet de me plonger facilement dans des activités mystérieuses.

Alex : On dirait que le lieu est rempli d’histoires, de fantômes.

Hugo arrive, un peu essoufflé.

Léon : Hugo, ça te tente de jouer à mon nouveau jeu ?

Hugo : Lorsque vous saurez ce que je sais, vous n’aurez plus le cœur à vous amuser.

Océane : C’est si grave ?

Hugo : Malheureusement oui.

Constance : Mais dis-nous.

Hugo : Mon père travaille pour une grande entreprise de télécom. Il a appris que le terrain où nous sommes présentement a été vendu pour y construire une méga-giga tour de transmission.

Océane : Quoi ?

Léon : Mais le terrain de la butte appartient à l’école. Ils ne peuvent pas l’acheter comme ça. Il faut des autorisations, consulter la population.

Hugo : Il semble que ce soit déjà entendu.

Pierrot : J’ai vu des travailleurs prendre des mesures sur le terrain cette semaine.

Constance : Voyons ! Ça n’a aucun sens. La butte est le repaire des jeunes depuis toujours.

Hugo : Pour émettre des ondes, c’est l’endroit parfait… selon mon père.

Océane : Moi, je commence déjà à émettre des ondes négatives.

Léon : Il va falloir valider l’information. Demain, on va poser la question à la directrice de l’école.

 

Scène 2 de ce script de pièce de théâtre : C’est du sport (cour)

Le premier ministre répète silencieusement un discours.

Adrien : Monsieur le premier Ministre ?

PM : Oui, Adrien !

Adrien : Je vous présente votre nouvelle responsable des communications : Delphine.

PM : Jérôme est parti. Je n’étais pas au courant.

Adrien : Désolé. J’ai oublié de vous avertir. Il a été recruté par un club de sport professionnel.

PM : Pour jouer ou s’occuper des coms ?

Adrien : Pour les coms, bien sûr.

PM : Les clubs de sport paient mieux que nous ?

Adrien : Malheureusement oui.

PM : Pourtant, travailler pour le premier ministre, c’est du sport.

Delphine : J’en suis certaine, Monsieur. Je suis très motivée.

Le premier ministre esquisse un sourire qui laisse deviner qu’il n’est pas tout à fait convaincu dans ce script de pièce de théâtre.

PM : Il va falloir être davantage que motivée. Cet après-midi, je dois inaugurer le premier d’une série de refuges pour personnes itinérantes que j’ai promis durant ma campagne.

Delphine : Facile !

Adrien : Sauf que les employés de ce refuge ont vu leurs conditions salariales réduites de 15%.

PM : Par des coupures que j’ai aussi promises durant ma campagne. Il faudra donc que je les rencontre, que je les confronte.

Delphine : Vous allez voir, j’ai de belles idées audacieuses.

 

Scène 3 : Madame la Directrice (jardin)

Constance, Léon et Océane attendent. La directrice arrive.

Constance : Madame la Directrice, je sais que vous êtes très occupée, mais nous aurions une question très importante.

Directrice un peu agacée : Je vous écoute les enfants.

Léon : Une rumeur raconte que la butte a été vendue à une entreprise de télécom.

Océane : C’est vrai ?

Directrice : Je ne peux rien vous dire à ce sujet.

Léon : Donc, c’est vrai. Sinon, vous auriez démenti tout de suite.

Directrice : Ça va être annoncé bientôt. Je ne peux pas vous donner de détails.

Constance : On m’a élue présidente de l’école et je n’ai même pas été consultée.

Directrice : Je n’ai pas été consultée moi-même.

Océane : Qui a pris cette décision ?

Directrice : Cela vient probablement du Conseil régional. Je suis désolée.

Constance : La butte a une grande valeur aux yeux des enfants du quartier.

Directrice : Elle a aussi une grande valeur marchande. Pour un système d’éducation qui manque cruellement d’argent, ça compte aussi.

Léon : Comment peut-on intervenir ?

Directrice : J’ai bien peur qu’il ne soit trop tard.

Océane : On peut parler à ce Conseil régional ?

Directrice : Vous pouvez bien essayer. Moi, je suis débordée. Bonne chance !

La directrice part et les trois enfants se regardent un peu décontenancés.

 

Scène 4 de ce script de pièce de théâtre : Toutougoutchi (cour)

Adrien : Finalement, ça s’est bien passé.

PM : La stratégie de Delphine de m’entourer d’itinérants était astucieuse.

Delphine en pitonnant sur son téléphone portable : Pour les manifestants, ça devenait malaisant d’intervenir.

Adrien : Maintenant, il faudra faire face à un autre groupe de grévistes.

PM : Lesquels ?

Adrien : Des syndicats de pêcheurs bloquent des routes parce qu’on a diminué les quotas de poissons.

PM : On n’a pas le choix, il faut protéger la ressource.

Adrien : Dans l’immédiat, cela a beaucoup d’impact sur les revenus des pêcheurs.

PM à Delphine : Vous avez une autre idée astucieuse ?

Delphine ne répond pas. Elle est absorbée par son portable.

Adrien : Delphine, tu es avec nous ?

Delphine : Ah ! Pardon ! Je dois nourrir mon Toutougoutchi.

PM : Un quoi ?

Delphine : Un Toutougoutchi. C’est un animal virtuel dont il faut prendre soin.

Elle montre son écran au PM.

PM : On ne vous paie pas pour jouer à des jeux vidéo.

Delphine : Ce n’est pas un jeu. Ça ne sert à rien, mais ça m’aide à me concentrer.

Adrien : On a des problèmes plus urgents.

Delphine : Il suffit de faire diversion. Ces pêcheurs gagnent bien leur vie. Il faut s’arranger pour que les médias présentent un reportage sur leurs belles demeures.

Adrien : Et on annonce la construction d’un pont dans la région touchée par les barrages routiers.

PM : J’achète !

 

Scène 5 : Conseil régional de l’éducation (jardin)

Conseiller : Quel plaisir de vous accueillir au Conseil régional de l’Éducation. Nous ne recevons pas souvent d’élèves… Mais vous auriez dû prendre rendez-vous.

Océane : C’est pressant. Pas question d’attendre trois mois pour une audience.

Constance : Nous voulons savoir pourquoi la butte en arrière de notre école a été vendue.

Conseiller : En fait, elle n’a pas été vendue, elle a été louée. Voilà toute l’intelligence de cette transaction. L’entreprise va nous verser des montants chaque année. Vous et votre école allez en bénéficier.

Léon : Personne n’a été consulté.

Conseiller : Certaines opportunités commandent des décisions rapides.

Océane : Mais notre environnement est touché. La superficie de la cour d’école sera diminuée.

Conseiller : Au demeurant, ce n’est qu’une vulgaire butte de terre, un terrain vague.

Constance : Pour nous, c’est un milieu de vie.

Léon : Savez-vous que c’est le seul endroit en ville où on peut voir le soleil se coucher ?

Conseiller peu impressionné : Ah bon !

Léon : Embrasser l’horizon, c’est important. Ça permet de voir loin, de prendre des décisions éclairées.

Océane : Difficile de comprendre ce qui se passe sur le terrain à partir du 28e étage d’une tour avec une fenêtre qui donne sur un mur de béton.

Conseiller : Des modules de jeux seront construits dans votre cour d’école.

Constance : On ne veut pas de modules de jeux, on veut notre espace de liberté.

Conseiller : Quoi qu’il en soit, la décision ne relève pas de moi. Ça vient d’en haut.

Léon : Il y a combien de paliers à votre édifice ?

Océane : Combien de marches il faut gravir pour parvenir à l’incompétence ultime ?

Conseiller : Les contrats sont signés. Il est trop tard.

Léon : On va les faire annuler. La procédure n’a pas été respectée.

Océane : S’il le faut, on va remonter jusqu’en haut.

Constance : Jusqu’au premier ministre !

Ils quittent subitement. Le conseiller pousse un soupir de frustration. Fin de la scène de ce script de pièce de théâtre.

 

Scène 6 de ce script de pièce de théâtre : Une autre grève (cour)

PM : La diversion avec les pêcheurs a l’air de fonctionner.

Adrien : Par contre, j’ai une mauvaise nouvelle.

PM : Une autre grève, je suppose.

Adrien : La grève des retraités.

PM : La grève des retraités, c’est pas possible !

Adrien : Votre gouvernement a aussi coupé 15% de leurs pensions, alors ils sont en colère.

PM ironique : Que font des retraités en grève, ils retournent au bureau ?

Delphine les yeux rivés sur son portable : En fait, ils manifestent. Mais pour se solidariser avec les autres mouvements du même type, ils appellent ça une grève.

PM : Parce qu’il va y en avoir d’autres.

Adrien : Les employés du chemin de fer planifient de paralyser le réseau de trains.

PM : Ça déraille complètement !

Delphine : Faut surtout pas dramatiser.

PM : Les gens veulent qu’on coupe dans les dépenses, mais pas dans les services, ni dans les salaires, ni dans les infrastructures.

Adrien : C’est certain que la hausse de salaire que les députés se sont votée ne passe pas très bien.

PM : On est moins bien payés que les médecins, les avocats et les athlètes professionnels.

Delphine : Le moment n’était pas idéal.

PM : Vous avez une idée astucieuse pour régler tout ça ?

Delphine : On y travaille, on y travaille.

 

Scène 7 de ce script de pièce de théâtre : La pétition (jardin)

Océane : Les adultes se fichent des enfants.

Constance : Il ne faut pas généraliser Océane, c’est plutôt le système qu’il faut accuser.

Léon : La société devient de plus en plus complexe et centralisée. Les individus n’ont plus de prise sur les décisions.

Alex : Hugo, peut-être que ton père peut intervenir.

Hugo : Mon père est ingénieur pour la compagnie, pas directeur, ni propriétaire.

Léon : En groupe, on peut avoir un certain poids.

Pierrot : Qu’est-ce que tu veux dire ?

Léon : Par exemple, on peut organiser une pétition, des manifestations.

Constance : Une pétition, oui !

Hugo : Il existe une plateforme web où on peut facilement mettre sur pied une pétition et la diffuser.

Océane : Il suffirait de sensibiliser les élèves de l’école, les parents, les enseignants, les anciens élèves, la population du quartier !

Alex : Ça va fonctionner, c’est sûr !

Léon : Il s’agit d’un moyen démocratique très efficace.

Constance : Parfait ! Qui s’occupe de lancer la pétition ?

Hugo : Je me débrouille bien sur internet.

Léon : Je peux t’aider.

Constance : Océane et moi, on va informer les élèves et les adultes. On va les inciter à signer la pétition.

Océane : Prête pour la mission !

Constance : Notre but, c’est sauver la butte !

 

Scène 8 de ce script de pièce de théâtre : Mots de tête (cour)

Le premier ministre a la tête dans son journal.

Adrien qui tient une liasse de papier : Monsieur Boucher !

Le PM qui ferme avec fracas son journal : Personne n’apprécie mon travail !

Delphine : C’est normal ! Vous êtes au sommet de la pyramide.

PM : Tous les chroniqueurs et les commentateurs politiques savent mieux diriger que moi. Certains pensent que nous aurions dû couper les salaires de 10%, d’autres auraient préféré 20%. Je suis trop sévère, pas assez sévère. Tous des gérants d’estrade !

Delphine : Ne lisez plus les journaux ni les réseaux sociaux. Sinon, maux de tête garantis.

Adrien : Nous avons déjà une équipe de spécialistes qui épluchent les médias pour vous.

PM : Vous avez raison. J’ai déjà trop de mots dans la tête.

Adrien : Je voulais vous présenter cette pétition.

PM : Encore des gens qui se plaignent.

Adrien : Oui, mais intéressant. Il s’agit d’enfants d’une école qui se mobilisent contre la construction d’une tour de communication au fond de leur cour.

PM : Plutôt anecdotique !

Delphine : Il y a un beau potentiel dans cette histoire.

PM : Je ne veux pas intervenir auprès du ministre de l’Éducation. J’ai déjà assez de soucis et il doit bien savoir comment gérer cette problématique.

Adrien : Vous êtes certain ? Nous pourrions utiliser cette situation pour redorer votre image et vous donner un nouvel élan.

PM : J’ai surtout besoin de vacances, de prendre mon élan vers le Sud !

Delphine : Ça risque d’être difficile. Les pilotes d’avion préparent la grève.

PM : Pas vrai ! Je crois que je vais avoir une migraine d’enfer.

Adrien : On fait quoi avec la pétition des enfants.

PM : Mettez-la sur mon bureau, sur la pile.

 

Scène 9 : Le monstre de la bureaucratie (jardin)

Léon, Constance, Océane, Hugo, Pierrot et Alex sont de nouveau réunis sur la butte. D’autres jeunes peuvent faire de la figuration.

Alex : Et alors ?

Hugo : Alors quoi ?

Alex : Des nouvelles pour la pétition ?

Constance : Silence radio.

Océane : Ça ne me surprend pas.

Léon : Notre pétition s’est sûrement ramassée sur une pile de dossiers dans un bureau perdu.

Océane : Les enfants ne font plus partie de l’équation. On est devenu une quantité négligeable.

Léon : Le système s’est transformé en gros monstre de bureaucratie, de procédures, de règlementations.

Océane : T’as raison. Pour les changements climatiques, on organise d’immenses congrès où les participants se rendent en avion pour négocier des normes environnementales qui vont être appliquées dans cinquante ans. Alors qu’il faut agir tout de suite.

Constance : Aberrant !

Hugo : L’été passé, on n’a pas eu de vacances parce que mon père a dépensé tout son argent en jouant au poker sur internet.

Alex : Moi, mon plus grand souhait serait d’avoir de vraies vacances, c’est-à-dire du temps libre. Je passe toute ma vie à l’école, au service de garde ou au camp de jour.

Léon : Comme les enfants d’autrefois qui flânaient, jouaient au ballon, se promenaient à la bicyclette à leur guise.

Pierrot : Moi, je rêve d’un monde où on pourrait manger des friandises à l’infini.

Cette réplique provoque le rire de tous dans ce script de pièce de théâtre.

Hugo : Le royaume rêvé pour les dentistes.

Alex : J’ai l’impression qu’on va devoir dire adieu à notre butte.

Constance : Attention ! Il ne faut pas se laisser aller au désespoir. Enfants du monde, unissons-nous !

Léon : Qu’est-ce que tu proposes ?

Constance : Tu l’as dit toi-même, il existe des moyens démocratiques, comme les pétitions et… les manifestations.

Océane : Oui, une manifestation !

Constance : Rassemblons tous les enfants volontaires et allons discuter de notre pétition avec le premier ministre lui-même.

Hugo : Bonne idée, on va lancer un appel sur les réseaux sociaux. Vendredi prochain, manifestation monstre des enfants devant le parlement.

Pierrot : Ça ne fonctionnera jamais.

Constance : Nous n’avons rien à perdre. Allez les chevaliers du vaste monde, nous partons combattre le dragon bureaucratique !

 

Scène 10 de ce script de pièce de théâtre : Situation critique (cour)

Le premier ministre regarde une revue.

Adrien : Monsieur, il va falloir prendre une décision.

PM : Oui, j’hésite entre le Mexique, la Jamaïque ou la Martinique. L’important, c’est d’être sous les Tropiques.

Adrien : Moi, je cause davantage de politique et de votre conférence de presse

PM : Une autre conférence où je vais me faire assommer par les questions des journalistes.

Delphine : Il suffit d’être bien préparé. C’est votre métier.

PM : Dur métier !

Deux gardes de sécurité entrent à ce moment.

Garde un : Désolé de faire irruption dans votre bureau, Monsieur Boucher.

Garde deux : Oui, pardon. Nous devons vous protéger.

PM : Qu’est-ce qui se passe ? On est attaqué !

Garde un : Des centaines d’enfants sont massés devant le parlement.

Garde deux : Ils essaient d’entrer dans l’édifice.

PM : Arrêtez-les !

Garde un : Notre personnel hésite à intervenir sur des gamins.

Garde deux : Ils sont beaucoup.

PM : Vous êtes des professionnels, trouvez un moyen d’intervention.

Garde un : Justement, on aimerait discuter des coupures de 15% de nos salaires.

Garde deux : Ça affecte beaucoup le moral des troupes.

PM : Si vous parvenez à repousser cette émeute, on pourra en parler ensuite. Allez !

Garde un : Entendu.

Garde deux : On va faire tout notre possible.

Les deux gardes se déplacent vers le côté jardin.

PM : Si ça continue, je vais devoir m’en occuper personnellement.

Delphine : Peut-être que vous devriez…

 

Scène 11 : Stop (jardin)

Les deux gardes de sécurité se retrouvent donc du côté jardin.

Garde un : Il n’est pas vraiment sympathique le premier ministre.

Garde deux : Pas surprenant que sa cote de popularité soit au plus bas.

Garde un : Il paraît mieux à la télévision, je trouve.

Constance, Léon, Océane et tous les enfants surgissent devant les deux gardes. Ils sont costumés en superhéros et en chevaliers.

Garde deux : Stop ! Vous n’avez pas le droit d’être ici !

Constance : Nous sommes dans la maison du peuple, nous sommes chez nous.

Garde un : Vous n’avez pas d’autorisation.

Garde deux : Retournez vous assir sur les bancs d’école.

Océane : Vous ne savez pas parler.  C’est vous qui devriez retourner vous « asseoir » sur les bancs d’école.

Léon : Nous désirons nous adresser au premier ministre Lucien Boucher.

Garde un : On ne vous laissera pas passer.

Constance fait signe aux autres enfants qui aussitôt lancent des balles et des projectiles en mousse vers les gardes.

Garde deux : Aïe ! Attention !

Deux enfants viennent jeter un filet sur les gardes dans ce script de pièce de théâtre.

Constance : On n’a pas besoin de votre autorisation.

Les enfants passent devant les gardes qui se démènent dans le filet.

 

Scène 12 de ce script de pièce de théâtre : Jeu de rôle (cour)

Les enfants arrivent donc du côté cour dans le bureau du premier ministre.

Océane : À l’abordage.

PM qui se retourne : Mais que signifie cette mascarade ? Ce n’est pas l’Halloween.

Constance : C’est vrai. D’ailleurs, on vient chercher davantage que des petits bonbons.

Pierrot : Mais si vous en avez, on va en prendre.

Les deux gardes reviennent toujours pris dans le filet.

Garde un : Excusez-nous, monsieur.

Garde deux : On a été débordé.

PM : Ça va. Nous gérons.

Léon : Nous désirons seulement être entendus.

Delphine : Et on va vous écouter. Quel message portez-vous ?

Constance : D’abord, on voudrait savoir pourquoi nous n’avons pas été consultés à propos de la construction d’une tour de transmission dans notre cour d’école.

Adrien qui regarde le premier ministre de façon persuasive : Je me souviens très bien. Nous en avons discuté sérieusement avec le premier ministre, n’est-ce pas ?

PM : Eh… Oui ! On pourrait sûrement trouver un autre terrain. En fait, un terrain d’entente.

Océane : Nous voulons aussi discuter de la situation climatique, de la décentralisation, des horaires trop serrés, du temps libre…

Adrien : Une chose à la fois.

Delphine : Avant d’aller plus loin, j’aimerais m’entretenir en privé avec le premier ministre et son bras droit. Vous nous le permettez ?

Les enfants se regardent en haussant les épaules.

Léon : Bien sûr.

Adrien : Merci.

Delphine, Adrien et le premier ministre traversent donc du côté jardin.

Delphine : Je crois que j’ai une autre belle idée audacieuse.

PM : Ouais…

Delphine : Vous avez le goût de prendre deux semaines de vacances et ces gamins veulent changer le monde.

Adrien : J’ai peur de lire dans vos pensées.

Delphine : Offrons à ces enfants l’opportunité de leurs rêves. Pendant votre absence dans le sud, ils gouverneront la nation.

PM : Mais ça ne va pas.

Delphine : Ça ne sera qu’en surface. Adrien et moi, on reste ici pour assurer une surveillance.

Adrien : En deux semaines, ils n’auront pas le temps d’adopter de loi ou de changer quoi que ce soit.

Delphine : Vous allez sûrement revenir en sauveur.

PM : Je ne suis pas vraiment à l’aise.

Delphine : Faites-moi confiance. Mes solutions créatives ont toujours fonctionné et songez aux deux semaines de tranquillité qui vous attendent.

PM qui hésite un peu : Eh… Bon, pourquoi pas. Au point où nous en sommes…

Adrien : Excellent !

Ils retournent précipitamment dans le bureau.

Adrien : Les enfants, nous avons une proposition incroyable à vous soumettre.

Alex : On a hâte de l’entendre.

Delphine : Ce sera du jamais vu.

Elle regarde vers le PM et lui fait un signe de tête. Script de pièce de théâtre.

PM : Nous vous offrons la possibilité de me remplacer durant mes deux semaines de vacances.

Constance : Vous remplacer comme premier ministre ?

PM : Oui !

Léon : Mais nous ne sommes que des enfants.

Delphine : Voilà toute la beauté de cette proposition. Vous aurez la chance d’agir sur votre avenir.

Océane : Comme sur la situation climatique, par exemple.

Adrien : Absolument !

Léon : Ça serait comme un jeu de rôle, mais en vrai.

PM : Qu’est-ce que vous en dites ?

Constance qui échange des regards d’approbation avec ses deux amis : C’est très tentant ! Il faudrait qu’on en parle avec nos parents, nos enseignants.

Delphine : Prenez le temps qu’il vous faut. On pourra s’occuper des permissions pour l’école et tout ce que cela implique.

Océane : Ça va fonctionner, je suis certaine.

PM : On met donc le projet en branle. Moi, je vais tout de suite réserver mon forfait de vacances.

Il se tourne vers Adrien.

PM : Les bateaux de croisière ne sont pas en grève toujours ?

Adrien : Pas à ce que je sache.

PM à Delphine : Et vous m’installerez un toutou virtuel sur mon portable.

Delphine : Si vous voulez.

PM enthousiaste : Nous allons écrire une page d’histoire !

ACTE II

 

Scène 13 : conférence de presse

Un journaliste qui s’adresse au public en tenant un micro : Quelle époque formidable nous vivons. Vous pensiez avoir tout vu. Eh bien non. Des enfants dirigent maintenant notre pays. Certains craignaient l’anarchie… Pour l’instant, rien de tel. Le triumvirat au pouvoir semble maîtriser parfaitement la situation.

Animateur de foule un : Mesdames et Messieurs, veuillez vous lever pour accueillir la première ministre, Constance Desroches.

Les deux animateurs de foule encouragent les applaudissements. Entrée de Constance, accompagnée de Léon et Océane. Les deux gardes du corps, qui portent maintenant des lunettes fumées, les encadrent.

Constance qui s’installe à un lutrin : Merci. Tout ce protocole me rend mal à l’aise.

À l’invitation des animateurs de foule, le public se rassied dans ce script de pièce de théâtre.

Constance : En tant que première ministre désignée, j’ai l’honneur de vous annoncer le dépôt de notre première loi : la loi sur les temps libres et les récréations. Je cède la parole à notre ministre de la Réorganisation pour les détails.

Léon qui prend place à côté de Constance : Après consultation de la population, un constat s’impose : enfants comme adultes souffrent d’un manque chronique de temps libre.

Un journaliste : La rumeur court que vous allez instaurer une récréation obligatoire, matin et après-midi, pour tous les citoyens. C’est fondé ?

Constance : La rumeur est exacte. Préparez-vous à redécouvrir le plaisir du jeu !

Un journaliste : On ne risque pas une perte de productivité nationale ?

Léon : Des études rigoureuses prouvent le contraire. Les pauses ludiques augmentent la productivité. On récupère largement le temps « perdu » grâce à une efficacité et une créativité accrues.

Un journaliste : Vous voulez également limiter le temps d’encadrement des enfants.

Léon : Oui, de nombreux jeunes se plaignent de voir leur vie entièrement programmée entre l’école, le service de garde et les camps de jour. Ils réclament du temps libre, non structuré, pour simplement… chiller.

Constance : J’en profite pour remercier les étudiants en sciences politiques de l’université qui ont travaillé sans relâche pour accélérer le dépôt de cette loi.

Océane qui se fraie une place au micro : Même si la loi n’est pas encore officiellement votée, nous l’appliquerons dès maintenant au Parlement. Au programme de notre pause de demain : une partie de ballon.

Un journaliste : Les mouvements de grève se sont apaisés. Comment avez-vous réussi à convaincre tous ces groupes mécontents ?

Léon : Notre approche est simple. Personne n’aime subir des coupures sans discussion ni négociation. Nous avons donc proposé aux groupes concernés des états généraux où chaque groupe pourra présenter ses propres solutions d’économies.

Constance : Je vous rappelle les trois piliers de notre gouvernement : respect, honnêteté et décentralisation.

Un journaliste : Pensez-vous que le premier ministre Boucher maintiendra ces consultations à son retour ?

Léon : Le processus sera déjà bien engagé. Nous espérons qu’il ne fera pas marche arrière.

Océane : Concernant l’environnement, des initiatives sont en cours. Attendez-vous à des annonces importantes très prochainement.

Un journaliste : Vu votre bilan impressionnant, envisagez-vous de prolonger votre mandat ?

Constance : Nous allons respecter l’entente initiale. Merci. La conférence est terminée.

Constance et son entourage sortent rapidement.

 

Scène 14 de ce script de pièce de théâtre : La bonne vieille politique

Adrien et Delphine qui ont assisté à la conférence en retrait.

Adrien : Incroyable ! Nous n’en sommes qu’au jour quatre et ils ont déjà déposé une loi.

Delphine en soignant son animal virtuel : Ouais. Je me demande bien qui les a mis en contact avec les étudiants de l’université.

Adrien : En plus, ils ont réussi à apaiser les grévistes. Notre plan ne fonctionne pas.

Delphine : La chute ne sera que plus brutale.

Adrien : Tu as une stratégie pour les faire tomber de leur piédestal ?

Delphine : Il suffit de les pousser vers des zones glissantes, de les distraire de leurs objectifs, de semer la discorde dans leur équipe.

Adrien : La bonne vieille politique quoi !

Delphine : Exactement. Tu devrais savoir comment t’y prendre.

Adrien : Tu as raison. Je pourrais faire courir le bruit que le premier ministre Boucher ne respectera pas les engagements pris auprès des grévistes.

Delphine : Oui… Et la question de l’environnement est toujours une bombe à retardement, propice aux controverses.

Adrien : Il y a sûrement des mécontents dans leur équipe. Il faut trouver la faille… et l’exploiter.

Delphine qui parle à son écran : Maman doit te laisser.

Elle range son portable.

Adrien : Tu as toujours une longueur d’avance avec tes belles idées audacieuses.
Delphine avec un sourire malin : L’instinct de survie mon cher. Les ministres passent, mais nous, on reste.

Scène 15 : Récréation

Note de mise en scène : Le vocabulaire des influenceurs évolue constamment. Les expressions peuvent être adaptées selon la région et l’époque de la représentation.

Une zone de tournage. Kristal est face caméra, style vlog.

Kristal avec un enthousiasme exagéré : Hey la team ! C’est votre girl Kristal ! Back avec du contenu totalement crazy ! Avant de commencer, grosse dédicace à notre sponsor du jour : les supers produits CIEL, les huiles essentielles vraiment essentielle ! No cap, ces huiles sont literally life-changing ! Je suis on top grâce à elles, et vous aussi vous pouvez être that girl !

Elle fait un clin d’œil au public.

Kristal : Aujourd’hui, contenu exclusif : j’ai capté la toute première récréation officielle des parlementaires ! Pour ceux qui sleep sous un rocher, la république des gamins a imposé deux récréations par jour. Et c’était du lourd ! Les ministres et députés ont organisé un match de ballon. Let me show you, quelques photos que j’ai prises by myself.

Une équipe de cinq à huit comédiens et comédiennes vont prendre différentes pauses fixes qui correspondent aux descriptions des photos de l’influenceuse. Ils peuvent porter des dossards d’équipe. Ils n’ont pas besoin de mimer le jeu entre les pauses fixes.

Kristal : Ok, c’est la guerre ! Deux équipes se lancent dans l’arène : d’un côté, la team pouvoir, et de l’autre, l’opposition qui est carrément unie. Ouais, vous avez bien entendu, unie. Premier moment de folie : les capitaines qui se serrent la main avant de commencer. Mais attention, j’vous préviens, faut garder un œil sur les détails… Spoiler alert : ça risque de chauffer !

Photo 1 : Les capitaines au centre, poignée de main officielle, doigts croisés dans le dos, regards de défi.

Kristal : Même pas le temps d’entendre le coup de sifflet que le parti au pouvoir se barre avec le ballon. Le ministre de l’Agriculture reçoit une passe et BAAAAM, il se vautre comme jamais. Littéralement, le terrain est labouré ! Iconic fail !

Photo 2 : Le ministre de l’Agriculture face contre terre, un adversaire lui tenant les jambes. Les autres joueurs en mode choc, mains sur la tête.

Kristal : L’opposition en a profité pour contre-attaquer et a déjoué facilement la ministre de la Défense. La ministre de la Défense ? Zéro skill de défense ! Et le ministre de l’Économie dans les buts ? Budget défense = 0 !

Photo 3 : Des joueurs célèbrent le but pendant que l’équipe adverse est consternée.

Kristal : Et là, la ministre de la Justice arrive en mode « Objection, monsieur l’arbitre ! Hors-jeu ! » Mais guess what ? L’arbitre a dit nope, but validé ! Ouuuuh, ça pique !

Photo 4 : Une joueuse est enragée devant l’arbitre qui l’écoute les bras croisés en signe de refus. L’équipe adverse continue de festoyer.

Kristal : OMG guys, gros drama ! Le ministre de la Santé a fait un malaise en plein match. Genre, il a fini sur une civière ! Et tenez-vous bien… il attend toujours aux urgences. Not even kidding, c’est du sérieux !

Photo 5 : Un joueur est transporté par deux coéquipiers. Les autres observent avec inquiétude.

Kristal : À la reprise, big brain move du ministre des Affaires étrangères ! Le gars sort un 200 IQ play, genre mastermind, et traverse les lignes ennemies comme si c’était easy. Respect, franchement !

Photo 6 : Le porteur du ballon traverse un mur de joueurs ayant des postures vaguement militaires ou douanières.

Kristal : Alors, le ministre des Affaires étrangères fait une passe à la ministre du Tourisme… qui commence à voyager avec le ballon partout sur le terrain. Mais genre, elle sait même pas où aller ! GPS en panne, clairement !

Photo 7 : L’opposition est sur la défensive devant le but, alors que la ministre du Tourisme semble se diriger dans la mauvaise direction. Des joueurs de son équipe lui indiquent où est le but adverse. Script de pièce de théâtre.

Kristal : ATTENDEZ, ATTENDEZ ! Plot twist de l’année ! Le gars du parti communiste prend le ballon… et BOUM, il marque contre son propre camp. C’est pas un bug, c’est réel !

Photo 8 : Les joueurs du parti au pouvoir soulèvent le membre du parti communiste. Les joueurs de l’opposition ont le front au sol et frappent sur le terrain.

 Kristal : Du coup, le gars du parti communiste, il se fait interviewer par un journaliste et sort la giga excuse : « C’était pour l’équité, guys ! La récré touchait à sa fin. » Genre, il a zéro regret.

 Photo 9 : Un journaliste interview le membre du parti communiste. L’opposition le regarde de travers alors que le pouvoir rigole.

Kristal : Vibe check final : tout le monde était wholesome ! Time for a legendary selfie !

Les joueurs se rassemblent autour de Kristal qui s’offre un selfie avec eux.

Kristal : Et voilà la team ! N’oubliez pas de smash le bouton follow, activez la notif bell, et utilisez mon code promo « KRISTAL » pour -10% sur les huiles CIEL ! Je vous love tellement ! Peace out !

Pour obtenir la fin de l’histoire, achetez ce script de pièce de théâtre

 

Tableau des répliques république

Tableau des répliques par personnage et par scène de ce script de pièce de théâtre

Je travaille pour une école du Québec

Les écoles publiques et privées qui relèvent du ministère de l’Éducation du Québec peuvent obtenir les textes de théâtre sans frais grâce à un programme de droits de reprographie géré par Copibec.

Il faut une adresse courriel officielle d’un centre de service scolaire ou d’une école privée pour profiter de ce programme. Les élèves ne peuvent demander directement un texte.

Le nombre de pièces auxquelles vous avez droit annuellement peut être limité.

Chaque demande est analysée et vérifiée. Nous tentons de répondre dans un délai de deux jours ouvrables.

Je veux comprendre le droit d’auteur

Il faut d’abord savoir que le droit d’auteur est multiple.

Le droit de reprographie

Lorsque vous distribuez un texte à des comédiens et comédiennes, que ce soit de façon imprimée ou électronique, vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur et payer des droits. En achetant un texte sur notre site Animagination, vous obtenez automatiquement l’autorisation et les droits, mais pour un projet unique. Le projet doit se réaliser dans un contexte amateur ou scolaire. Pour le domaine professionnel, il faut plutôt s’entendre avec l’auteur.

Notez que la procédure est différente pour les écoles du Québec. Consulter la section Je travaille pour une école du Québec.

Le droit de représentation

Que la ou les représentations soient gratuites ou qu’il y ait des droits d’entrée, vous devez vous procurer des droits de représentation pour respecter le droit d’auteur. Il n’existe que deux types d’exception : dans un milieu éducatif où l’audience est composée uniquement d’élèves (aucun parent) et à l’intérieur d’une cellule familiale où aucun étranger n’est invité.

Sur le site Animagination, vous pouvez vous procurer les droits de représentation lors de l’achat du texte ou revenir plus tard lorsque la ou les dates de représentation sont déterminées. Il est fortement conseillé de vous procurer ces droits avant les représentations.

Rappelez-vous que les droits d’auteur sont les seuls revenus de l’écrivain. C’est ce qui lui permet de continuer à écrire de belles histoires pour les jeunes.

Le droit moral

L’auteur a droit au respect de son œuvre. Elle ne peut être modifiée ou adaptée sans son consentement. Cependant, pour les textes du site Animagination vous n’avez pas besoin d’autorisation pour les modifications suivantes : changement d’un nom de lieu, transformation du genre d’un personnage, changement d’une expression qui n’est pas commune à l’endroit où la pièce est présentée. Aussitôt que vous transformez complètement une réplique, vous devez communiquer avec l’auteur.

Pour plus de détails, consultez notre Foire aux questions au bas de chaque page de la section Textes de théâtre.

Ce texte est fortement inspiré d’un feuillet d’information de la Société québécoise des auteurs et autrices dramatiques (SoQAD).

Théâtre Animagination
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